La saison 2011-2012
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Concerts

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Série Beaux dimanches

Une Saint-Valentin avec Dorothée Berryman

Dimanche 14 février 2010 à 14 h 30
Salle J.-Antonio-Thompson
Jacques Lacombe chef d’orchestre
Dorothée Berryman voix
Marc-André Gautier violon
Marc Beaulieu piano
Quartette jazz :
     Joshua Rager piano
     Dave Watts contrebasse
     Jon Gearey guitare
     Richard Irwing batterie

En ce jour de la Saint-Valentin, les cœurs amoureux et aimants seront sous le charme de Dorothée Berryman qui, de sa voix exquise, interprétera les grands classiques du répertoire jazz. Sous la direction de Jacques Lacombe, les chansons des Porter, Gershwin et autres légendes du « Great American Songbook » retrouveront le romantisme et l’étoffe de la glorieuse époque, portées en cela par un quartette jazz et les cordes de l’OSTR.

En levée de rideau, le violoniste Marc-André Gautier présentera quelques pages inédites de son nouvel album auquel maestro Lacombe et l'OSTR ont participé.
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Au programme
E. Morricone
Cinéma Paradiso
J. Ovalle
Azulao
R. Rogers et O. Hammerstein
If I Loved You
H. Schmidt, T. Jones
Try to Remember
A. Gagnon
Arabesque
L. Bernstein
Somewhere (West Side Story)
G. Gershwin, I. Gershwin
Who Cares? (arr. de Christopher B. J. Smith)
C. Coleman, C. Leigh
You Facinate Me So (arr. de Christopher B. J. Smith)
R. Rogers, L. Hart
Everything I've Got (arr. de Christopher B. J. Smith)
J. Kosma, J. Prévert
Automn Leaves (arr. de Christopher B. J. Smith)
H. Martin, R. Blaine
An Occasional Man (arr. de Christopher B. J. Smith)
G. Breton, C. Renard, R. Legrand
Les nuits d'une demoiselle (arr. de Christopher B. J. Smith)
C. Bassiak
La vie de cocagne (arr. de Christopher B. J. Smith)
C. Coleman, C. Leigh
The Rules of the Road (arr. de Christopher B. J. Smith)
B. Barnes
Something Cool (arr. de Christopher B. J. Smith)
J. Jerome, W. Kent, R. Byron
Love is Like a Cigarette (arr. de Christopher B. J. Smith)
R. Gilbert, E. Sauter, A. Wilder
All the Cats Join in (arr. de Christopher B. J. Smith)
M. Ager, C. Bates, B. Bigelow, J. Yellen
Hard Hearted Hannah (arr. de Christopher B. J. Smith)
B. Strayhorn
Lush Life (arr. de Christopher B. J. Smith)
C. Porter
Night and Day (arr. de Christopher B. J. Smith)
C. Porter
Do I Love You? (arr. de Christopher B. J. Smith)
É. Piaf, M. Monnot
If  You Love Me - Hymne à l'amour (arr. de Christopher B. J. Smith)
Causerie pré-concert
Causerie Hydro-Québec animée par Louise Hamel à 14 h au foyer Gilles-Beaudoin.
Cocktail Sinfonia
Au foyer Gilles-Beaudoin à 16 h 30.
Notes biographiques
Jacques Lacombe
Chef d'orchestre
Originaire de Trois-Rivières, Jacques Lacombe a conquis la scène internationale grâce à sa grande polyvalence, lui permettant d'exceller aussi bien dans les répertoires d’orchestre, de ballet ou d'opéra, ainsi qu'à sa remarquable habileté à communiquer l'esprit des œuvres.

Directeur artistique de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières et directeur musical désigné du New Jersey Symphony Orchestra, Jacques Lacombe deviendra le nouveau directeur musical de cet orchestre en septembre 2010 pour un mandat de trois ans. Il a auparavant occupé les postes de premier chef invité de l'Orchestre symphonique de Montréal, directeur musical et artistique de la Philharmonie de Lorraine (France), chef assistant de Charles Dutoit à l'OSM et chef d'orchestre attitré et directeur musical des Grands Ballets Canadiens. Invité par de nombreux orchestres et maisons d'opéra de prestige, maestro Lacombe s’est notamment produit au Metropolitan Opera de New York, au Covent Garden de Londres, au Deutsche Oper Berlin et au Teatro Regio de Turin. Il a eu l'occasion d'accompagner plusieurs artistes de renommée internationale, tels que Yo-Yo Ma, Roberto Alagna et Frederica Von Stade. Il a également enregistré à plusieurs reprises pour la radio, la télévision et le disque.

Outre la direction de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières, maestro Jacques Lacombe dirigera prochainement Le Vaisseau fantôme de Wagner, Eugene Oneguine de Tchaïkovski et Oberst Chabert de Walterhausen au Deutsche Oper Berlin (février, mars, avril et mai 2010). 

Pour plus de renseignements sur Jacques Lacombe: www.jacqueslacombe.com


Dorothée Berryman
voix
La scène musicale a toujours fait rêver Dorothée Berryman. Figure bien en vue au théâtre, au cinéma et à la télévision, cette comédienne accomplie est également une chanteuse à la voix chaleureuse. Qu’on se souvienne de ses nombreux rôles dans les films « Les noces de papier », « Le déclin de l’Empire Américain », « Dancing on the moon » et « Winter Lily », ou encore ses apparitions à la télévision dans les séries « Bombardier », « Urgence » ou encore « Réseaux », la réputation de cette comédienne n’est plus à faire. En ce qui concerne sa passion pour la musique, c’est dans les années 1990 que les boîtes de nuit jazz de New York lui ont inspiré ce virage musical qu’elle entreprend dès 1998. Des cours de chant et la rencontre de musiciens la mèneront au Sofa, où elle tente sa chance avec succès. En juillet 1999, son passage au Festival de Jazz de Montréal ne passe pas inaperçu : un an plus tard, elle enregistre un disque. La chanteuse présente ainsi son album « Dorothée Berryman », sur lequel elle est accompagnée d’un piano, d’une contrebasse et d’une batterie. En 2001, elle se produit au Festival d’été de Québec, puis elle est de retour au Festival de jazz de Montréal, en tête d’affiche d’un spectacle. Entrecoupée de tournages au cinéma, la carrière musicale de Dorothée Berryman se poursuit en compagnie d’un groupe de sept musiciens, dont le pianiste Eric Harding. C’est avec la maison de disques La Tribu que le groupe donnera naissance au disque « P.S. I Love You ».


Marc-André Gautier
Violon
Violoniste prodigieux, Marc-André Gautier a soulevé l’enthousiasme unanime du public et de la critique dès sa première prestation comme soliste à l’âge de neuf ans avec l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal. Il a été reconnu comme l’un des jeunes prodiges canadiens du début du 21e siècle.

Né à Montréal le 7 mai 1978, Marc-André Gautier a étudié avec les plus grands maîtres de violon classique, dont Isaac Stern, Miriam Fried et Jean-Jacques Kantorow. Grand boursier du Conseil des Arts du Canada, il a aussi reçu à trois reprises la bourse Joseph Gingold de l’Université d’Indiana où il a obtenu un Artist Diploma. Il est aussi détenteur d’un diplôme de formation supérieure de l’Académie de Verbier en Suisse, de l’Académie internationale Mozarteum de Salzbourg et un 3e cycle (doctorat) du Conservatoire national supérieur de Paris. 

Véritable phénomène, il remporte plusieurs concours nationaux et internationaux et il est invité par les plus grands orchestres symphoniques canadiens, dont ceux de Montréal, Toronto et du Centre national des arts d’Ottawa. Il est également invité comme chambriste par plusieurs festivals prestigieux de musique en Amérique, en Europe et au Moyen-Orient.

Musicien accompli, sa virtuosité exceptionnelle et sa grande sensibilité l’incitent à exploiter de nouveaux styles musicaux, dont le jazz. En 2005, l’accordéoniste (bayan) Vladimir Sidorov et le contrebassiste jazz François Marion ont uni leur talent à celui de Marc-André pour former un véritable trio-choc, MAG TRIO. Un nouvel album en collaboration avec André Gagnon sera lancé à la mi-février 2010.

Marc-André joue sur le magnifique violon Stradivarius «di Barbaro» de 1727, ainsi qu’un archet François Xavier Tourte et désire exprimer sa profonde gratitude à la Fondation Canimex pour le prêt de ces instruments.

Notes analytiques
Par Claire-Émilie Calvert 

En levée de rideau
Le violoniste Marc-André Gautier présente quelques-unes des pages les plus romantiques de son nouvel album qui paraîtra au printemps prochain. Tout d'abord, les airs tirés du film Cinema Paradiso nous permettent d'apprécier le côté passionné de la musique d'Ennio Morricone, plus connu pour les trames sonores des westerns-spaghetti de Sergio Leone. Toto et son amour du cinéma ont su inspirer au compositeur italien des mélodies parmi ses plus bouleversantes. Ensuite, une œuvre très courte et très séduisante, Azulão, du nom d'un oiseau aux reflets turquoise. Composée au début du 20e siècle par le Brésilien Jayme Ovalle sur un poème de Manuel Bandeira, Azulão a été arrangée pour plusieurs instruments, tant la beauté exotique de sa mélodie est expressive.

Pour son prochain album, Marc-André Gautier collabore avec André Gagnon, qui vit une grande histoire d'amour avec le public depuis ses tout débuts. C'est donc en exclusivité et en toute intimité qu'il nous livre Arabesque. Pour terminer une première partie dédiée aux amoureux, quoi de plus approprié que le Roméo et Juliette des temps modernes, West Side Story? Du chef d'orchestre et compositeur américain Leonard Bernstein, Somewhere nous rappelle que l'amour n'a pas de frontières.

The Great American Songbook
C’est grâce à des interprètes comme Louis Armstrong, Bing Crosby, Ella Fitzgerald, Frank Sinatra et Sarah Vaughan que le grand public a découvert le Great American Songbook. Sans être un recueil officiel, il forme une entité reconnue par tous les musiciens. Il inclut la majeure partie de la musique populaire américaine créée entre les années 1920 et les années 1960, à l’exclusion du rock and roll. Associées aux éditeurs de la Tin Pan Alley, aux comédies musicales de Broadway et à l’industrie du cinéma hollywoodien, les chansons du Great American Songbook ont autant influencé les courants de la musique populaire que ceux du jazz. Elles sont aussi connues en tant que « standards jazz », c’est-à-dire que les jazzmen en reprennent les structures mélodiques et harmoniques pour improviser; on n’a qu’à penser aux centaines de versions de Summertime ou de I Got Rythm

Parmi les auteurs et compositeurs les plus connus du Great American Songbook on compte, entre autres, Irving Berlin, Cy Coleman, Duke Ellington, Cole Porter, Billy Strayhorn, de même que George Gershwin et son frère Ira. Après l’avènement du rock and roll au milieu des années 1950, plusieurs musiciens ont tout de même continué de composer dans l’esthétique du Great American Songbook :Burt Bacharach, Henry Mancini et même le Brésilien Antonio Carlos Jobim sont souvent considérés comme des contributeurs.

La majeure partie des chansons du Great American Songbook prennent une forme flexible communément appelée « verse-chorus form » en anglais. Le « verse » est une sorte d’introduction, une mise en place de la chanson souvent omise lorsque celle-ci est chantée hors de son contexte cinématographique ou scénique. Dans le « chorus » — souvent nommé refrain — le « chanteur-personnage » expose une situation ou un état psychologique mettant de l’avant les thèmes de l’urbanité, du rêve et, bien entendu, de l’amour! 

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