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Concerts

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Grand concert

Harpe Céleste

Samedi 20 janvier 2007 à 20h
Salle J.-Antonio-Thompson
Né d’un fragment d’éternité miroitant l’iridescente quête d’absolu et d’harmonie, ce programme portera à des sommets de raffinement la Symphonie no1, l’une des belles pages du romantisme brahmsien. Placé sous la direction de Gilles Bellemare, ce concert accueillera la soliste Valérie Milot (lauréate du prix Salzedo 2005 de l’American Harp Society) dont le jeu aérien et délicat s’exprimera dans une œuvre maîtresse d’Henriette Renié.
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Au programme
Mikaïl Ivanovitch Glinka
Rouslan et Ludmilla : ouverture
Henriette Renié
Concerto pour harpe et orchestre en do mineur
Johannes Brahms
Symphonie n° 1 en do mineur, op. 68
Une présentation
Causerie pré-concert
Animée par Michel Kozlovsky au foyer de la salle J.-Antonio-Thompson dès 19 h 30.
Cocktail Sinfonia
Charmante façon de conclure la soirée, le Cocktail Sinfonia se veut une occasion de fraterniser et d’échanger avec le chef d’orchestre, les solistes et les musiciens, tout en dégustant vins et fines bouchées (billet : 10 $)
Notes biographiques
Gilles Bellemare
Chef d'orchestre
Chef d’orchestre, compositeur et pédagogue, Gilles Bellemare fut à l’origine de la fondation de l’OSTR, dont il assuma les fonctions de directeur artistique et de chef attitré durant 27 années au cours desquelles le souci de rendre accessible la musique symphonique à un large public l’a toujours habité. Il a ainsi signé les arrangements et les orchestrations de pièces issues du répertoire de géants de la chanson, tels que Jacques Brel, Félix Leclerc, Édith Piaf, Gilles Vigneault, Claude Léveillé et maintenant Richard Desjardins. On lui doit également les orchestrations de Rhapsodie romantique d’André Mathieu, de même qu’une trentaine d’œuvres originales. Maestro Bellemare s’est également vu décerner, en 2005, le Prix Opus du directeur artistique de l’année.


Valérie Milot
Harpiste
Harpiste au jeu sensible, Valérie Milot nourrit une passion sans borne pour son instrument, et ce, depuis son tout jeune âge. Aujourd’hui âgée de 20 ans, elle est déjà lauréate nationale au Concours de Musique du Canada et récipiendaire du 1er prix au concours Clermont-Pépin. Valérie Milot a également remporté le prix du Salzedo à la prestigieuse compétition bisannuelle de l’American Harp Society, dès sa première participation, en juin 2005. Elle complète ses études supérieures au Conservatoire de musique de Trois-Rivières, sous la tutelle de Caroline Lizotte.


Élèves du Conservatoire de musique de Trois-Rivières
Collaboration spéciale


Jeunesses Musicales du Canada, section Trois-Rivières
Collaboration spéciale

Notes analytiques
Mikhaïl Ivanovitch Glinka (1804 – 1857)
Glinka étudia le violon, le piano et chant avant de travailler l’écriture musicale avec Siegfried Dehn à Berlin. De la Russie à l’Italie, la carrière de Glinka s’est déployée sur l’ensemble du continent européen, il fut par ailleurs le premier Russe joué à Paris. Ses voyages influencèrent son œuvre, nous pouvons y apprécier le métissage des musiques traditionnelles italiennes, espagnoles et russes. Chez Glinka, cette savante utilisation du folklore jumelée à sa maîtrise de l’art de l’instrumentation relèvent de la science et suscitèrent l’admiration de Berlioz. En ce domaine, aussi bien qu’au plan de l’art vocal et dramatique, Glinka eut une influence déterminante sur l’ensemble de l’école russe du 19e siècle. Outre une abondante quantité d’œuvres de musique de chambre, de pièces pour piano et de mélodies ainsi que quelques œuvres symphoniques, nous retenons ses opéras Une vie pour le tsar et Rousslan et Ludmilla dont nous entendrons ce soir l’irrésistible ouverture. Cette brève ouverture constitue, comme il était fréquent à cette époque, un résumé de l’opéra, dont les trois thèmes sont clairement exposés : dans un premier temps, une présentation du belliqueux Rouslan, puis des forces du mal incarnées par Tchernomor et en finale, l’amour de Rouslan pour Ludmilla.

Henriette Renié (1875 – 1956)
Harpiste, compositrice et pédagogue, Henriette Renié a entièrement dédié son existence à la musique. Esprit libre doté d’une détermination peu commune, Renié a décidé, dès l’âge de cinq ans, qu’elle serait une grande virtuose de la harpe... Enfant prodige, elle remporte à onze ans le prestigieux Premier prix de harpe au Conservatoire de Paris. Celle qui deviendra l’une des harpistes les plus influentes fut de plus une pédagogue dévouée, on compte parmi ses élèves les meilleurs harpistes de cette époque, pensons à Carlos Salzedo, Marcel Grandjany et Mildred Dilling. Ne s’accordant aucun répit malgré une santé chancelante, elle développa même la fameuse Méthode pour la harpe, une méthode mondialement reconnue et largement utilisée encore de nos jours. Pionnière, elle démontra par sa brillante carrière que le génie musical n’a pas de genre, elle fut d’ailleurs l’une des premières femmes à recevoir la Légion d’honneur. Compositrice active, on lui doit quantité de transcriptions, de même que 23 œuvres originales, dont Concerto pour harpe et orchestre en do mineur et Légende qui sont sans nul doute les pièces les plus exigeantes du répertoire.

Johannes Brahms (1833 – 1897)
Compositeur, pianiste et chef d’orchestre allemand Brahms apparaît comme l’un des grands maîtres du 19e siècle. D’origine modeste, il se produit en public dès son plus jeune âge, que ce soit dans un ensemble de chambre ou au cabaret. Sa carrière s’amorce véritablement en 1853, alors qu’il accompagne le violoniste Eduard Remenyi en tournée et fait la connaissance de Clara et Robert Shumann. Cette rencontre déterminante augure ses débuts en tant que compositeur. Entre classicisme et romantisme, son oeuvre profondément libre et personnelle exalte la musique pure à la fois portée par la densité des émotions et soucieuse d’une architecture rigoureuse. Brahms écrivit quatre symphonies. La Première, fut créée à Karlsruhe le 4 novembre 1876. Brahms débuta la composition de cette symphonie en 1854, peu après sa rencontre avec Shumann, pour ne la terminer que 20 ans plus tard. Héritier de Beethoven, dont nous pouvons déceler certaines références évidentes, particulièrement dans cette Symphonie no 1, Brahms s’en différencie en renonçant au scherzo. Il n’en demeure pas moins que cette symphonie est, sans doute, l’une des plus belles pages du romantisme brahmsien.

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