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Salle de presse

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6 avril 2010

Beethoven héroïque et la grande finale du 26e Concours de l'OSTR

Le samedi 17 avril prochain à 20 h à la salle J.-Anthonio-Thompson, maestro Jacques Lacombe et l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières interpréteront la brillante Symphonie héroïque de Beethoven. Une œuvre de circonstance pour ce concert qui s’ouvrira sur la grande finale du 26e Concours de l’OSTR et ses trois finalistes, des héros en soi, qui se disputeront les honneurs.

Pour la toute première fois de l’histoire de l’OSTR, le public de la salle J.-Anthonio-Thompson sera témoin de la grande finale du Concours de l’OSTR et pourra même voter pour le prix Port de Trois-Rivières – Coup de cœur du public qui couronnera le lauréat. Les autres prix seront décernés par un jury présidé par Jacques Lacombe (directeur artistique, OSTR) et composé de Marie-Josée Arpin (violon solo, OSTR), Chantal Bélisle (réalisatrice, Espace musique) et Alex Benjamin (directeur artistique, Le Festival de Lanaudière) lors de la cérémonie de remise de prix qui sera présentée à la fin du concert. Les trois finalistes seront désignés au terme de la ronde éliminatoire qui se déroulera le samedi 10 avril prochain à compter de 10 h au Conservatoire de musique de Trois-Rivières.

Ce concert est présenté en collaboration avec
le Port de Trois-Rivières et le Groupe Prommel

Programme

Beethoven héroïque
Série Grands concerts
Samedi 17 avril 2010 à 20 h
Salle J.-Antonio-Thompson

Orchestre symphonique de Trois-Rivières
Jacques Lacombe, chef d’orchestre
Finalistes du 26e Concours de l’OSTR - cordes

Glenn Buhr      Akasha (Sky)
Concertos interprétés par les finalistes (à déterminer)
Pause 
Ludwig van Beethoven      Symphonie no 3 en mi bémol majeur « Héroïque », opus 55

19 h 30 : causerie Hydo-Québec animée par Louise Hamel au foyer Gilles-Beaudoin

22 h 15 : cérémonie de remise de prix aux lauréats du 26e Concours de l’OSTR – cordes

22 h 30 : cocktail sinfonia au foyer Gilles-Beaudoin.

Réservations

Billetterie :
819 380-9797 ou 1 866 416-9797
www.ovation.qc.ca

Billets à partir de (taxes et frais de service en sus):
10,11 $ (étudiant)
16,84 $ (18 à 34 ans)
33,67 $ (régulier)

Notes biographiques

Jacques Lacombe, chef d’orchestre
Originaire de Trois-Rivières, Jacques Lacombe a conquis la scène internationale grâce à sa grande polyvalence, lui permettant d'exceller aussi bien dans les répertoires d’orchestre, de ballet ou d'opéra, ainsi qu'à sa remarquable habileté à communiquer l'esprit des œuvres.

Directeur artistique de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières et directeur musical désigné du New Jersey Symphony Orchestra, Jacques Lacombe deviendra le nouveau directeur musical de cet orchestre en septembre 2010 pour un mandat de trois ans. Il a auparavant occupé les postes de premier chef invité de l'Orchestre symphonique de Montréal, directeur musical et artistique de la Philharmonie de Lorraine (France), chef assistant de Charles Dutoit à l'OSM et chef d'orchestre attitré et directeur musical des Grands Ballets Canadiens. Invité par de nombreux orchestres et maisons d'opéra de prestige, maestro Lacombe s’est notamment produit au Metropolitan Opera de New York, au Covent Garden de Londres, au Deutsche Oper Berlin et au Teatro Regio de Turin. Il a eu l'occasion d'accompagner plusieurs artistes de renommée internationale, tels que Yo-Yo Ma, Roberto Alagna et Frederica Von Stade. Il a également enregistré à plusieurs reprises pour la radio, la télévision et le disque.

Outre la direction de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières, maestro Jacques Lacombe dirigera prochainement les orchestres symphoniques du New Jersey et d’Edmonton ainsi que l’opéra Eugene Oneguine de Tchaïkovski au Deutsche Oper Berlin.

Notes analytiques par Claire-Émilie Calvert

Glenn Buhr (né en 1954)
Akasha (Sky) (1989)
Œuvre interprétée pour la première fois par l’OSTR

Glenn Buhr est professeur agrégé de composition musicale à l’Université Wilfrid Laurier de Waterloo, où il enseigne depuis 1984. Il est directeur musical du St. Norbert Arts and Cultural Centre et directeur artistique du festival Music in the Ruins au Manitoba. De plus, il est l’un des cofondateurs du New Music Festival du Winnipeg Symphony Orchestra (WSO), dont il a aussi été le compositeur en résidence. En 1996, le WSO a même créé pour lui la fonction d’artiste lauréat. Outre sa participation active au milieu de la musique classique, il s'implique dans le Glenn Buhr Quartet comme pianiste jazz. Il compose également pour le cinéma, le théâtre et la danse. Souvent programmatique, la musique de Buhr est créative et imagée. Son langage musical est particulièrement influencé par la culture indienne, notamment pour Akasha, qui signifie éther ou espace en sanscrit. Caractérisé par le son, « akasha » est l'un des cinq grands éléments de la philosophie ayurvédique. L'œuvre de Buhr est brève et méditative; elle transporte l'auditeur dans un espace sonore texturé, à travers une orchestration lumineuse et transparente. Le chœur des des vents plane sur les lignes ascendantes et descendantes des cordes frémissantes jusqu'à ce que les bois posent une question métaphysique à laquelle les contrebasses offrent une réponse énigmatique...


Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Symphonie no 3 en mi bémol majeur « Héroïque », op. 55 (1803)
Œuvre interprétée pour la dernière fois par l’OSTR en 2003

À l'été 1801, selon les recommandations de son médecin, Beethoven se rend à Heiligenstadt afin de s'éloigner momentanément de la vie trop active de Vienne. L'automne venu, il écrit à ses frères une lettre, un testament qu'il ne leur enverra jamais : « Finalement condamné à la perspective d'un mal durable (...), j'ai dû tôt m'isoler, mener ma vie dans la solitude et si j'essayais bien parfois de mettre tout cela de côté, oh! comme alors j'étais ramené durement à la triste expérience renouvelée de mon ouïe défaillante (…). Lui seul, l'art, m'a retenu. Il me semblait impossible de dire adieu au monde avant d'avoir donné tout ce pour quoi je me sentais doué ». Beethoven surmonte finalement cette crise morale et artistique et il se met à composer avec plus d'ardeur malgré son handicap, se dédiant complètement à son art. C'est à cette époque qu'il entreprend sa Troisième Symphonie, avec en tête, l'image de Napoléon Bonaparte. Cependant, lorsque Beethoven apprend que le Général veut se déclarer Empereur, il rature le titre de sa symphonie rageusement, jusqu'à déchirer son manuscrit. Il change aussi la dédicace qui ira à l'un de ses plus importants mécènes, le prince Franz Joseph von Lobkowitz. L'œuvre est créée au palais du prince en août 1804, puis sera interprétée pour le grand public viennois en avril 1805. Deux ans plus tard, la symphonie est publiée comme la « Sinfonia Eroica… pour célébrer la mémoire d'un grand homme ».

La Symphonie no 3 est en rupture avec l'esthétique de l'époque; les musiciens font face à de nombreux défis techniques, la durée du premier mouvement dépasse celle de plusieurs symphonies d'Haydn complètes et Beethoven se permet plusieurs audaces harmoniques et formelles. Les critiques et le public sont confus, mitigés. Au mieux, on considère l'œuvre originale et, au pire, cacophonique! C'est que Beethoven assouplit les règles du genre, il élargit le cadre formel, il augmente aussi l'effectif orchestral où les cuivres occupent une place privilégiée. Il a assimilé les règles classiques et désire sortir des sentiers battus, aller au-delà du simple divertissement musical. Il se sert plutôt du cadre de la symphonie pour transmettre un idéal humaniste hérité du Siècle des Lumières et, en effet, la Symphonie no 3 témoigne d'une vision philosophique et d'une vitalité stylistique qui marque un tournant dans l'œuvre de Beethoven, mais aussi dans l'histoire de la musique.


Prochain concert : Ode à la beauté du monde

Samedi 15 mai 2010 à 20 h
Salle J.-Antonio-Thompson
Jacques Lacombe, chef d’orchestre
Marie-Josée Simard, vibraphone et marimba
Leslie Ann Bradley, soprano
Raymond Perrin, chef de chœur
Guy Lavigne, chef de choeur adjoint

La saison 2009-2010 s’achèvera avec envergure et panache. Jacques Lacombe dirigera la fresque chorale de Holst sur un poème de Keats, dont le lyrisme et la majesté seront mis en valeur par la soprano Leslie Ann Bradley et le chœur de l’OSTR. La percussionniste Marie-Josée Simard déploiera son éblouissante virtuosité dans la création mondiale du Concerto pour vibraphone et marimba de François Bourassa.

L’Orchestre symphonique de Trois-Rivières remercie M. Gaétan Boivin, président-directeur général du Port de Trois-Rivières, et M. Marc Paquin, président du Groupe Prommel, pour leur inestimable appui. L’OSTR reçoit l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec, de la Ville de Trois-Rivières et du Conseil des arts du Canada.

Pour toute information additionnelle, contactez l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières au (819) 373-5340. Consultez également le site Internet de l’OSTR au www.ostr.ca.


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