Par Claire-Émilie Calvert
En levée de rideau
Le violoniste Marc-André Gautier présente quelques-unes des pages les plus romantiques de son nouvel album qui paraîtra au printemps prochain. Tout d'abord, les airs tirés du film
Cinema Paradiso nous permettent d'apprécier le côté passionné de la musique d'Ennio Morricone, plus connu pour les trames sonores des westerns-spaghetti de Sergio Leone. Toto et son amour du cinéma ont su inspirer au compositeur italien des mélodies parmi ses plus bouleversantes. Ensuite, une œuvre très courte et très séduisante,
Azulão, du nom d'un oiseau aux reflets turquoise. Composée au début du 20e siècle par le Brésilien Jayme Ovalle sur un poème de Manuel Bandeira,
Azulão a été arrangée pour plusieurs instruments, tant la beauté exotique de sa mélodie est expressive.
Pour son prochain album, Marc-André Gautier collabore avec André Gagnon, qui vit une grande histoire d'amour avec le public depuis ses tout débuts. C'est donc en exclusivité et en toute intimité qu'il nous livre
Arabesque. Pour terminer une première partie dédiée aux amoureux, quoi de plus approprié que le
Roméo et Juliette des temps modernes,
West Side Story? Du chef d'orchestre et compositeur américain Leonard Bernstein,
Somewhere nous rappelle que l'amour n'a pas de frontières.
The Great American Songbook
C’est grâce à des interprètes comme Louis Armstrong, Bing Crosby, Ella Fitzgerald, Frank Sinatra et Sarah Vaughan que le grand public a découvert le
Great American Songbook. Sans être un recueil officiel, il forme une entité reconnue par tous les musiciens. Il inclut la majeure partie de la musique populaire américaine créée entre les années 1920 et les années 1960, à l’exclusion du rock and roll. Associées aux éditeurs de la Tin Pan Alley, aux comédies musicales de Broadway et à l’industrie du cinéma hollywoodien, les chansons du
Great American Songbook ont autant influencé les courants de la musique populaire que ceux du jazz. Elles sont aussi connues en tant que « standards jazz », c’est-à-dire que les jazzmen en reprennent les structures mélodiques et harmoniques pour improviser; on n’a qu’à penser aux centaines de versions de
Summertime ou de
I Got Rythm…
Parmi les auteurs et compositeurs les plus connus du
Great American Songbook on compte, entre autres, Irving Berlin, Cy Coleman, Duke Ellington, Cole Porter, Billy Strayhorn, de même que George Gershwin et son frère Ira. Après l’avènement du rock and roll au milieu des années 1950, plusieurs musiciens ont tout de même continué de composer dans l’esthétique du
Great American Songbook :Burt Bacharach, Henry Mancini et même le Brésilien Antonio Carlos Jobim sont souvent considérés comme des contributeurs.
La majeure partie des chansons du
Great American Songbook prennent une forme flexible communément appelée « verse-chorus form » en anglais. Le « verse » est une sorte d’introduction, une mise en place de la chanson souvent omise lorsque celle-ci est chantée hors de son contexte cinématographique ou scénique. Dans le « chorus » — souvent nommé refrain — le « chanteur-personnage » expose une situation ou un état psychologique mettant de l’avant les thèmes de l’urbanité, du rêve et, bien entendu, de l’amour!
Entendez un extrait en cliquant ici.