Notes biographiques
Maestro Jacques Lacombe
Chef d'orchestre

Salué dès le début de sa carrière comme l'un des jeunes chefs d'orchestre les plus prometteurs de sa génération, Jacques Lacombe a conquis la scène internationale grâce à sa grande polyvalence, lui permettant d'exceller aussi bien dans les répertoires symphonique, de ballet ou d'opéra, ainsi qu'à sa remarquable habileté à communiquer l'esprit des œuvres, lui qui dirige souvent sans partition.
Originaire de Trois-Rivières (secteur Cap-de-la-Madeleine), Jacques Lacombe a reçu sa formation musicale au Conservatoire de musique du Québec de Trois-Rivières et de Montréal, ainsi qu'à l'Académie de musique de Vienne, dont il est diplômé en direction d'orchestre et en direction chorale. Il a étudié avec Karl Oesterreicher, Raffi Armenian, Günther Theuring, Harald Goertz et Raymond Daveluy.
Au cours de sa carrière, maestro Lacombe a occupé les postes de premier chef invité de l'Orchestre symphonique de Montréal (2002 à mai 2006), de directeur musical et artistique de la Philarmonie de Lorraine à Metz en France (1998 à 2001), de chef assistant de Charles Dutoit à l'Orchestre symphonique de Montréal (1994 à 1998), il fut également chef d'orchestre attitré et directeur musical des Grands Ballets Canadiens (1990 à 2004). En janvier 2004, il a conquis la critique et le public du prestigieux Metropolitan Opera de New York en dirigeant six représentations de Werther de Jules Massenet.
Jacques Lacombe est régulièrement invité par de nombreux orchestres et maisons d'opéra de prestige, notamment le Royal Opera House de Covent Garden à Londres, le Badisches Staatstheater de Karlsruhe en Allemagne, l'Opéra-Théâtre de Metz et le Théâtre d'Avignon en France, l'Opéra Royal de Wallonie en Belgique, les opéras de Philadelphie et Milwaukee, ainsi que l'Opéra de Montréal. Il a eu l'occasion d'accompagner plusieurs artistes de renommée internationale, tels que Dimitri Hvorostovski, Jennifer Larmore, Richard Leech, Louis Quilico, Pascal Rogé, Diana Soviero et Pieter Wispelwey. Il a également enregistré à plusieurs reprises pour la radio, la télévision et le disque.
Chantal Dionne
Soprano

Lauréate au Concours Musical International de Montréal 2005, le soprano canadien Chantal Dionne a récemment triomphé en Italie où elle a remporté le Premier Prix, ainsi que le Prix du public et le Prix Associazione Teatro del Opera au 56e Concours International Gian Battista Viotti / chant 2005 à Vercelli.
Chantal Dionne a déjà plusieurs rôles d’opéra à son actif, dont Pamina dans Die Zauberflöte, Zerlina dans Don Giovanni ainsi que Susanna et la Comtesse dans Les Noces de Figaro de Mozart. Elle a participé à la création de deux opéras et ses plus récentes prestations à l’opéra incluent le rôle de Marguerite dans Faust de Gounod, de Manon dans l’oeuvre du même nom de Massenet, le rôle de Rosalinde dans Die Fledermaus de Strauss ainsi que le rôle de Girolama dans Don Juan de Manara de Tomasi, qu’elle a récemment donné à l’Opéra de Limoges, en France. Prochainement, nous pourrons entendre Madame Dionne en Europe dans les rôles suivants : Marguerite dans Faust de Gounod, Micaëla dans Carmen de Bizet ainsi que Pamina dans Die Zauberflöte de Mozart.
Olivier Laquerre
Baryton

Le jeune baryton-basse Olivier Laquerre s'est mérité plusieurs prix dont le Prix Joseph-Rouleau (Premier Prix) au concours d'art vocal des Jeunesses musicales du Canada (Montréal) et le Prix du plus jeune finaliste au Concours international de chant de Paris (France). Il chante Le Messie de Händel à de nombreuses occasions; il est également invité à interpréter le Magnificat et la Passion selon Saint-Jean de Bach et la Neuvième symphonie de Beethoven à de maintes occasions. Olivier Laquerre chante régulièrement avec les orchestres symphoniques canadiens, donc ceux de Québec, Montréal, Halifax et Terre-Neuve.
Sur scène, Olivier Laquerre a, entre autres, interprété les rôles d'Escamillo dans Carmen de Bizet, Leporello dans Don Giovanni de Mozart, Achillas dans Giulio Cesare de Händel, Don Alvaro dans Il Viaggio a Reims de Rossini, Andrei Shchelkalov dans Boris Godounov, Oronte dans Médée de Charpentier, Ottone dans L'Incoronazione di Poppea, de Monteverdi et du Messager dans Oedipus Rex de Stravinsky, oeuvre qui a été applaudie au Festival international d’Edinburgh et à Toronto.
Marie-Hélène Trempe
Pianiste, lauréate du 22e Concours annuel de l’OSTR

Marie-Hélène Trempe a 23 ans et elle complète actuellement une maîtrise en interprétation à l’Université de Montréal avec le pianiste Jean Saulnier. Après avoir accumulé un nombre impressionnant de premiers prix dans différents concours de piano, elle remporte, en 2002, la première place au Concours de musique du Canada. Elle a également reçu le premier prix au concours annuel de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières en 2006. Elle est de plus lauréate du concours des Jeunes artistes de Radio-Canada à 3 reprises, d’un prix spécial d’interprétation au Crescendo Summer Institute of the Arts en Hongrie et du prix Boaz Sharon à l’occasion des 8e journées de la musique françaises.
Marie-Hélène Trempe a été soliste avec l’Orchestre Philharmonique du Nouveau-Monde en 2003 et 2006. Elle s’est également produite à la télévision avec Angèle Dubeau, à la chaîne culturelle de Radio-Canada, au cinéma et elle a participé à l’enregistrement de plusieurs disques réalisés en concert à la salle Claude-Champagne de Montréal.
Elle est invitée depuis 2003 à travailler avec des maîtres aux États-Unis et elle a été sélectionnée par l’Académie internationale de piano de Prague pour participer, à l’été 2004, à son réputé masterclass international. En 2005, elle a travaillé avec Sergei Forostyany au Crescendo Summer Institute of the arts en Hongrie. Elle a aussi travaillé durant les étés 2005 et 2006 avec les pianistes Alain Lefèvre, Jacques Rouvier, Robert Silverman et Jean Saulnier au Centre d’Arts Orford.
Claude Léveillé
Chef de choeur

Claude Léveillé est originaire de Champlain. Il y débuta ses études musicales à l’âge de 6 ans. Par la suite, il perfectionna l’art du chant choral pendant près de 15 années auprès de Mgr Claude Thompson au sein de la Maîtrise des Petits Chanteurs de Trois-Rivières. Claude a étudié la technique vocale auprès de Céline Dusseault et au Conservatoire de musique de Trois-Rivières dans la classe de Louise Lebrun.
Après un séjour en France où il a fait un stage au Conservatoire de musique de Tours, Claude revient au Québec et entreprend des études en sciences politiques à l’Université Laval. Parallèlement, il continue à chanter au sein de différents chœurs de la région de Québec et se perfectionne en direction chorale en participant à certains stages de l’Alliance des Chorales du Québec.
Claude Léveillé a été adjoint à la directrice des Petits Chanteurs de Charlesbourg (1996-2001), chef assistant du Chœur de l’Université Laval (2000-2005) et chef de pupitre des ténors du chœur de l’Orchestre symphonique de Québec (2004-2005).
En janvier 2001, il prend la direction artistique et musicale du Chœur sacré de Saint-Roch, devenu, en septembre de la même année, l’Ensemble Polyphonia de Québec. Cet ensemble a remporté le 2e Prix de sa catégorie lors de la 16e édition (2006) du Concours national des chorales d’amateurs de Radio-Canada.
De retour en Mauricie, Claude Léveillé a pris la relève à la direction artistique et musicale de l’Ensemble vocal de l’U.Q.T.R et dirige également le Chœur du Roy, un choeur regroupant des employé(e)s de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy.
Raymond Perrin
Chef de choeur

D’abord formé comme organiste aux conservatoires de Trois-Rivières et de Strasbourg, Raymond Perrin a bénéficié, pour la direction chorale, de l'enseignement de Jose Aquino (France) et de Hermann Max (Suisse).
Professeur agrégé à l'Université de Montréal où il est responsable des activités chorales, depuis septembre 2004. Il dirige également la chorale du Conservatoire de Trois-Rivières, où il enseigne aussi l’orgue. Comme chef de chœur, il a, par le passé, assumé la direction de la Maîtrise du Cap, des chœurs de l'Université du Québec à Trois-Rivières, de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières et du Grand Chœur du Festival de Lanaudière. Outre ses activités de chef de chœur, Raymond Perrin est également compositeur, arrangeur et accompagnateur. On le connaît également comme arbitre en chef de la Ligue d’improvisation à l’orgue du Québec, laquelle a présenté l’improvisation et l’orgue en général sous un nouveau jour aux publics du Québec et de France.
En 1998, Raymond Perrin fonde l’Ensemble Vocalys en faisant appel aux meilleures voix de la région de la Mauricie réunies autour d’un objectif commun : offrir au public le répertoire choral de toutes les époques et écoles avec un souci marqué de qualité et d’authenticité. Par l’extraordinaire homogénéité vocale qui le caractérise et par l’originalité de ses programmations, Vocalys a, dès ses premières prestations, séduit les auditoires. Son tout premier concert, présenté dans le cadre de l’International de l’Art Vocal et consacré au huitième livre de madrigaux de Monteverdi, fut une véritable révélation. La vivacité et la fougue de l’ensemble tout autant que par la capacité de chacun de ses membres d’assumer un rôle de soliste tout autant que de se fondre dans un ensemble font de Vocalys l’une des plus prestigieuses formations vocales du Québec.
Vite remarqué par des producteurs importants, Vocalys a répondu favorablement à diverses invitations prestigieuses (tournées canadiennes et américaines avec des artistes vocaux de la scène internationale, invitations à de prestigieux festivals, concerts avec l’OSTR). Le répertoire de l’ensemble couvre tout le spectre de l’écriture chorale, du Moyen-Âge à la musique actuelle sans pour autant se cantonner dans un genre ou un style particulier (productions médiévales ou baroques avec instruments d’époque, programmes dédiés à Schubert, Schütz, Messe en si mineur de Bach, concerts dédiés à Mondonville, Mendelssohn, Ravel…). Vocalys a fait des clins d’œil à la musique plus populaire en chantant un hommage aux King’s Singers et aux Swingle Singers.
Notes analytiques
Bedrich Smetana
Né le 2 mars 1824 à Litomysl (Bohême)
Mort le 12 mai 1884 à Prague
Smetana fera preuve dès son plus jeune âge d’impressionnantes aptitudes pour le violon, le piano et surtout la composition, il y consacra d’ailleurs l’essentiel de sa carrière, ce qui ne l’empêcha pas de fonder deux écoles de musique et la société chorale Hlahol, en plus d’être nommé chef d’orchestre du Théâtre d’opéra de Prague de 1866 à 1874. Nous retenons parmi ses nombreuses œuvres, ses opéras (
La Fiancée vendue) et ses poèmes symphoniques, qui en firent le père de la symphonie tchèque, dont Dvorak sera l’héritier. Smetana consacra les dernières années de sa vie au vaste cycle de six poèmes symphoniques regroupés sous
Ma Vlast (« Ma Patrie »). Amorcé en 1874, cet ouvrage imposant, digne du nationaliste convaincu que fut Smetana, rend hommage à l’histoire et à la beauté des paysages tchèques. Certes l’œuvre la plus célèbre du cycle,
La Moldau (« Vltava »), créée à Zofin le 4 avril 1875, parvient même à occulter les cinq autres. Smetana donne ici à la rivière Moldau, un affluent de l’Elbe, une telle envergure qu’elle attise une fierté nationale analogue à celle ressentie par les autrichiens pour le Danube.
Wolfgang Amadeus Mozart
Né le 27 janvier 1756 à Salzbourg
Mort le 5 décembre 1791 à Vienne
« Le plus prodigieux génie l’a élevé au-dessus de tous les maîtres, dans tous les arts et dans tous les temps », écrivait Wagner à propos de Mozart. Enfant prodigue, Mozart manifeste dès l’âge de trois ans d’exceptionnelles dispositions musicales. S’amorce alors un parcours de la démesure où triomphe éclatant et enthousiasme déchaîné se disputent ennuis financiers et oubli. Le génie musical de Mozart s’est exprimé à travers un répertoire foisonnant de chefs-d'œuvre dont la musicalité et l’esthétisme sont toujours aussi pertinents maintenant, plus de deux siècles après sa naissance. Parmi les 27 concertos pour piano et orchestre laissés par Mozart, le
Concerto pour piano no 17 fut le seul à utiliser la tonalité de sol majeur. Dédié à Babette Ployer, elle créa elle-même ce concerto à Döbling le 10 juin 1784.
Ralph Vaughan Williams
Né le 12 octobre 1872 à Down Ampney (Gloucestershire)
Mort le 26 août 1956 à Londres
Bien que considéré comme le pivot du renouveau musical anglais du XX
e siècle, Vaughan Williams s’intéressa tout d’abord au répertoire de chansons populaires de son pays. L’influence de la musique populaire mêlée à celles des musiques élisabéthaine et jacobéenne des XVI
e et XVII
e siècles sera d’ailleurs marquante dans son œuvre future. Car, ce n’est que tardivement qu’il s’intéresse à l’orchestration, qu’il étudie d’ailleurs avec Ravel en 1907 et 1908. Il aborda par la suite les genres musicaux les plus divers : opéra, messe, oratorio, sonate, symphonie. La première de ses neuf symphonies fut d’ailleurs créée le 12 octobre 1910 au Festival de Leeds. Oeuvre ambitieuse et opulente par l’effectif requis (1 soprano, 1 baryton, 100 choristes et 60 musiciens), la
Sea Symphony relève des similitudes avec la
Symphonie des mille de Mahler, créée un mois plus tôt, notamment sur le plan de l’utilisation continue des voix, du début à la fin de l’œuvre. Le livret signé par Walt Whitman est composé de quatre poèmes inspirés par la mer pour chacun des mouvements. Le premier mouvement en est un de célébration, de deuxième de méditation, le troisième, où les solistes sont absents, est un scherzo métaphorique et le dernier, aux allures de cantates, se veut une réflexion sur l’existence.