16 avril 2009
Épopée trifluvienne
La saison 2008-2009 de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières se conclura le samedi 2 mai 2009 à 20 h par le majestueux concert Épopée trifluvienne, qui réunira plus de 300 interprètes à la Cathédrale de Trois-Rivières. Lors de ce concert commémorant les 375 ans d’histoire de Trois-Rivières, maestro Jacques Lacombe dirigera la création mondiale d’Épopée trifluvienne du compositeur Gilles Rioux et la sublime Deuxième Symphonie de Mahler. Ce programme permettra d’apprécier la virtuosité de la soprano Marielle Fortier-Landry, de la mezzo Mireille Lebel, de l’organiste Gilles Rioux, ainsi que des Petits Chanteurs de Trois-Rivières, des Petits Chanteurs de la Maîtrise du Cap, de L’Orphéon de Trois-Rivières, de Pro Musica et de l’Ensemble vocal de l’UQTR.
Ce concert est présenté par les fêtes du 375e anniversaire de Trois-Rivières
en collaboration avec le Diocèse de Trois-Rivières
> Programme
Épopée trifluvienne
Série Grands concerts
Samedi 2 mai 2009 à 20 h
Cathédrale de Trois-Rivières (362, rue Bonaventure)
Orchestre symphonique de Trois-Rivières
Jacques Lacombe, chef d’orchestre
Marielle Fortier-Landry, soprano • Mireille Lebel, mezzo • Gilles Rioux, orgue
Les Petits Chanteurs de Trois-Rivières • Les Petits Chanteurs de la Maîtrise du Cap
L’Orphéon de Trois-Rivières • Pro Musica • Ensemble vocal de l’UQTR
Gilles Rioux Épopée trifluvienne
Gustav Mahler Symphonie no 2 en ut mineur, « Résurrection »
> Remerciements
Ce concert est présenté grâce aux fêtes du 375e anniversaire de Trois-Rivières. L’OSTR souhaite exprimer sa gratitude au président, monsieur Jean Fournier, et au directeur général, monsieur Steve Dubé. Nos sincères remerciements à monseigneur Martin Veillette, évêque de Trois-Rivières, et à l’organisation de Capitale culturelle du Canada.
L’OSTR reçoit l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada, de la Ville de Trois-Rivières et de Patrimoine canadien.
> Réservations
Billetterie :
819 380-9797 ou 1 866 416-9797
www.ovation.qc.ca
Billets (taxes et service en sus) à partir de :
9,81 $ (étudiant)
16,35 $ (18 à 34 ans)
32,69 $ (régulier)
Pour toute information additionnelle, contactez l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières au (819) 373-5340. Consultez également le site Internet de l’OSTR au www.ostr.ca.
> Épopée trifluvienne : notes du compositeur Gilles Rioux
Commande de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières, l’œuvre Épopée trifluvienne pour orgue, chœur et orchestre sera créée à la cathédrale de Trois-Rivières le samedi 2 mai 2009 à 20 heures. À cette occasion, on verra sur scène le compositeur aux claviers du grand orgue de la cathédrale, un chœur de 250 voix formé par Les Petits Chanteurs de Trois-Rivières, Les Petits Chanteurs de la Maîtrise du Cap, l’Ensemble vocal de l’Université du Québec à Trois-Rivières, Pro Musica et L’Orphéon de Trois-Rivières, avec les musiciens de l’OSTR, sous la direction musicale de maestro Jacques Lacombe. L’œuvre, d’une vingtaine de minutes en quatre mouvements, veut rendre hommage au courage et à la détermination de tous ces gens qui ont fait Trois-Rivières.
Le premier mouvement, TERRE FERTILE, est basé sur le folklore la Liptitou et exprime toute la vitalité des colons des Trois-Rivières. Gens simples et courageux, ces pionniers ont posé fièrement les premiers jalons de la ville.
Le deuxième mouvement, LIEU DE PAIX, nous rappelle que notre histoire est intimement liée à celle des Ursulines et de toutes ces autres communautés d’hommes et de femmes qui ont éduqué les Trifluviens et Trifluviennes de générations en générations. Basé sur l’hymne grégorienne Salve Regina, ce deuxième mouvement met aussi en relief toute la ferveur des gens d’ici et leur attachement dans l’histoire, au personnage de Marie, mère de Jésus.
Quant au troisième mouvement, VILLE PHÉNIX, il nous ramène au 22 juin 1908, alors qu’un incendie éclate au centre-ville. Le grand feu de Trois-Rivières aura duré trois jours, détruit plus de 200 résidences et presque tous les commerces de la ville. En tout, 800 bâtiments, y compris hangars et entrepôts, ont brûlé! Mais, cent ans plus tard, tel le phénix, force est d’admettre que Trois-Rivières, la courageuse, renaquit de ses cendres!
Cette épopée trifluvienne vient se conclure sur le thème de l’hymne à Trois-Rivières, œuvre de J.-Anthonio-Thompson et de Millicent. Véritable chant patriotique tiré de l’héritage musical trifluvien, cet hymne exprime notre fierté et le sentiment d’appartenance à notre ville, Trois-Rivières : « CITÉ DE NOS PÈRES, combien nous t’aimons! »
> Notes analytiques par Claire-Émilie Calvert
Gustav Mahler (1860-1911)
Symphonie no 2 en ut mineur, « Résurrection » (1888-94)
Œuvre donnée pour la dernière fois à l’OSTR en 1995
Né en Bohème et formé à Vienne, Gustav Mahler a été de son vivant un chef d’orchestre de renommée mondiale et un compositeur méconnu. Perfectionniste, à la fois adoré et détesté de ses musiciens et du public, Mahler se retire à la campagne durant l’été pour composer dans des maisonnettes isolées. Se heurtant la plupart du temps à l’incompréhension du public viennois, il déclare avec sagesse : « Mon temps viendra ». Il connaît finalement la reconnaissance comme compositeur au début du 20e siècle, aux États-Unis, où il dirige l’Orchestre philharmonique de New York. Le langage musical de Mahler s’ancre définitivement dans la tradition austro-allemande, dans la lignée de Bach et Wagner, en passant par Beethoven, Brahms et Bruckner. Ses œuvres ont souvent des dimensions colossales, intégrant l’orchestre et les voix dans des thématiques aux résonances métaphysiques.
Sur le thème de la mort et de la résurrection, la Deuxième symphonie a d’abord été un poème symphonique au titre évocateur, Todtenfeier (célébration funéraire), c’est-à-dire les funérailles du « personnage-héros » de sa Première symphonie. En 1893, Mahler retravaille son œuvre pour en faire le premier mouvement d’une symphonie. Il ajoute trois mouvements plus courts aux caractères contrastés, puis complète la symphonie par une finale grandiose inspirée par quelques vers d’un poème de Friedrich Gottlieb Klopstock, Die Auferstehung (La Résurrection). La Deuxième symphonie requiert un orchestre surdimensionné, comme c’est souvent le cas chez Mahler, incluant, entre autres, un chœur, ainsi qu’un soprano et un mezzo. Une section d’orchestre joue même cachée en coulisse, afin de mieux représenter la dualité terrestre/céleste. Profonde et bouleversante, parfois triviale, parfois sublime, la musique de Mahler décrit notre condition humaine dans toute son ironie et sa beauté, transcendant notre angoisse face à la mort en espoir de rédemption.
> Notes biographiques
Jacques Lacombe, chef d’orchestre
Originaire de Trois-Rivières, Jacques Lacombe a conquis la scène internationale grâce à sa grande polyvalence, lui permettant d'exceller aussi bien dans les répertoires d’orchestre, de ballet ou d'opéra, ainsi qu'à sa remarquable habileté à communiquer l'esprit des œuvres.
Directeur artistique de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières depuis 2006, il a auparavant occupé les postes de premier chef invité de l'Orchestre symphonique de Montréal, directeur musical et artistique de la Philharmonie de Lorraine (France), chef assistant de Charles Dutoit à l'OSM et chef d'orchestre attitré et directeur musical des Grands Ballets Canadiens. Invité par de nombreux orchestres et maisons d'opéra de prestige, maestro Lacombe s’est notamment produit au Metropolitan Opera de New York, au Covent Garden de Londres, au Deutsche Oper Berlin et au Teatro Regio de Turin. Il a eu l'occasion d'accompagner plusieurs artistes de renommée internationale, tels que Yo-Yo Ma, Roberto Alagna et Frederica Von Stade. Il a également enregistré à plusieurs reprises pour la radio, la télévision et le disque.
Maestro Lacombe sera prochainement invité par l’Edmonton Symphony (9 et 10 mai) pour diriger, entre autres, Les Planètes de Holst et par le Green Mountain Opera Festival (Vermont) pour les Noces de Figaro de Mozart (19 et 21 juin 2009).
Marielle Fortier-Landry, soprano
Soprano dramatique colorature à la voix cristalline et lumineuse, Marielle Fortier-Landry poursuit une brillante carrière de soliste, combinant récitals et concerts de musique de chambre. Cette cantatrice est régulièrement invitée par divers ensembles musicaux, chœurs et orchestres symphoniques afin d’interpréter messes, motets et oratorios tels que la Messe en si mineur de Bach, le Messie de Haendel, le Psaume 42 de Mendelssohn et la Neuvième Symphonie de Beethoven. Excellant autant à l'opéra qu'en musique sacrée, madame Fortier-Landry compte une quarantaine de rôles à son répertoire, dont, « Violetta » dans La Traviata, « Elettra » dans Idomeneo, « Balkis » dans La Reine de Saba et « Marguerite » dans Faust.
En outre, elle est entendue régulièrement sur les ondes des radios et des télévisions canadiennes, sans oublier l’enregistrement de huit albums. Marielle Fortier-Landry s’est perfectionnée auprès du metteur en scène belge Jacques Legrand, du pianiste new-yorkais Dalton Baldwin et de la New-Yorkaise Marlena Kleinman Malas, réputée pour son travail auprès de Luciano Pavarotti.
Bien qu’elle chante à l’extérieur du pays, elle œuvre depuis plusieurs années dans le domaine de l’art lyrique au Québec. Elle a aussi créé et dirigé plusieurs productions contribuant ainsi à l’essor de la carrière de plusieurs jeunes chanteurs et musiciens québécois. Grâce à son intérêt pour la musique contemporaine, elle a souvent créé les oeuvres des compositeurs Raymond Perrin, Gilles Rioux, Gilles Bellemare et André Previn. Désignée «Grande Dame» aux Arts, en 2005, par son alma mater, le collège classique des Ursulines à Trois-Rivières, madame Fortier-Landry est membre gouverneur de la fondation de cette institution.
Mireille Lebel, mezzo
La mezzo-soprano canadienne Mireille Lebel est actuellement membre de l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal et lauréate à deux reprises du Concours des jeunes ambassadeurs lyriques. Ces derniers mois, elle a chanté le Messie avec les orchestres symphoniques d'Edmonton et de Houston, « Mercedes » dans Carmen au Edmonton Opera, ainsi que des œuvres de Schubert et Beethoven avec les Violons du Roy et la Société musicale André Turp.
Elle chante plusieurs rôles à l'Opéra de Montréal, dont « Concepcion » dans L'Heure Espagnole et « Kate Pinkerton » dans Madame Butterfly, en plus de « Dorabella » dans Cosi fan Tutte avec l'Atelier de l'Opéra et les Folksongs de Berio à Winnipeg. On peut l'entendre dans les rôles de « Vénus » et « Dorine » dans l'enregistrement de Thésée de Lully (label CPO) avec le Boston Early Music Festival, de même que dans l'enregistrement récent de Psyché de Lully avec la même compagnie. Ces deux enregistrements ont reçu un accueil très élogieux de la critique.
Ces dernières saisons, elle a participé à de nombreuses premières mondiales, notamment, The Midnight Court de Sokolovic, un opéra acclamé par la critique, dont la reprise l’a menée sur la scène du Covent Garden de Londres en 2006. Au nombre des créations, elle a tenu le rôle-titre dans l'opéra Prince Kaspar de Matthews avec le groupe GroundSwell de Winnipeg et le rôle de l'hôtesse, écrit pour elle, dans Prochain Départ de Bertrand, sous la direction de Lorraine Vaillancourt. Elle a également créé, comme soliste, avec le Chœur Enharmonique de Montréal, Ode au Saint-Laurent du compositeur québécois Gilbert Patenaude, lors des Choralies internationales 2004 en France. Elle a interprété « Pierrot Lunaire » de nombreuses fois, notamment sous la direction de Gary Kulesha au Festival of the Sound.
En concert, elle chante les Cantates de Bach, le Stabat Mater de Pergolèse, la Messe en do majeur de Beethoven, la Messe solennelle en do mineur de Mozart et la Lord Nelson Mass de Haydn. Sur scène elle est « Cherubino » (Le Nozze di Figaro) et « Hermia » (A Midsummer Night's Dream) à l'Université de Montréal, sous la direction de Jean-François Rivest et « Dido » (Dido and Aeneus) au Programme de musique baroque de Vancouver. Mireille Lebel a suivi des études musicales à l'Université de Toronto, puis à l'Université de Montréal, dont elle est diplômée en 2006. Madame Lebel se produira prochainement avec les Violons du Roy, le Boston Early Music Festival, l'Opéra de Erfurt et l’Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal.
Gilles Rioux, orgue
Gilles Rioux est né dans le Bas-Saint-Laurent, où il entreprend l’apprentissage de la musique à l’âge de dix ans. Après des études en piano et en orgue à Rimouski, sa passion le mène au Conservatoire de musique de Montréal. Premier prix d’orgue à l’unanimité du jury, il travaillera également l’improvisation. Boursier des Concours de musique du Québec et du Canada, ainsi que des Jeunesses musicales du Canada, il remporte, en 1992, le premier prix au Concours d’orgue Claude Lavoie (Concours d’orgue de Québec).
Titulaire de l’orgue de la basilique Notre-Dame-du-Cap de 1989 à 2004, il y enregistre deux disques solos : Ave Maria au grand orgue et Fantachorus, présentant ses premières compositions pour orgue. Il fonde, en 1999, le Chœur du Sanctuaire, qu’il dirigera jusqu’à son départ. Il donne de nombreux concerts comme organiste interprète, improvisateur et accompagnateur au Canada et à l’étranger. Gilles Rioux est aussi compositeur : à la suite d’une commande du Festival Orgue et couleurs, il écrit Ode au Saint-Laurent qu’il crée en juin 2004 et Fanfare automnale pour l’édition 2006 de ce même festival. Sa transcription pour clarinette et orgue du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns a été entendue en concert à Québec, Montréal, Chicoutimi, Drummondville et à Tracadie-Sheila. Boursier du Conseil des arts et des lettres du Québec, il a écrit pour différentes formations instrumentales et vocales; certaines de ses œuvres ont été gravées sur disque et diffusées sur les ondes de Radio-Canada. Son enthousiasme pour l’art vocal l’amène, au printemps 2005, à prendre la direction musicale de L’Orphéon de Trois-Rivières. Il a aussi dirigé l’Ensemble vocal de l’Université du Québec à Trois-Rivières pendant la saison 2005-2006 et il a enseigné le chant choral au Cégep de Trois-Rivières en 2006 et 2007.
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