OSTROrchestre symphonique de Trois-Rivières : 29e saison
 

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1er février 2010

Une Saint-Valentin avec Dorothée Berryman

L’Orchestre symphonique de Trois-Rivières propose une Saint-Valentin des plus romantiques le dimanche 14 février prochain à 14 h 30 à la salle J.-Anthonio-Thompson. Sous la direction de Jacques Lacombe, l’exquise Dorothée Berryman interprétera Les feuilles mortes, Night and Day, You Facinate Me So et autres grands classiques du répertoire jazz qui retrouveront le charme de la glorieuse époque, portés en cela par un quartette jazz et les cordes de l’OSTR.

En levée de rideau, le violoniste Marc-André Gautier présentera en primeur quelques oeuvres inédites de son nouvel album à paraître, dont Arabesque d’André Gagnon. Ce disque, auquel maestro Lacombe et l’OSTR ont participé, sera lancé en mai prochain sous étiquette Audiogram.

Programme
Une Saint-Valentin avec Dorothée Berryman
Série Beaux dimanches
Dimanche 14 février 2010 à 14 h 30
Salle J.-Antonio-Thompson

Orchestre symphonique de Trois-Rivières
Jacques Lacombe, chef d’orchestre
Dorothée Berryman, voix
Marc-André Gautier, violon

Cinéma Paradiso     Ennio Morricone
Azulão     Jayme Ovalle
If I Loved You     Richard Rogers et Oscar Hammerstein
Try to Remember     Harvey Schmidt, Tom Jones
Arabesque     André Gagnon

Pause

Who Cares?*      George Gershwin, Ira Gershwin
You Facinate Me So*     Cy Coleman, Carolyn Leigh
Everything I’ve Got*     Richard Rogers, Lorenz Hart
Automn Leaves*     Joseph Kosma, Jacques Prévert
An Occasional Man*     Hugh Martin, Ralph Blaine
Les Nuits d'une demoiselle*     Guy Breton, Colette Renard, Raymond Legrand
La vie de cocagne*     Cyrus Bassiak
The Rules Of The Road *     Cy Coleman, Carolyn Leigh
Something Cool*     Billy Barnes
Love is Like a Cigarette*     Kent Jerome, Jerome Richard Byron
All The Cats Join In*     Ray Gilbert, Eddie Sauter, Alec Wilder
Hard Hearted Hannah*     Milton Ager, Charles Bates, Bob Bigelow, Jack Yellen
Lush Life *     Billy Strayhorn
Night And Day*     Cole Porter
Do I Love You?*     Cole Porter
If you Love me - Hymne à l'amour*     Édith Piaf, Marguerite Monnot

* Arrangements de Christopher B. J. Smith

14 h : causerie Hydo-Québec animée par Louise Hamel au foyer Gilles-Beaudoin

16 h 30 : cocktail sinfonia au foyer Gilles-Beaudoin.

Réservations
Billetterie :
819 380-9797 ou 1 866 416-9797
www.ovation.qc.ca

Billets à partir de (taxes et frais de service en sus):
10,11 $ (étudiant)
16,84 $ (18 à 34 ans)
33,67 $ (régulier)

Notes biographiques
Jacques Lacombe, chef d’orchestre
Originaire de Trois-Rivières, Jacques Lacombe a conquis la scène internationale grâce à sa grande polyvalence, lui permettant d'exceller aussi bien dans les répertoires d’orchestre, de ballet ou d'opéra, ainsi qu'à sa remarquable habileté à communiquer l'esprit des œuvres.

Directeur artistique de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières et directeur musical désigné du New Jersey Symphony Orchestra, Jacques Lacombe deviendra le nouveau directeur musical de cet orchestre en septembre 2010 pour un mandat de trois ans. Il a auparavant occupé les postes de premier chef invité de l'Orchestre symphonique de Montréal, directeur musical et artistique de la Philharmonie de Lorraine (France), chef assistant de Charles Dutoit à l'OSM et chef d'orchestre attitré et directeur musical des Grands Ballets Canadiens. Invité par de nombreux orchestres et maisons d'opéra de prestige, maestro Lacombe s’est notamment produit au Metropolitan Opera de New York, au Covent Garden de Londres, au Deutsche Oper Berlin et au Teatro Regio de Turin. Il a eu l'occasion d'accompagner plusieurs artistes de renommée internationale, tels que Yo-Yo Ma, Roberto Alagna et Frederica Von Stade. Il a également enregistré à plusieurs reprises pour la radio, la télévision et le disque.

Outre la direction de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières et du New Jersey Symphony Orchestra, maestro Jacques Lacombe dirigera prochainement Eugene Oneguine de Tchaïkovski et Oberst Chabert de Walterhausen au Deutsche Oper Berlin (mars, avril et mai 2010).

Dorothée Berryman, voix
Dorothée Berryman possède plusieurs cordes à son arc créatif. Cette artiste polyvalente, à la fois reconnue comme comédienne et chanteuse, exprime son talent au théâtre, à la télévision, au cinéma et maintenant, dans des salles de concert.

Depuis l’automne 1998, on peut l’entendre régulièrement dans les salles de concert accompagnée de son ensemble de jazz. Elle est une invitée privilégiée du Festival international de Jazz de Montréal, où elle a présenté de nombreux spectacles. En novembre 2000, elle produit un premier album éponyme qui sera salué autant par le public que par la critique en plus d’être nommé au gala de l’ADISQ. La réception est tout aussi chaleureuse pour son deuxième album jazz, produit sous étiquette La Factrie, lancé en octobre 2003 : P.S. I love you. Un album sur lequel on retrouve treize chansons jazz enregistrées au Studio Victor à Montréal. Entourée par une solide équipe de musiciens jazz menée par le pianiste Éric Harding, Dorothée Berryman interprète avec chaleur des textes d’une poésie toute simple, mariant tendresse, humour, romantisme et mystère. D’ailleurs, elle anime pour une cinquième saison, une émission entièrement consacrée au jazz, diffusée sur les ondes d’Espace musique tous les samedis et dimanches de 17 h 30 à 20 h.

Préalablement à la musique, c’est en tant que comédienne que Dorothée Berryman a conquis la scène. Elle y a fait ses débuts officiels en 1971, lorsque le metteur en scène Paul Hébert lui confie le rôle d’Élise Doolittle dans la célèbre pièce Pygmalion de George Bernard Shaw. Dès lors, elle monte régulièrement sur les planches pour défendre des rôles, tels celui de Laura dans La Ménagerie de verre de Tennessee Williams, Laura Secord dans la comédie musicale Marche, Laura Secord des auteurs Roussin, Rousselle et Beaulieu, Zerbinette dans Les Fourberies de Scapin et Viola dans La Nuit des rois. Après un temps d’arrêt, elle fera un retour au théâtre en 1999 dans la pièce de Georges Feydeau, Le Système Ribadier, mis en scène par Janine Sutto, puis en 2001, elle interprétera Agrippine, sous la direction de Pascal Rollin, dans Britannicus de Jean Racine.

Dorothée Berryman est aussi l’interprète de plusieurs rôles marquants à la télévision. Mentionnons celui de Julie Bastien dans Des Dames de Cœur, qui lui vaut la reconnaissance publique ainsi qu’un prix Gémeaux. Elle sera en nomination pour un autre Gémeaux dans la catégorie meilleure actrice de soutien pour son rôle de Marie-Jeanne Dupaul dans la télésérie Bombardier. On l’a aussi vue dans Réseaux, Cauchemar d’amour, Rivière-des-Jérémie, Tribu.com, The Hunger, Urban Angel et, plus récemment, dans Rumeurs et Ciao Bella.

Dorothée Berryman se fait aussi remarquer au cinéma. Celle qui participait à son premier long métrage en 1974 dans La Gammick de Jacques Godbout, jouera ensuite sous la direction, entre autres, de Michel Brault dans Les noces de papier, Claude Gagnon dans The Pianist, François Girard dans Le Violon rouge, Roshell Bissett dans Winter Lily, Julie Hivon dans Chocolat, crème glacée et autres consolations, Claude Fournier dans Je n’aime que toi et Gilles Noël dans Jack Paradise.

Mais le rôle qui révéla l’actrice fut celui de Louise dans le film Le Déclin de l’empire américain de Denys Arcand. Ce rôle lui vaut une nomination comme meilleure actrice aux Prix Génie. Dix-sept ans plus tard, Dorothée Berryman et ses coéquipiers se sont retrouvés dans Les Invasions barbares, film qui a remporté plusieurs prix prestigieux, dont l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Quant à la comédienne, elle était en nomination aux Prix Jutra.

Marc-André Gautier, violon
Violoniste prodigieux né à Montréal le 7 mai 1978, Marc-André Gautier a soulevé l’enthousiasme du public et de la critique dès sa première prestation comme soliste, à l’âge de neuf ans, avec l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.

Tout en étudiant avec les plus grands maîtres de violon classique du monde, dont Isaac Stern, Miriam Fried et Jean-Jacques Kantorow, Marc-André Gautier a été Grand Boursier du Conseil des Arts du Canada en plus de recevoir à trois reprises la bourse Josef-Gingold de l’Université d’Indiana, où il a obtenu un Artist Diploma. De plus, il est titulaire d’un diplôme de formation supérieure de l’Académie de Verbier en Suisse, de l’Académie internationale Mozarteum de Salzbourg et d'un doctorat du Conservatoire national supérieur de Paris.

Véritable phénomène et virtuose accompli, Marc-André Gautier a remporté au fil des ans plusieurs concours nationaux et internationaux et il a été invité à se produire avec les plus grands orchestres symphoniques canadiens, dont ceux de Montréal, de Toronto et du Centre national des Arts. De plus, en tant que chambriste, il a pris part à de prestigieux festivals de musique en Amérique, en Europe et au Moyen-Orient.

Son premier album sera mis en marché par Les Disques Audiogram le 4 mai 2010.

Marc-André joue sur un magnifique violon Stradivarius, avec un archet Vigneron, et il désire exprimer sa profonde gratitude à Canimex pour le prêt de ces instruments.

Notes analytiques par Claire-Émilie Calvert
En levée de rideau
Le violoniste Marc-André Gautier présente quelques-unes des pages les plus romantiques de son nouvel album qui paraîtra au printemps prochain. Tout d'abord, les airs tirés du film Cinema Paradiso nous permettent d'apprécier le côté passionné de la musique d'Ennio Morricone, plus connu pour les trames sonores des westerns spaghetti de Sergio Leone. Toto et son amour du cinéma ont su inspirer au compositeur italien des mélodies parmi ses plus bouleversantes. Ensuite, une œuvre très courte et très séduisante, Azulão, du nom d'un oiseau aux reflets turquoise. Composée au début du 20e siècle par le brésilien Jayme Ovalle sur un poème de Manuel Bandeira, Azulão a été arrangée pour plusieurs instruments, tant la beauté exotique de sa mélodie est expressive.

Pour son prochain album, Marc-André Gautier collabore avec André Gagnon, qui vit une grande histoire d'amour avec le public depuis ses touts débuts. C'est donc en exclusivité et en toute intimité qu'il nous livre Arabesque. Pour conclure une première partie dédiée aux amoureux, deux extraits tirés de comédies musicales qui ont fait les beaux jours de Broadway : Carousel et The Fantasticks. If I Loved You met en scène les aveux timides de deux amoureux, tandis que Try to Remember nous enjoint à nous souvenir de la chaleur d'un amour d'automne en plein hiver...

The Great American Songbook
C’est grâce à des interprètes comme Louis Armstrong, Bing Crosby, Ella Fitzgerald, Frank Sinatra et Sarah Vaughan que le grand public a découvert le Great American Songbook. Sans être un recueil officiel, le il forme une entité reconnue par tous les musiciens. Il inclut la majeure partie de la musique populaire américaine créée entre les années 1920 et les années 1960, à l’exclusion du rock and roll. Associées aux éditeurs de la Tin Pan Alley, aux comédies musicales de Broadway et à l’industrie du cinéma hollywoodien, les chansons du Great American Songbook ont autant influencé les courants de la musique populaire que ceux du jazz. Elles sont aussi connues en tant que « standards jazz », c’est-à-dire que les jazzmen en reprennent les structures mélodiques et harmoniques pour improviser; on n’a qu’à penser aux centaines de versions de Summertime ou de I Got Rythm…

Parmi les auteurs et compositeurs les plus connus du Great American Songbook on compte, entre autres, Irving Berlin, Cy Coleman, Duke Ellington, Cole Porter, Billy Strayhorn, de même que George Gershwin et son frère Ira. Après l’avènement du rock and roll au milieu des années 1950, plusieurs musiciens ont tout de même continué de composer dans l’esthétique du Great American Songbook :Burt Bacharach, Henry Mancini et même le brésilien Antonio Carlos Jobim sont souvent considérés comme des contributeurs.

La majeure partie des chansons du Great American Songbook prennent une forme flexible communément appelée « verse-chorus form » en anglais. Le « verse » est une sorte d’introduction, une mise en place de la chanson souvent omise lorsque celle-ci est chantée hors de son contexte cinématographique ou scénique. Dans le « chorus » — souvent nommé refrain — le « chanteur-personnage » expose une situation ou un état psychologique mettant de l’avant les thèmes de l’urbanité, du rêve et, bien entendu, de l’amour!

Prochain concert : Lefèvre et Mathieu : une rencontre
Samedi 27 mars 2010 à 20 h
Salle J.-Antonio-Thompson
Gilles Bellemare, chef d’orchestre
Alain Lefèvre, piano
Classe d’orchestre du Conservatoire de musique de Trois-Rivières

Un concert aux airs de retrouvailles pour deux musiciens voués à la reconnaissance de l’œuvre injustement mésestimée d’André Mathieu. Acclamé de par le monde, le pianiste Alain Lefèvre interprétera son Quatrième Concerto, sous la direction de celui qui a patiemment restauré la partition, Gilles Bellemare. Ce grand rendez-vous musical se conclura par la vibrante Huitième Symphonie de Dvorak.

Pour toute information additionnelle, contactez l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières au (819) 373-5340. Consultez également le site Internet de l’OSTR au www.ostr.ca.

L’OSTR reçoit l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada, de la Ville de Trois-Rivières et de Patrimoine canadien.

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