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Concerts

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Grand concert

Hymne à la vie

Samedi 17 novembre 2007 à 20 h
Salle J.-Antonio-Thompson
En dépit de son titre, Un requiem allemand, ce chef-d’œuvre de la musique chorale de Brahms se veut avant tout une musique de consolation et d’espérance destinée aux vivants, telle une promesse de félicité. Ce concert, confié au chef d’orchestre Louis Lavigueur, sera porté par les voix unies du baryton Marc Belleau, de la soprano Monique Pagé et de l'ensemble vocal Polymnie et s’ouvrira sur le sublime Te Deum de Clermont Pépin, décédé en septembre 2006. Jacques Lacombe, qui fut élève de monsieur Pépin, a voulu par ce concert rendre hommage à son ancien professeur.

Louis Lavigueur chef d'orchestre
Marc Belleau baryton
Monique Pagé soprano
Ensemble vocal Polymnie
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Au programme
Clermont Pépin
Te Deum
Johannes Brahms
Un requiem allemand, opus 45
Une présentation
Causerie pré-concert
Animée par Michel Kozlovsky au foyer de la salle J.-Antonio-Thompson dès 19 h 30.
Cocktail Sinfonia
Charmante façon de conclure la soirée, le Cocktail Sinfonia se veut une occasion de fraterniser et d’échanger avec le chef d’orchestre, les solistes et les musiciens, tout en dégustant vins et fines bouchées (billet : 10 $).
Notes biographiques
Louis Lavigueur
Chef d'orchestre
Louis Lavigueur commence sa carrière comme flûtiste, choriste, puis chef de chœur. Après des études de maîtrise aux Universités Laval et McGill, il perfectionne ses connaissances en direction à Montréal, auprès de Franz-Paul Decker, puis, en France, aux Pays-Bas et aux États-Unis.

Certes l’un des rares chefs à diriger aussi bien les chœurs que les orchestres, Louis Lavigueur est à la tête de plusieurs formations chorales, dont le chœur du Conservatoire de musique de Montréal depuis 1980, les cinq chœurs du programme Musique-Etudes de l’École Pierre-Laporte depuis 1985, l’Ensemble vocal Polymnie de Longueuil depuis 2002 et le Chœur Polyphonique de Montréal depuis 2003, en plus d’agir à titre de chef-adjoint et coordonnateur de l’Orchestre du Conservatoire de musique de Montréal (1980), de chef de l’Orchestre de Pierre-Laporte (1985), de directeur artistique et chef de l’Orchestre symphonique des Jeunes de Montréal (1986) et de l’Ensemble Sinfonia de Montréal (2001).

Pédagogue recherché, Louis Lavigueur a enseigné aux Universités Laval, McGill et de Montréal, ainsi qu’au Conservatoire de musique de Montréal où il est toujours actif, en plus d’avoir diriger plusieurs orchestres de jeunes, dont celui de Shawinigan. En tant que chef invité, ce lauréat du Concours international de jeunes chefs d’orchestres de Besançon (France) a dirigé plusieurs orchestres au Canada, en France, en Suisse et en République tchèque. Il a fréquemment enregistré des émissions, tant à la radio qu’à la télévision de Radio-Canada. Il a de plus participer à l’enregistrement de plusieurs disques avec l’Orchestre Métropolitain et l’OSJM avec lequel il a effectué des tournées en France et en Grèce.


Marc Belleau
Baryton
Natif de Montréal, Marc Belleau a été, pendant deux ans, membre de l’Atelier Lyrique de l'Opéra de Montréal où il s'est vu décerner la bourse Louis Quilico. Il a été deux fois récipiendaire d’une bourse de la Fondation Jacqueline Desmarais pour les Jeunes Chanteurs Canadiens. Le Conseil des Arts du Québec lui a aussi accordé une aide financière lui permettant de se classer comme finaliste au Concours d’art lyrique de Marmande en France dans les catégories Mélodie et Opéra. Il a travaillé avec des chefs d'orchestre tels que, Bernard Labadie, Charles Dutoit, Paul Sacher, Michelangelo Veltri, Christian Badea et David Agler.

A l'opéra, il a été soliste dans plusieurs productions telles que: Andrea Chenier, Roméo et Juliette, Madama Butterfly, La Traviata, Les contes d'Hoffmann, La Fille du régiment, The Student Prince, Salomé, Pénélope, The Rape of Lucretia, Le Barbier de Séville, La Veuve joyeuse, La cambiale di matrimonio, Ariadne auf Naxos, Un ballo in maschera et Alexandre Bis. Il a chanté pour différentes maisons d’opéra canadienne: Montréal, Québec, Vancouver, Ottawa, et en Europe : Rennes, Tours, Caen et Rouen. Plus spécifiquement, il a chanté plusieurs rôle à l’Opéra de Québec parmi lesquels : « Sharpless » (Madame Butterfly), « Comte DeGrieux » (Manon), « Zuniga » (Carmen), « d’Estillac » (La Veuve joyeuse), « Baron Douphol » (La Traviata).

En concert il a pris part, avec l'Orchestre symphonique de Montréal, aux enregistrements de l’Opéra Les Troyens et de l'oratorio L'Enfance du Christ d'Hector Berlioz. Il a été réinvité pour tenir le rôle de « Presto » dans Les Mamelles de Tirésias de Poulenc au prestigieux Festival de Lanaudière. Avec le Festival de la ville de Lachine, il a chanté dans la 9e symphonie de Beethoven avec l’orchestre Métropolitain, sous la direction de Yannick Nézet-séguin. Avec le Studio de musique ancienne, sous la direction de Christopher Jackson, il a été soliste pour leurs concerts intitulés Vespre della beata vergine (C.Monteverdi), Magnificat et Oratorio de Noël (J.S.Bach), ainsi que Campra à Versaille (André Campra). C’est en France, qu’il a fait ses débuts européens comme concertiste, avec la Philharmonie de Lorraine dans Un Requiem allemand, op.45 de Brahms. Monsieur Belleau a également eu l'occasion d'interpréter quelques messes et oratorios. A l’automne 2007, Marc Belleau chantera dans la production Carmen, le rôle de « Zuniga » avec la maison d’opéra d’Edmonton. Au printemps 2008, il interprétera le rôle de « Publio » dans la Clémence de Titus de Mozart avec le Théâtre Lyrique de Rouen, en France.


Monique Pagé
Soprano
Née à Québec, le soprano Monique Pagé est une figure bien connue de la scène lyrique canadienne, tant pour ses rôles à l’opéra, que pour la musicalité raffinée qu’elle révèle en récital et en concert. 

À l’opéra, elle s’est distinguée dans plusieurs rôles importants du répertoire, dont « Violetta » (La Traviata), « Mimì » (La Bohème), « Marguerite » (Faust), « La Contessa » (Le Nozze di Figaro), « Alcina » (Alcina), « Donna Elvira » (Don Giovanni), « Susanna » (Le Nozze di Figaro), « Micaëla » (Carmen) et « Susanna » (Il Segreto di Susanna), sur les scènes des opéras de Montréal, de Québec, de Vancouver, du Manitoba, d’Edmonton, de Saskatchewan et de l’Opera Lyra Ottawa, ainsi qu’en tournée avec l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Montréal. Madame Pagé a fait ses débuts en France, dans l’opéra L’appel de la Mer d’Henri Rabaud, à l’Opéra de Nancy et de Lorraine. En mars 2003, elle s’est produite à Moscou, où elle a donné des récitals dans le cadre des Journées du Québec.

Cultivant avec un égal plaisir son intérêt pour des genres musicaux diversifiés, Monique Pagé possède aussi un vaste répertoire de lieder, mélodies, oratorio et musique sacrée qu’elle a interprété avec des ensembles reconnus, tels que Les Violons du Roy, Le Studio de Musique Ancienne de Montréal, l’Orchestre Baroque de Montréal, l’Orchestre Symphonique de Montréal, l’Orchestre Symphonique de Québec, I Musici, Appassionata, McGill Chamber Orchestra et sur les ondes de Radio-Canada/CBC. Monique Pagé a aussi paru dans le film Puccini ou la fin de la voix diffusé sur ARTV, dans lequel elle prête sa voix à plusieurs héroïnes légendaires des opéras de Puccini, ainsi que dans Opera Stories (Fausta) et dans Opera Easy, deux séries diffusées sur Global et Bravo.

On a pu l’entendre, cette saison, dans La Flûte Enchantée avec la Calgary Opera, l’Orchestre Symphonique de Montréal, la Société de Musique de Chambre de Québec et Radio-Canada dans un programme Beethoven et Spohr, en récital avec les Poètes de l’Amérique Française à Montréal, en Syrie et au Liban, ainsi que dans le nouvel opéra de chambre d’Éric Lefebvre Constance ou les amours de Mozart. Ses prochains engagements comprennent entre autres La Symphonie des mille de Mahler avec l’Orchestre Symphonique de Québec, le Stabat Mater de Pergolèse avec la Sinfonia de Lanaudière, le Stabat Mater de Dvoràk, le Requiem allemand de Brahms, et une tournée de concerts dans les Maritimes avec le New Brunswick Symphony et le ténor canadien Marc Hervieux.

Monique Pagé est récipiendaire de nombreux prix, dont le Prix Raoul-Jobin, le Prix John-Newmark, le Prix Diana-Soviero, le Prix Joseph-Rouleau (prix des Jeunesses Musicales du Canada) et le Prix de scène du Gala d’excellence des arts et de la culture du Québec.



Polymnie
Ensemble vocal
Fondé en 1977, l’Ensemble vocal Polymnie de Longueuil regroupe 80 choristes que dirige avec brio, depuis quatre ans Louis Lavigueur, successeur de Jean-Pierre Guindon qui dirigeait l’ensemble depuis 1986.

Membre de l’Alliance des chorales du Québec, reconnu comme un ensemble semi-professionnel par le ministère de la Culture et des Communications du Québec et organisme subventionné par de la SODAC, l’Ensemble vocal Polymnie a le privilège de se joindre régulièrement à l’Orchestre symphonique de Longueuil, dirigé par Marc David, notamment, lors de l’interprétation de "l’Ode à la joie" de la 9e symphonie de Beethoven, en avril dernier. L’Ensemble vocal Polymnie se joint aussi régulièrement à l’Orchestre symphonique des jeunes de Montréal, de même qu’à l’Ensemble Sinfonia de Montréal, tous deux également dirigés par Louis Lavigueur.

Le répertoire de Polymnie comprend des œuvres de différents courants musicaux de la Renaissance à nos jours, réservant une place de choix aux compositeurs québécois, tels Marie Bernard, Raymond Daveluy, Pierre Grandmaison, Rachel Laurin, Michel Massé, Alain Payette, Massimo Rossi et Clermont Pépin.

Au fil des années, Polymnie a interprété de grandes œuvres chorales, dont le Requiem de Mozart, le Magnificat de Bach, Carmina Burana de Carl Orff, le Messie de Haendel. Plus récemment, Polymnie ajoutait à son répertoire d’œuvres majeures la Messe en ré de Dvorak, le Requiem de Fauré, le Magnificat de Rutter, la Passion selon Saint-Jean de Bach, le Gloria de Poulenc, l’impressionnant Oratorio à double chœur de Haendel, Israel en Égypte, la Cantate de Noël d’Arthur Honegger, trois motets a cappella extraits des Six Proverbes pour des fêtes annuelles, op.79 de Mendelssohn, ainsi que le Jauchzet, Frohlocket de l’Oratorio de Noël de Bach.

C’est avec enthousiasme que l’Ensemble vocal Polymnie a accepté l’invitation de se joindre à l’Orchestre symphonique de Montréal, sous la baguette de son nouveau chef, Kent Nagano pour le concert inaugural de leur saison.


Notes analytiques
Clermont Pépin
Né le 15 mai 1926 à Saint-Georges-de-Beauce
Mort le 2 septembre 2006 à Montréal
Compositeur et pianiste, Clermont Pépin a très tôt démontré une forte aptitude pour la composition, d’ailleurs, dès l’âge de douze ans, Wilfrid Pelletier remarque son travail et l’année suivante sa Symphonie pour quatre mains est interprétée par l’Orchestre symphonique de Québec. Ses brillantes études musicales, jalonnées de premier prix de composition, le mènent à Montréal, Philadelphie, Toronto et Paris. Dès lors, sa carrière est partagée entre la composition et l’enseignement. Professeur aux conservatoires de musique de Montréal et de Québec, ce pédagogue estimé, forme de nombreux élèves, dont François Dompierre, André Gagnon, Jacques Hétu et Jacques Lacombe. Clermont Pépin est décoré de l'Ordre du Canada (1981) et de l’Ordre national du Québec (1990). Son catalogue, s’étalant sur près d’un demi-siècle, comporte plus de 80 œuvres présentées au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Amérique du Sud et au Japon, parmi celles-ci, son sublime Te Deum, une œuvre pour chœur et ensemble instrumental, composé en 1991 à l’occasion du 30e anniversaire de la fondation de la chorale Les Chanteurs de Sainte-Thérèse, à laquelle elle est d’ailleurs dédiée, de même qu’à son fondateur Jean-Pierre Guindon.

Johannes Brahms
Né le 7 mai 1833 à Hambourg
Mort le 3 avril 1897 à Vienne
Compositeur, pianiste et chef d’orchestre, Brahms apparaît comme l’un des grands maîtres du 19e siècle. D’origine modeste, il se produit en public dès son plus jeune âge, mais, sa carrière s’amorce véritablement en 1853, alors qu’il fait la connaissance de Clara et Robert Schumann. Cette rencontre déterminante augure ses débuts en tant que compositeur. Entre classicisme et romantisme, son oeuvre profondément libre et personnelle exalte la musique pure, à la fois portée par la densité des émotions et soucieuse d’une architecture rigoureuse. Composé entre 1861 et 1868, Un requiem allemand se nourrit de cette gravité qui l’habite depuis toujours et de la disparition de sa mère et de Robert Schumann. Cependant, ce requiem ne sera pas une autre messe des morts, mais plutôt un hymne à l’humanité, où la peur et le jugement dernier cèdent le pas à l’amour et à l’immortalité. D’autant plus que Brahms insuffla au livret sa vision humaniste et profondément spirituelle, en choisissant des extraits de la Bible. La version finale (en sept mouvements) de ce chef-d’œuvre de la musique chorale fut créée en février 1869 à Leipzig.
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Orchestre symphonique
de Trois-Rivières
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