OSTROrchestre symphonique de Trois-Rivières : 29e saison
 

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3 mai 2010

Ode à la beauté du monde


PRÉSENTÉ EN CLÔTURE DE LA SAISON 2009-2010 DE
L’ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE TROIS-RIVIÈRES

Première audition trifluvienne de la Première Symphonie Chorale de Holst

Création mondiale de la première œuvre symphonique de François Bourassa

Samedi 15 mai 2010 à 20 h à la salle J-Antonio-Thompson


Présenté par Desjardins, le dernier concert inscrit à la 32e saison de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières s’annonce inoubliable puisque le public assistera à la première audition trifluvienne de la rare Première Symphonie Chorale de Gustav Holst ainsi qu’à la création mondiale de Trois Jazettes concertantes, la première œuvre symphonique de François Bourassa. Dirigée par maestro Jacques Lacombe cette Ode à la beauté du monde accueillera la percussionniste Marie-Josée Simard, la soprano Leslie Ann Bradley (grande lauréate du 24e Concours de l’OSTR – chant) et le Chœur de l’OSTR le samedi 15 mai prochain à 20 h à la salle J.-Anthonio-Thompson.

Programme
Ode à la beauté du monde
Série Grands concerts
Samedi 15 mai 2010 à 20 h
Salle J.-Antonio-Thompson

Orchestre symphonique de Trois-Rivières
Jacques Lacombe, chef d’orchestre
Marie-Josée Simard, vibraphone et marimba
Leslie Ann Bradley, soprano et grande lauréate du 24e Concours de l’OSTR – chant
Chœur de l’OSTR
Raymond Perrin, chef de chœur
Guy Lavigne, chef de choeur adjoint

George Gershwin
Lullaby

François Bourassa
Trois Jazettes concertantes (création mondiale)
Soliste : Marie-Josée Simard, vibraphone et marimba

PAUSE

Gustav Holst
Première Symphonie Chorale, opus 41
Soliste : Leslie Ann Bradley, soprano
Chœur : Chœur de l’OSTR

19 h 30 : causerie Hydo-Québec animée par Louise Hamel au foyer Gilles-Beaudoin

22 h : cocktail sinfonia au foyer Gilles-Beaudoin


Réservations
Billetterie :
819 380-9797 ou 1 866 416-9797
www.ovation.qc.ca

Billets à partir de (taxes et frais de service en sus):
10,11 $ (étudiant)
16,84 $ (18 à 34 ans)
33,67 $ (régulier)


Notes biographiques
Jacques Lacombe, chef d’orchestre
Originaire de Trois-Rivières, Jacques Lacombe a conquis la scène internationale grâce à sa grande polyvalence, lui permettant d'exceller aussi bien dans les répertoires d’orchestre, de ballet ou d'opéra, ainsi qu'à sa remarquable habileté à communiquer l'esprit des œuvres.

Directeur artistique de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières et directeur musical désigné du New Jersey Symphony Orchestra, Jacques Lacombe deviendra le nouveau directeur musical de cet orchestre en septembre 2010 pour un mandat de trois ans. Il a auparavant occupé les postes de premier chef invité de l'Orchestre symphonique de Montréal, directeur musical et artistique de la Philharmonie de Lorraine (France), chef assistant de Charles Dutoit à l'OSM et chef d'orchestre attitré et directeur musical des Grands Ballets Canadiens. Invité par de nombreux orchestres et maisons d'opéra de prestige, maestro Lacombe s’est notamment produit au Metropolitan Opera de New York, au Covent Garden de Londres, au Deutsche Oper Berlin et au Teatro Regio de Turin. Il a eu l'occasion d'accompagner plusieurs artistes de renommée internationale, tels que Yo-Yo Ma, Roberto Alagna et Frederica Von Stade. Il a également enregistré à plusieurs reprises pour la radio, la télévision et le disque.

Outre la direction de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières, maestro Jacques Lacombe dirigera prochainement l’Orchestre symphonique du New Jersey ainsi que la tournée estivale de l’Orchestre nationale des jeunes du Canada.

Marie-Josée Simard, vibraphone et marimba
Marie-Josée Simard entreprend l’étude du vibraphone à l’âge de onze ans. Elle continue sa formation au Conservatoire de musique de Montréal et elle devient la première femme diplômée en percussion au Canada en plus d’obtenir un premier prix à l’unanimité. Elle se perfectionne par la suite à Londres sous la direction de James Blades et Michael Skinner et à New York auprès du réputé marimbiste Leigh Howard Stevens.

Son engagement sincère pour l’avancement de sa discipline a retenu l’attention de plusieurs compositeurs réputés qui collaborent régulièrement avec elle et qui ont composé plus de 25 oeuvres pour elle, toutes radiodiffusées ou enregistrées et largement diffusées au Canada et à l’étranger. Ayant elle-même transcrit plus d’une quinzaine de pièces pour ses instruments de prédilection (marimba, vibraphone et xylophone), Marie-Josée Simard a grandement contribué à élargir le répertoire pour percussions. Toujours à la recherche de nouvelles sonorités, Marie-Josée Simard poursuit un travail soutenu en musique de chambre avec d’autres instruments, tels que la flûte, l’accordéon classique, le violon et la clarinette. Sa discographie démontre son habileté à interpréter autant des oeuvres contemporaines que classiques.

Parmi ses nombreuses prestations publiques, mentionnons le concert donné en 1984 par l’Orchestre symphonique de Toronto en l’honneur de la reine Élisabeth II et du duc d’Édimbourg lors duquel elle fut soliste invitée ainsi que le concert-bénéfice pour le Metropolitan Opera de New York où elle représentait, en 1992, le Canada. Reconnue comme une interprète exceptionnelle des instruments de percussion, Marie-Josée Simard a été entendue dans de nombreux concerts au Canada, au Mexique, à Paris, à New York, en Pologne et en Belgique ainsi qu'en tournée en Corée et en Chine. Depuis maintenant 25 ans, sa réputation d'excellence rayonne sur les scènes nationales et internationales.

Leslie Ann Bradley, soprano
Grande lauréate de la 24e édition du Concours de l’OSTR et finaliste du Concours Musical International de Montréal, Leslie Ann Bradley est l’une des jeunes artistes lyriques canadiennes les plus prometteuses. Diplômée en interprétation et en opéra de l'Université de Toronto, elle a également remporté le deuxième prix du Metropolitan Opera New England Regional Competition de Boston et le premier prix du concours des Journées de la musique française à Montréal, ce qui lui a valu une tournée d'auditions dans divers théâtres lyriques en France.

Leslie Ann Bradley a suivi des classes de maîtres données par Ben Heppner et Martin Isepp. Elle a tenu plusieurs rôles sur scène, dont ceux de la Reine de la nuit (Die Zauberflöte) et de Norina (Don Pasquale) à l'Opéra de Saskatoon ainsi que de Fiordiligi (Cosi fan tutte), Donna Anna (Don Giovanni) et la Comtesse (Le Nozze di Figaro) au festival lyrique de Monadnock en tant que lauréate du Concours du Metropolitan Opera. Elle a aussi chanté au Summer Festival Mozart Opera Gala et à la radio de Radio-Canada, notamment dans la série Jeunes artistes. Leslie Ann Bradley a, en outre, participé à Love Story, la première partie de la série Opera Stories présentée sur la chaîne Bravo, ainsi qu’à deux épisodes d’Opera Easy, dans les rôles d’Eurydice (Orfeo ed Eurydice de Gluck) et de Juliette (Roméo et Juliette de Gounod).

François Bourassa, compositeur
François Bourassa détient une maîtrise en composition de l'Université McGill et une maîtrise en jazz du New England Conservatory de Boston. En 1983, il fonde un ensemble de jazz qui deviendra l'un des plus reconnus et les plus actifs sur la scène canadienne et internationale. Le François Bourassa Trio sera rapidement récompensé pour sa qualité en remportant le concours nouveau talent au Festival International de Jazz de Montréal et le Félix du meilleur album jazz pour son premier disque Reflet 1. Le trio, devenu quartet depuis 1998, a depuis remporté à plusieurs reprises des prix Opus, Juno et Félix. François Bourassa enseigne à l'Université du Québec à Montréal ainsi qu'au cégep de Drummondville

En 2007, François Bourassa a reçu le Prix Oscar Peterson du Festival International de Jazz de Montréal, afin de souligner sa contribution exceptionnelle au développement du jazz canadien. Sa musique met de l'avant une palette sonore inventive et une rythmique vivante. François Bourassa collabore aussi régulièrement avec des musiciens de tous les horizons musicaux. Sa passion sans borne pour le jazz est partagée par maestro Jacques Lacombe qui aura le privilège de diriger en première mondiale ses Trois Jazettes concertantes interprétées par la percussionniste Marie-Josée Simard et l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières.

Notes du compositeur François Bourassa
Il y a environ quatre ans, j’ai eu le plaisir d’interpréter avec la percussionniste Marie-Josée Simard des pièces pour vibraphone que j’avais composé avec le soutien du Conseil des Arts du Canada. De cette première et fructueuse collaboration est née l’idée de composer les Trois Jazettes concertantes.

De quelques notes, ma première composition pour orchestre symphonique est maintenant devenue réalité grâce à l’initiative de Marie-Josée Simard et à l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec. Rompu à l’art de l’improvisation, mais très peu familier à celui de l’orchestration, ce projet a représenté un défi de taille puisque j’ai dû m’astreindre à écrire dans les moindres détails une partition pour une soixantaine de musiciens. Néanmoins, le talent et l’enthousiasme de Marie-Josée Simard m’ont inspiré cette œuvre ayant la forme d’un concerto amalgamant diverses influences, dont , évidemment, le jazz et la musique classique du 20e siècle. L’auditeur reconnaîtra les contrastes, les couleurs sonores et les différentes rythmiques qui font partie de mon style musical. Tandis que l’écriture des solos de marimba et de vibraphone est le résultat de plusieurs rencontres avec Marie-Josée Simard pour qui cette œuvre a été créée. Les Trois Jazettes concertantes sont formées d’autant de mouvements dont l’atmosphère est évoquée dans leur titre : en émoi, réflexive et en exil.

Notes analytiques par Claire-Émilie Calvert
George Gershwin (1898-l937), Lullaby (vers 1919)
Œuvre interprétée pour la première fois par l’OSTR

Bien qu'il ait déjà présenté son premier spectacle à Broadway en 1919, George Gershwin continue d'étudier l'harmonie et le contrepoint avec Edward Kilenyi Sr. à New York. C'est donc possiblement pour peaufiner ses techniques d'écriture que Gershwin compose Lullaby. Malgré que la berceuse fut jouée quelques fois par les amis du compositeur lors de rencontres privées, la partition reste sur le bureau de son frère et collaborateur, Ira Gershwin, durant plusieurs années. C'est d'ailleurs ce dernier qui présentera le manuscrit à l'harmoniciste Larry Adler. Celui-ci en fera un arrangement pour harmonica et quatuor à cordes qu'il présentera au Festival d'Édimbourg en 1963. Ce n'est qu'en 1967 que Lullaby sera jouée dans sa forme originale pour quatuor à corde et l'année suivante, l'oeuvre sera enfin publiée pour la première fois. La courte pièce démontre bien le talent de Gershwin pour amalgamer les genres; aux frontières du classique, du jazz et de la musique populaire, la berceuse est empreinte d'une agréable langueur blues, mais dans le cadre plus classique d'une forme ABA.

Gustav Holst (1874-1934), Première Symphonie Chorale, opus 41 (1923-24)
Œuvre interprétée pour la première fois par l’OSTR

Né d'une famille de musiciens, Holst apprend le piano et l'orgue avec ses parents. Il est aussi violoniste, tromboniste et chanteur. Travaillant et déterminé, Holst réussit à composer à travers ses nombreuses obligations d'enseignant, de directeur et de chef d'orchestre. Vers 1924, un don anonyme (on saura plus tard qu'il provenait du directeur de Rolls-Royce) lui laisse une certaine liberté financière et il peut enfin se consacrer entièrement à la composition. « C'est la première fois que je peux mener une vie de compositeur! », écrit Holst à ses amis. C'est à ce moment qu'il retravaille complètement les esquisses de sa Première Symphonie Chorale qui lui a été commandée par le Leeds Triennal Festival, où l'oeuvre sera créée en octobre 1925. Par ailleurs, le catalogue de Holst ne compte pas de Deuxième symphonie chorale ni d'autres symphonies, mais plutôt des oeuvres symphoniques aux titres évocateurs – on pense aux Planètes – et cinq opéras.

La Première Symphonie Chorale s'appuie sur des textes de John Keats, un poète anglais du début du 19e siècle. Holst choisit des extraits variés parmi ses poèmes préférés qu'il met en musique sans véritable souci de continuité narrative. Un prélude précède quatre mouvements qui suivent un ordre très classique : un mouvement vif, un mouvement lent, un scherzo et un finale. De plus, Holst s'appuie sur la tradition musicale britannique, de Dowland à Elgar, en passant par Purcell. Ainsi, on retrouve dans la Première Symphonie Chorale une prédilection pour l'alternance majeur-mineur, une rythmique calquée sur la langue anglaise et une expressivité dans les mélodies qui sauront ravir même les auditeurs les plus désorientés face aux dissonances et à la violence de certains passages. De plus, Holst utilise les voix comme un groupe d'instruments véritablement intégré à l'orchestre et lorsque ce dernier souligne le texte, il le fait avec délicatesse, sans être clairement descriptif, mais avec une subtilité toute britannique.

Selon John Keats, la poésie a le pouvoir de transformer l'être humain, l'amenant de l'obscurité vers la lumière. Holst, en choisissant la poésie de son compatriote, reprend donc ce message, impliquant implicitement que la musique peut être aussi rédemptrice.

Prochain concert : L’Oiseau de feu
Samedi 18 septembre 2010 à 20 h
Salle J.-Antonio-Thompson
Jacques Lacombe, chef d’orchestre
Marc Bourdeau, piano

Pour inaugurer sa cinquième saison à titre de directeur artistique de l’OSTR, Jacques Lacombe revisitera le Paris du début du 20e siècle et retrouvera avec plaisir les célèbres Ravel, Debussy et Stravinski dans des chefs-d’œuvre inspirés de fables et légendes. Peuplé de chevaliers, de divinités mythologiques, de nymphes et même de la Belle au bois dormant, cet univers féérique resplendira de mille couleurs orchestrales. Au centre de ce concert, un pianiste qui mène une remarquable carrière en Europe : Marc Bourdeau. Pour sa première collaboration avec l’OSTR, il offrira la création mondiale du magnifique Concerto pour piano de Rachel Laurin. À tomber sous le charme.

L’Orchestre symphonique de Trois-Rivières remercie Desjardins pour son inestimable appui. L’OSTR reçoit l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec, de la Ville de Trois-Rivières et du Conseil des arts du Canada.

Pour toute information additionnelle, contactez l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières au (819) 373-5340. Consultez également le site Internet de l’OSTR au www.ostr.ca.

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