Concert commenté (orchestre de chambre)
Divin Mozart
Dimanche 21 octobre 2007
à 14 h 30
Salle J.-Antonio-Thompson
Sans conteste la plus célébrée des œuvres de Mozart, sa quarantième et avant-dernière symphonie incarne à elle seule l’esprit romantique par sa fièvre, ses murmures, sa douce mélancolie et sa ferveur. Au pupitre, Jacques Lacombe inaugura la nouvelle série de concerts commentés et accueillera, en levée de rideau, l’Orchestre symphonique de jeunes Philippe-Filion.
Jacques Lacombe chef d'orchestre
En levée de rideau*
L'Orchestre symphonique de jeunes Philippe-Filion
Monique Gagnon Carbonneau chef d'orchestre
Notes biographiques
Jacques Lacombe
Chef d'orchestre

Salué dès le début de sa carrière comme l'un des jeunes chefs d'orchestre les plus prometteurs de sa génération, Jacques Lacombe a conquis la scène internationale grâce à sa grande polyvalence, lui permettant d'exceller aussi bien dans les répertoires symphonique, de ballet ou d'opéra, ainsi qu'à sa remarquable habileté à communiquer l'esprit des œuvres, lui qui dirige souvent sans partition.
Originaire de Trois-Rivières (secteur Cap-de-la-Madeleine), Jacques Lacombe a reçu sa formation musicale au Conservatoire de musique du Québec de Trois-Rivières et de Montréal, ainsi qu'à l'Académie de musique de Vienne, dont il est diplômé en direction d'orchestre et en direction chorale. Il a étudié avec Karl Oesterreicher, Raffi Armenian, Günther Theuring, Harald Goertz et Raymond Daveluy.
Au cours de sa carrière, maestro Lacombe a occupé les postes de premier chef invité de l'Orchestre symphonique de Montréal (2002 à mai 2006), de directeur musical et artistique de la Philarmonie de Lorraine à Metz en France (1998 à 2001), de chef assistant de Charles Dutoit à l'Orchestre symphonique de Montréal (1994 à 1998), il fut également chef d'orchestre attitré et directeur musical des Grands Ballets Canadiens (1990 à 2004). En janvier 2004, il a conquis la critique et le public du prestigieux Metropolitan Opera de New York en dirigeant six représentations de Werther de Jules Massenet.
Jacques Lacombe est régulièrement invité par de nombreux orchestres et maisons d'opéra de prestige, notamment le Royal Opera House de Covent Garden à Londres, le Badisches Staatstheater de Karlsruhe en Allemagne, l'Opéra-Théâtre de Metz et le Théâtre d'Avignon en France, l'Opéra Royal de Wallonie en Belgique, les opéras de Philadelphie et Milwaukee, ainsi que l'Opéra de Montréal. Il a eu l'occasion d'accompagner plusieurs artistes de renommée internationale, tels que Dimitri Hvorostovski, Jennifer Larmore, Richard Leech, Louis Quilico, Pascal Rogé, Diana Soviero et Pieter Wispelwey. Il a également enregistré à plusieurs reprises pour la radio, la télévision et le disque.
Monique Gagnon Carbonneau
Chef d'orchestre, En levée de rideau

Oeuvrant auprès des jeunes musiciens depuis trente ans, Monique Gagnon Carbonneau a enseigné le violon dans plusieurs institutions de la région, notamment au sein des Ateliers de Violon de Shawinigan, ainsi qu’à Gentilly, Louiseville, Cap-de-la Madeleine, St-Alexis-des-Monts et Trois-Rivières. Elle organise à chaque année plusieurs concerts, démonstrations et camps musicaux pour permettre à ses jeunes élèves de se développer.
À sa première participation à la compétition Music Fest Québec, elle a obtenu la mention Or avec l'Orchestre à cordes Laperrière et Verreault de l'Académie les Estacades, avec invitations de s’exécuter à Vancouver et Toronto. Elle a d'ailleurs participé à l'enregistrement d'un disque avec ce même ensemble. En juin 1998, elle devient chef attitré de l'Orchestre symphonique junior de l'Académie les Estacades. En 2000, elle a dirigé un groupe de jeunes des Ateliers de violon de Shawinigan lors d’une tournée en Belgique. À l’été 2004, Les violons de Shawinigan se rendent dans la péninsule acadienne pour fêter les 400 ans de l’Acadie en interprétant des reels tirés du répertoire folklorique de L’Irlande, de l’Écosse, du Québec et de l’Acadie. À cette occasion, Antonine Maillet l’a accueillie personnellement à Bouctouche. Un disque compact a d’ailleurs été enregistré pour cette occasion. Depuis septembre 2004, elle a repris la direction de l’Orchestre symphonique de jeunes Philippe-Fillion en plus de revoir le programme de violon de l’Académie de musique de l’Université du Québec à Trois-Rivières (novembre 2004).
Monique Gagnon Carbonneau obtient beaucoup de succès auprès de jeunes qu'elle dirige grâce à sa préoccupation constante qui vise à leur communiquer le goût et l'amour de la musique. L’année dernière, elle a été consacrée l’une des 52 Personnalités de la Mauricie avec le titre Tête d’affiche Radio-Canada-Le Nouvelliste pour sa carrière dédiée à l’éducation musicale des jeunes.
Notes analytiques
Wolfgang Amadeus Mozart
Né le 27 janvier 1756 à Hambourg
Mort le 5 décembre 1791
« Le plus prodigieux génie l’a élevé au-dessus de tous les maîtres, dans tous les arts et dans tous les temps », écrivait Wagner à propos de Mozart. Enfant prodigue, Mozart manifeste dès l’âge de trois ans d’exceptionnelles dispositions musicales. S’amorce alors un parcours de la démesure où triomphe éclatant et enthousiasme déchaîné se disputent ennuis financiers et indifférence. Le génie musical de Mozart s’est exprimé à travers un répertoire foisonnant de chefs-d'œuvre, dont la musicalité et l’esthétisme sont toujours aussi pertinents maintenant, plus de deux siècles après leur écriture.
Retour à l’été 1788, Mozart a 32 ans, sa situation financière est au plus mal, il souffre la mort en bas âge de sa fille et du fléchissement de la faveur populaire, néanmoins, cette période s’avère des plus prolifiques artistiquement, puisqu’il composa, en à peine neuf semaines, ses trois dernières symphonies, dont la plus célèbre demeure la Symphonie no 40 en sol mineur (k. 550). Sublimement belle, fiévreuse et tragique, la quarantième annonçait déjà l’époque romantique. Des deux versions connues, la seconde à laquelle se sont ajoutées les clarinettes est la plus fréquemment interprétée, toutes deux proposent cependant une orchestration aérienne, sans trompette ni timbale. C’est d’ailleurs la seule, avec la Symphonie no 25, qu’il ait écrite en sol mineur. Créée le 16 avril 1791 à Vienne sous la direction d’Antonio Salieri, cette symphonie fut la dernière qu'il entendra de son vivant.