La saison 2011-2012
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Concerts

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Série Grands concerts

Beethoven héroïque

Samedi 17 avril 2010 à 20 h
Salle J.-Antonio-Thompson
Jacques Lacombe chef d’orchestre
Clara Chartré violon, finaliste du 26e Concours annuel de l’OSTR 
Ewald Cheun violon, finaliste du 26e Concours annuel de l’OSTR 
Victor Fournelle Blain violon, finaliste du 26e Concours annuel de l’OSTR

Depuis la nuit des temps, les héros, par leurs exploits, leur courage et leur détermination, furent objets de fascination. Beethoven, notamment, y puisa son inspiration pour l’écriture de sa brillante Troisième Symphonie, initialement dédiée à Napoléon Bonaparte. Ce concert, sous la direction de Jacques Lacombe, mettra en vedette les finalistes du 26e Concours annuel de l’OSTR, des héros en soi, dont vous pourrez apprécier le prodigieux talent. Vous serez même invité à décerner le Grand prix du public à l’un de ces finalistes.
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Au programme
Glenn Buhr
Akasha (Sky)
Johannes Brahms
Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, opus 77
Jean Sibelius
Concerto pour violon et orchestre en ré mineur, opus 47
Jean Sibelius
Concerto pour violon et orchestre en ré mineur, opus 47
Ludwig van Beethoven
Symphonie no 3 en mi bémol majeur « Héroïque », opus 55
Causerie pré-concert
Causerie Hydro-Québec animée par Louise Hamel à 19 h 30 au foyer Gilles-Beaudoin.
Notes biographiques
Jacques Lacombe
Chef d'orchestre
Originaire de Trois-Rivières, Jacques Lacombe a conquis la scène internationale grâce à sa grande polyvalence, lui permettant d'exceller aussi bien dans les répertoires d’orchestre, de ballet ou d'opéra, ainsi qu'à sa remarquable habileté à communiquer l'esprit des œuvres.

Directeur artistique de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières et directeur musical désigné du New Jersey Symphony Orchestra, Jacques Lacombe deviendra le nouveau directeur musical de cet orchestre en septembre 2010 pour un mandat de trois ans. Il a auparavant occupé les postes de premier chef invité de l'Orchestre symphonique de Montréal, directeur musical et artistique de la Philharmonie de Lorraine (France), chef assistant de Charles Dutoit à l'OSM et chef d'orchestre attitré et directeur musical des Grands Ballets Canadiens. Invité par de nombreux orchestres et maisons d'opéra de prestige, maestro Lacombe s’est notamment produit au Metropolitan Opera de New York, au Covent Garden de Londres, au Deutsche Oper Berlin et au Teatro Regio de Turin. Il a eu l'occasion d'accompagner plusieurs artistes de renommée internationale, tels que Yo-Yo Ma, Roberto Alagna et Frederica Von Stade. Il a également enregistré à plusieurs reprises pour la radio, la télévision et le disque.

Outre la direction de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières, maestro Jacques Lacombe dirigera prochainement l'Orchestre symphonique du New Jersey (avril 2010) et d'Edmonton (avril et mai 2010) ainsi que Eugene Oneguine de Tchaïkovski au Deutsche Oper Berlin (mai 2010).

Pour plus de renseignements sur Jacques Lacombe: www.jacqueslacombe.com


Clara Chartré
Violon


Ewald Cheun
Violon


Victor Fournelle Blain
Violon

Notes analytiques
Par Claire-Émilie Calvert

Glenn Buhr (né en 1954)
Akasha (Sky) (1989) 

Glenn Buhr est professeur agrégé de composition musicale à l’Université Wilfrid Laurier de Waterloo, où il enseigne depuis 1984. Il est directeur musical du St. Norbert Arts and Cultural Centre et directeur artistique du festival Music in the Ruins au Manitoba. De plus, il est l’un des cofondateurs du New Music Festival du Winnipeg Symphony Orchestra (WSO), dont il a aussi été le compositeur en résidence. En 1996, le WSO a même créé pour lui la fonction d’artiste lauréat. Outre sa participation active au milieu de la musique classique, il s'implique dans le Glenn Buhr Quartet comme pianiste jazz. Il compose également pour le cinéma, le théâtre et la danse. 

Souvent programmatique, la musique de Buhr est créative et imagée. Son langage musical est particulièrement influencé par la culture indienne, notamment pour Akasha, qui signifie éther ou espace en sanscrit. Caractérisé par le son, « akasha » est l'un des cinq grands éléments de la philosophie ayurvédique. L'œuvre de Buhr est brève et méditative; elle transporte l'auditeur dans un espace sonore texturé, à travers une orchestration lumineuse et transparente. Le chœur des des vents plane sur les lignes ascendantes et descendantes des cordes frémissantes jusqu'à ce que les bois posent une question métaphysique à laquelle les contrebasses offrent une réponse énigmatique... 

 Entendez Akasha (Sky) en cliquant ici (début à 2:54).

Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Symphonie no 3 en mi bémol majeur « Héroïque », opus 55 (1803)

À l'été 1801, Beethoven se rend à Heiligenstadt afin de s'éloigner momentanément de la vie trop active de Vienne, selon les recommandations de son médecin. L'automne venu, il écrit à ses frères une lettre, un testament qu'il ne leur enverra jamais : « Finalement condamné à la perspective d'un mal durable (...), j'ai dû tôt m'isoler, mener ma vie dans la solitude, et si j'essayais bien parfois de mettre tout cela de côté, oh ! comme alors j'étais ramené durement à la triste expérience renouvelée de mon ouïe défaillante (…). Lui seul, l'art, m'a retenu. Il me semblait impossible de dire adieu au monde avant d'avoir donné tout ce pour quoi je me sentais doué ». 

Beethoven surmonte finalement cette crise morale et artistique et il se met à composer avec plus d'ardeur, malgré son handicap, se dédiant complètement à son art. C'est à cette époque qu'il entreprend sa Troisième Symphonie, avec en-tête, l'image de Napoléon Bonaparte. Cependant, lorsque Beethoven apprend que le Général veut se déclarer Empereur, il rature le titre de sa symphonie rageusement, jusqu'à déchirer son manuscrit. Il change aussi la dédicace qui ira à l'un de ses plus importants mécènes, le prince Franz Joseph von Lobkowitz. L'œuvre est créée au palais du prince en août 1804, puis sera interprétée pour le grand public viennois en avril 1805. Deux ans plus tard, la symphonie est publiée comme la Sinfonia Eroica… pour célébrer la mémoire d'un grand homme

La Symphonie no 3 est en rupture avec l'esthétique de l'époque; les musiciens font face à de nombreux défis techniques, la durée du premier mouvement dépasse celle de plusieurs symphonies d'Haydn complètes et Beethoven se permet plusieurs audaces harmoniques et formelles. Les critiques et le public sont confus, mitigés. Au mieux, on considère l'œuvre originale et, au pire, cacophonique! C'est que Beethoven assouplit les règles du genre, il élargit le cadre formel, il augmente aussi l'effectif orchestral où les cuivres occupent une place privilégiée. Il a assimilé les règles classiques et désire sortir des sentiers battus, aller au-delà du simple divertissement musical. Il se sert plutôt du cadre de la symphonie pour transmettre un idéal humaniste hérité du Siècle des Lumières et, en effet, la Symphonie no 3 témoigne d'une vision philosophique et d'une vitalité stylistique qui marque un tournant dans l'œuvre de Beethoven, mais aussi dans l'histoire de la musique. 

 Entendez la Troisième Symphonie de Beethoven en cliquant ici.
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