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26 mars 2012 - Communiqués

L'OSTR RECOIT MARC-ANDRE HAMELIN

CANIMEX
présente

MARC-ANDRÉ HAMELIN ÉBLOUIT DANS BUSONI

Vendredi 6 avril 2012 à 20 h à la salle J.-Antonio-Thompson

Le pianiste Marc-André Hamelin, l’un des grands virtuoses de notre époque, interprète le monumental Concerto pour piano de Busoni, sous la direction de Jacques Lacombe. 

Les deux musiciens se retrouveront le 9 mai prochain au Carnegie Hall de New York dans ce qui marquera les débuts de maestro Lacombe dans cette salle mythique. 

Chaque occasion d’apprécier l’art du pianiste Marc-André Hamelin constitue un événement musical en soi. En ce Vendredi saint, le maître incontesté du piano propose une lecture inspirée d’une œuvre rare, le Concerto pour piano de Busoni, à laquelle se joindra le Chœur de l’OSTR (voix d’hommes). Placé sous la direction de Jacques Lacombe, ce concert, traversé de solennité, de sérénité et d’intensité spirituelle, permettra d’entendre l’Ode funèbre de Mozart, Le tombeau de Nelligan de Jacques Hétu ainsi que Parsifal- Enchantement du Vendredi saint de Wagner. Un grand rendez-vous musical présenté par Canimex le vendredi 6 avril 2012 à 20 h à la salle J.-Antonio-Thompson.

Le Concerto pour piano de Busoni sera repris le 9 mai 2012 au Carnegie Hall de New York par Marc-André Hamelin et l’Orchestre symphonique du New Jersey, sous la direction de Jacques Lacombe. Ce concert marquera les débuts de maestro Lacombe dans cette salle mythique.

Pour en découvrir davantage sur le concert Marc-André Hamelin éblouit dans Busoni maestro Jacques Lacombe présente une capsule vidéo diffusée dans le site Internet de l’OSTR (www.ostr.ca) ainsi qu’à l’antenne de Radio-Canada lors du Téléjournal Mauricie le vendredi
6 avril à 18 h.

PROGRAMME
Orchestre symphonique de Trois-Rivières
Jacques Lacombe, chef d’orchestre
Marc-André Hamelin, piano
Chœur de l’OSTR
Raymond Perrin, chef de Chœur

Wolfgang Amadeus Mozart         Ode funèbre en do mineur, K. 477

Jacques Hétu         Le tombeau de Nelligan, opus 52

Richard Wagner         Parsifal - Enchantement du Vendredi saint

Pause

Ferruccio Busoni         Concerto pour piano, chœur d’hommes et orchestre, opus 39

19 h 15 : Causerie Hydro-Québec animée par Francis Dubé au foyer Gilles-Beaudoin

22 h : Cocktail Radio-Canada au foyer Gilles-Beaudoin pour les abonnés


RÉSERVATIONS
Billets (taxes et frais de service en sus) en vente à partir de :
13,29 $ (étudiant) • 21,26 $ (18 à 34 ans) • 42,52 $ (régulier)

Billetterie : 819 380-9797 • 1 866 416-9797 • Réseau Ovation


REMERCIEMENTS
Ce concert est présenté grâce au soutien de Canimex. Nos sincères remerciements à monsieur Roger Dubois, président de Canimex, pour sa contribution exceptionnelle au rayonnement de la musique symphonique au Québec et pour son appui à l’OSTR par la présentation de concerts et par le prêt de superbes instruments à certains de ses musiciens. 

NOTES BIOGRAPHIQUES
Jacques Lacombe, chef d’orchestre
Originaire de Trois-Rivières, Jacques Lacombe a conquis la scène internationale grâce à sa remarquable habileté à communiquer l'esprit des œuvres ainsi qu'à sa grande polyvalence, lui permettant d'exceller aussi bien dans les répertoires symphonique, de ballet ou d'opéra.

Directeur artistique de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières depuis 2006, maestro Lacombe est devenu, en 2010, le premier chef d’orchestre québécois nommé au titre de directeur musical d’un orchestre américain : le New Jersey Symphony Orchestra. Il a auparavant occupé les postes de premier chef invité de l'Orchestre symphonique de Montréal, directeur musical et artistique de la Philharmonie de Lorraine (France), chef assistant de Charles Dutoit à l'OSM et chef d'orchestre attitré et directeur musical des Grands Ballets Canadiens. Invité par de nombreux orchestres et maisons d'opéra de prestige, maestro Lacombe s’est notamment produit au Metropolitan Opera de New York, au Covent Garden de Londres, au Deutsche Oper Berlin et à l’Opéra d'État de Bavière. Il a eu l'occasion d'accompagner plusieurs artistes renommés, tels que Yo-Yo Ma, Yefim Bronfman, Lang Lang et Roberto Alagna.

Outre les orchestres symphoniques de Trois-Rivières et du New Jersey, maestro Jacques Lacombe dirigera prochainement l’Orchestre symphonique de Québec (30 et 31 mai 2012) et il fera ses débuts au Carnegie Hall de New York le 9 mai 2012.

Marc-André Hamelin, piano
« En ce moment il n'y a personne comme lui. » - Alex Ross, The New Yorker

« Marc-André Hamelin se classe parmi les rares interprètes, toutes générations confondues, dont le talent défie l'imagination. » - John Terauds, Toronto Star

Pianiste salué pour sa musicalité et sa virtuosité, Marc-André Hamelin insuffle à ses interprétations sa liberté, son originalité et sa prodigieuse maîtrise du piano. Marc-André Hamelin est reconnu pour le regard neuf qu’il pose sur le grand répertoire classique tout aussi bien que son exploration d’œuvres moins connues des 19e et 20e siècles, que ce soit en enregistrement ou en concert.

Hamelin a amorcé la saison 2011-2012 à la BBC Proms avec un récital des œuvres de Liszt puis avec le BBC National Orchestra of Wales avec lequel il a interprété Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov. Pour ses débuts avec le Berliner Philharmoniker, il a joué la Symphonie n° 4 de Szymanowski. Il s’est également produit avec le Basel Symphony Orchestra, le Danish Radio Orchestra, le Helsingborg Symphony, le Chicago Symphony Orchestra, le Seattle Symphony Orchestra, l’Orchestre symphonique de Montréal et l’Orchestre symphonique de Québec. Au cours de cette saison, il interprète le rare Concerto pour piano de Busoni avec le Rundfunk Sinfonie Orchester Berlin, l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières et le New Jersey Symphony Orchestra sous la direction de Jacques Lacombe au Carnegie Hall lors du Spring for Music Festival.

Parmi les faits marquants de cette saison, Marc-André Hamelin a entrepris une tournée de récitals en Amérique du Nord, notamment à San Francisco, Philadelphie, Washington, Toronto et Montréal, qui s’est poursuivie sur la scène internationale au Wigmore Hall de Londres, au Festival de piano de Lucerne ainsi qu’au Danemark, en Allemagne, en Italie, au Portugal, en Russie et en Suède. En mars 2012, Hamelin retourne en Asie où il se produit avec le Singapore Symphony et le Hong Kong Philharmonic ainsi qu’en récital à Hong Kong et à Séoul.

Ces dernières saisons, Hamelin a joué à plusieurs reprises aux prestigieux Lincoln Center et Carnegie Hall de New York que ce soit en récital ou avec des orchestres symphoniques ou de chambre. Il a participé à la tournée internationale Schumann Piano Quintet avec le Takács Quartet. La Société Pro Musica de Montréal lui a rendu hommage avec une série de six concerts intitulée L'art de Marc-André Hamelin.

Marc-André Hamelin enregistre exclusivement pour Hyperion Records. Parmi les derniers ajouts à sa remarquable discographie, mentionnons des concertos de Reger et de Strauss enregistrés avec le Rundfunk-Sinfonie Orchester Berlin et un disque en solo des œuvres de Liszt qui a été sélectionné par Bryce Morrison pour le Gramophone's 2011 Critic's Choice feature. Un album réunissant ses propres compositions, Hamelin: Études, a été nommé aux Grammy Awards 2010 (sa neuvième nomination en carrière) et a reçu le premier prix de la German Record Critic's Association. Ses compositions sont publiées par Edition Peters. Ses disques parus sous étiquette Hyperion regroupent des concertos et des œuvres pour piano solo de Alkan, Busoni, Godowsky et Medtner, ainsi que des enregistrements en concert des pages de Brahms, Chopin, Haydn, Liszt et Schumann.

Résident de Boston, Marc-André Hamelin est le récipiendaire du prix Lifetime Achievement remis par la German Record Critic's Association, il est officier de l'Ordre du Canada, chevalier de l'Ordre du Québec et membre de la Société royale du Canada.


NOTES ANALYTIQUES
Par Claire-Émilie Calvert

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Ode funèbre en do mineur, K. 477 (1785)
Œuvre interprétée pour la première fois par l’OSTR.

Le 14 décembre 1784, Mozart joint la loge maçonnique de la « Bienfaisance », à Vienne et il est initié comme maître en un peu plus d’un an. Il compose alors l’Ode funèbre pour commémorer le décès de deux frères maçons et aristocrates viennois, le duc Georg August de Mecklenburg-Strelitz et le comte Franz Esterházy von Galántha. Naturellement, Mozart intègre plusieurs symboles maçonniques dans l’œuvre, notamment les tierces et sixtes parallèles. De plus, la tonalité de do mineur rappelle le « principe fondateur » et les trois bémols à la clef renforcent aussi l'importance des triades maçonniques. Cependant, la force spirituelle de l’œuvre réside ailleurs que dans la numérologie. En effet, Mozart articule son Ode autour d’un chant liturgique pascal célébrant la délivrance. Alternants cordes et vents en antiphonie, elle revêt effectivement le caractère funèbre de son titre. Néanmoins, l'Ode funèbre évolue vers le mode majeur, suggérant par le fait même une idée sereine de la mort, une vision consolatrice; la vie humaine n’ayant pour finalité que celle du corps, l’âme s’élevant doucement vers la lumière.

Jacques Hétu (1938-2010)
Le tombeau de Nelligan, opus 52 (1992)
Œuvre interprétée pour la première fois par l’OSTR.

La poésie de Nelligan a touché Jacques Hétu dès son adolescence : en quittant le collège à
15 ans, le compositeur avait dans ses bagages l'esquisse d’un chœur sur le fameux Vaisseau d’or. Par la suite, Hétu mettra en musique plusieurs textes du poète, dont Les Clartés de la nuit (1972), Les Abîmes du rêve (1982) et Les Illusions fanées (1988). En 1991, pour le cinquantième anniversaire de la mort du poète, Hétu compose une œuvre orchestrale dédiée à Raffi Armenian, Le Tombeau de Nelligan.

Sur un des manuscrits autographes du Tombeau, on peut lire ces vers écrits par Nelligan alors qu’il était interné :

«Je sens voler en moi les oiseaux du génie,
mais j’ai tendu si mal mon piège qu’ils ont pris
dans l’azur cérébral leurs vols blancs, bruns et gris,
et que mon cœur brisé râle son agonie»

Loin de rendre un hommage cérébral à ce poète au destin tragique, Hétu compose une musique troublante, communiquant une profonde tristesse. Caractéristique des œuvres d’Hétu à cette époque, l’écriture est résolument moderne et dramatique, mais toujours limpide grâce, entre autres, à une orchestration expressive. Avec le temps, Hétu se rapproche de la sérénité : « Je veux célébrer la vie plutôt que la douleur! », affirme-t-il, lors d’une entrevue en 2008. À la lumière de ces sages paroles, l’écoute du Tombeau nous fait espérer que l’on continue d'acclamer l’œuvre du grand musicien et qu’elle ne s’inscrive pas seulement dans notre patrimoine culturel, mais aussi dans le cœur du public.

Richard Wagner (1813-1883)
Parsifal - Enchantement du Vendredi saint (1878-82)
Œuvre interprétée pour la première fois par l’OSTR.

D’après l’autobiographie de Wagner, l’inspiration de son opéra Parsifal lui vint un matin du printemps 1852, plus précisément le Vendredi saint de cette année-là. Frappé par l'éclat de la nature, la glorieuse lumière printanière et les chants des oiseaux, Wagner se remémore le Parsifal de Wolfram von Eschenbach, un poète du 13e siècle qu'il a lu quelques années plus tôt. Les nobles possibilités offertes par le sujet, de même que sa thématique plus religieuse que mythologique, font écho à la beauté surnaturelle de cette sainte matinée. Pourtant, Wagner met l’idée de côté, mais il y reviendra après plus de vingt ans, pour son dernier opéra.

La scène de l'Enchantement du Vendredi saint a lieu au tout début du troisième acte. Parsifal retourne au temple du Graal après avoir reconquis la lance sacrée ayant blessé le Christ lors de la Passion sur la croix. Le chevalier Gurnemanz reconnaît en Parsifal le sauveur innocent et pur annoncé par la prophétie chrétienne. Puis, Kundry, une tentatrice repentie, lave les pieds du chevalier rédempteur avant son entrée dans le temple du saint Graal. L’Enchantement du titre provient de la nature transfigurée, de la résurrection printanière qu’observe Parsifal.

Cette scène porte toute la force symbolique de l’opéra : dans ce « festival scénique sacré » (le sous-titre est de Wagner), la musique devient un rituel. Créé le 26 juillet 1882 pour le tout nouveau Festspielhaus de Bayreuth, Parsifal révèle un Wagner au sommet de son art.

Ferruccio Busoni (1866-1924)
Concerto pour piano, chœur d’hommes et orchestre, opus 39 (1904)
Œuvre interprétée pour la première fois par l’OSTR.

Couronnement du cheminement artistique d’un compositeur méconnu, le Concerto pour piano de Busoni prend peu à peu la place qui lui revient dans le répertoire et sur la scène et, ce, grâce à des interprètes chevronnés qui osent offrir au public une musique nouvelle et d’une beauté indéniable.

« C'est presque toujours l'orchestre qui semble être possédé par les idées du compositeur et Busoni assis au piano, écoute, commente, décore et rêve », écrit Edward Dent, le biographe du compositeur. Effectivement, le Concerto de Busoni intègre intimement le soliste à la trame orchestrale, tout en poussant l'écriture pianistique aux limites extrêmes de la virtuosité. Orchestrée avec brio, l’œuvre se développe en cinq mouvements d'envergure symphonique, dans un langage aussi sophistiqué qu’inventif.

L'orchestre entame un allegro éloquent, accueillant les accords massifs du piano après une longue introduction aux harmonies changeantes. Suit la « pièce joyeuse », diaboliquement virtuose, une sorte de scherzo italien auquel fera écho le quatrième mouvement, une vive tarentelle à la rythmique étourdissante. Telle la clef de voûte de ce concerto construit en forme d'arche, l’imposant troisième mouvement se divise en quatre sections méditatives, presque philosophiques, comme une « symphonie pianistique » à l’intérieur du concerto.

L'œuvre s'achève avec le fameux « Cantico », qui fait réentendre plusieurs idées musicales des mouvements précédents soutenues par une et qui intègre un chœur d'hommes à l'instrumentation déjà colossale. Les paroles proviennent de la dernière scène d’Aladdin d'Adam Oehlenschläger (qui allait aussi inspirer Carl Nielsen en 1919). Dès 1902, Busoni pense à mettre le drame en musique, mais il ne compose qu'un chœur pour la scène finale, qu'il choisit plutôt d'intégrer à son Concerto pour piano. Une atmosphère mystérieuse et magique imprègne le dernier mouvement.

Composé avec une connaissance profonde des traditions et une conscience éclairée de la modernité, le Concerto de Busoni redéfinit le rôle du soliste avec brio, tout en synthétisant le cheminement et les aspirations d'un compositeur à découvrir.

PROCHAIN CONCERT
CARMINA BURANA
Samedi 12 mai 2012 à 20 h à la salle J.-Antonio-Thompson
Présenté en collaboration avec le Port de Trois-Rivières et le Groupe Prommel

Jacques Lacombe, chef d’orchestre
Nathalie Paulin, soprano
Michiel Schrey, ténor
James Westman, baryton
Éric Abramovitz, clarinette, finaliste du 28e Concours de l’OSTR
Ariane Brisson, flûte, finaliste du 28e Concours de l’OSTR
Charles-Alexis Côté, percussions, finaliste du 28e Concours de l’OSTR
Chœur de l’OSTR
Raymond Perrin, chef de chœur
Chœur de l'école Val-Marie

L’universellement acclamée Carmina Burana de Orff viendra couronner cette saison remarquable. Jacques Lacombe soulèvera solistes, chœurs et orchestre dans ce concert qui verra aussi se dérouler la grande finale du 28e Concours de l’OSTR.

L’OSTR reçoit l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec, de la Ville de Trois-Rivières et du Conseil des arts du Canada. Pour toute information additionnelle, contactez l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières au 819 373-5340. Consultez également le site Internet de l’OSTR au www.ostr.ca et sa page Facebook.

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