La saison 2011-2012
Consultez l'ensemble de la programmation en cliquant ici!
Télécharger la brochure de la saison
 

Concerts

Retour à la liste
Série Grands concerts

Chopin : 200 ans de romantisme

Samedi 13 novembre 2010 à 20 h
Salle J.-Antonio-Thompson
Jacques Lacome, chef d’orchestre
Dana Nigrim, piano

Dès après un séjour en Pologne où elle prendra part aux concerts célébrant le bicentenaire de Frédéric Chopin, la pianiste Dana Nigrim se produira à la salle J.-Antonio-Thompson. Sous la direction de Jacques Lacombe, elle rendra une interprétation empreinte de poésie et de romantisme du Premier Concerto pour piano. Inspirée par l’amour secret porté à l’une de ses collègues de conservatoire, cette musique du jeune Chopin ravive invariablement chez l’auditeur de tendres souvenirs. Ces sentiments guident également Elgar dans chacune de ses quatorze variations qui sont autant de portraits de ses proches. Certes l’œuvre la plus interprétée du compositeur anglais, Enigma Variations a apporté au répertoire symphonique l’une de ses œuvres les plus captivantes, évocatrices et élégantes. Romantique de la première à la dernière note, ce concert s’ouvrira sur le fascinant Kaléidoscope de Pierre Mercure.

Achat     Abonnement     Promotions
Au programme
Pierre Mercure
Kaléidoscope
Frédéric Chopin
Concerto pour piano et orchestre no 1 en mi mineur, opus 11
Edward Elgar
Enigma Variations
Causerie pré-concert
Causerie Hydro-Québec animée par Louise Hamel à 19 h 15 au foyer Gilles-Beaudoin.
Notes biographiques
Jacques Lacombe
Chef d'orchestre
Originaire de Trois-Rivières, Jacques Lacombe a conquis la scène internationale grâce à sa grande polyvalence, lui permettant d'exceller aussi bien dans les répertoires d’orchestre, de ballet ou d'opéra, ainsi qu'à sa remarquable habileté à communiquer l'esprit des œuvres.

Directeur artistique de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières depuis 2006, maestro Lacombe a été nommé directeur musical du New Jersey Symphony Orchestra en septembre 2010 pour un mandat de trois ans. Il a auparavant occupé les postes de premier chef invité de l'Orchestre symphonique de Montréal, directeur musical et artistique de la Philharmonie de Lorraine (France), chef assistant de Charles Dutoit à l'OSM et chef d'orchestre attitré et directeur musical des Grands Ballets Canadiens. Invité par de nombreux orchestres et maisons d'opéra de prestige, maestro Lacombe s’est notamment produit au Metropolitan Opera de New York, au Covent Garden de Londres, au Deutsche Oper Berlin et au Teatro Regio de Turin. Il a eu l'occasion d'accompagner plusieurs artistes de renommée internationale, tels que Yo-Yo Ma, Roberto Alagna et Frederica Von Stade. Il a également enregistré à plusieurs reprises pour la radio, la télévision et le disque.


Dana Nigrim
Piano
« Le Concerto de Grieg requiert des doigts parfaitement déliés et une grande puissance sonore. Dana Nigrim possède tout cela, en plus d'une belle musicalité. »
- Claude Gingras, La Presse

« Dana Nigrim est une technicienne accomplie et une musicienne capable d'un réel sentiment poétique. »
- Richard Todd, The Ottawa Citizen

Reconnue comme l’une des pianistes les plus talentueuses de sa génération, Dana Andreea Nigrim développe une riche activité de soliste, étant régulièrement invitée par des orchestres symphoniques roumains de Bucarest, Cluj-Napoca, Sibiu, Iasi, Craiova, Târgu-Mures, Arad et Ploiesti, sous la direction des chefs d’orchestre réputés, notamment Cristian Mandeal, Petre Sbârcea, Ion Baciu, Dan Chirila, I. Ionescu-Galati, Leonid Nicolaev, Antonio Serrano et Wolfgang Heuer. Son parcours professionnel compte également de nombreux récitals diffusés à la radio et à la télévision.

Dana Andreea Nigrim étudie le piano dès l’âge de cinq ans à Brasov en Roumanie. C’est à cet endroit aux riches traditions artistiques qu’elle fait ses débuts avec l’Orchestre symphonique George Dima à à l’âge de 10 ans. Encore élève du Lycée de musique de Brasov, elle est invitée à titre de soliste par l'Orchestre symphonique de l’Académie Nationale de Musique de Bucarest, sous la direction de Horia Andreescu. Après des études universitaires de premier cycle, elle poursuit sa formation à l’Académie Nationale de Musique et acquiert une Maîtrise, ainsi que le Premier prix en interprétation piano, Musique de chambre et Théorie de la musique. Diplômée de l’Université de Montréal, elle y obtient un Doctorat en interprétation (classe de Gilles Manny).

Notes analytiques
Par Claire-Émilie Calvert 

Pierre Mercure (1927-1966)
Kaléidoscope (1947, rév. 1949)
Création : 1948 par l’Orchestre de Radio-Canada à Montréal, sous la direction de Jean Beaudet
Oeuvre interprétée pour la dernière fois par l'OSTR en 1984

Compositeur canadien mort trop jeune dans un accident de la route, Pierre Mercure avait pourtant réussi à devenir de son vivant un incontournable de la scène musicale canadienne. Sa première œuvre pour orchestre, Kaléidoscope, met déjà de l’avant son talent d’orchestrateur, une maîtrise que l’on peut attribuer au fait que Mercure, en plus de ses études en composition, en philosophie et en mathématiques, avait étudié le basson, le violoncelle et le piano, de même que la trompette, la flûte et l'orgue. Bien qu’encore sous l’influence d’œuvres de Debussy (La Mer) et de Stravinski (Le Sacre du Printemps), la forte personnalité du jeune compositeur apparaît dans les différentes textures de l’œuvre, tour à tour inquiétantes, ludiques, chatoyantes et toujours imagées. On sent l’importance que le mouvement prendra dans la démarche artistique de Mercure; les couleurs et formes changeantes suggérées par le titre s’illustrent parfaitement sous la plume du compositeur. L’oreille est sans cesse sollicitée par la mouvance des rythmes, des mélodies et de l’instrumentation, comme l’oeil devient fasciné par l’infinité d’images abstraites générées par le jouet. 

 Entendez Kaléidoscope en cliquant ici.

Fréderic Chopin (1810-1849)
Concerto pour piano n° 1 en mi mineur, opus 11 (1830) 
Oeuvre interprétée pour la dernière fois par l'OSTR en 2002

Né d’un père français et d’une mère polonaise, prodige dès son plus jeune âge et passant de salon en salon dans les familles bourgeoises et intellectuelles de Varsovie, Chopin deviendra en moins de 40 ans une figure emblématique de la période romantique. À partir de genres « mineurs » tels que les valses ou les nocturnes, il crée des œuvres incontournables du répertoire pianistique. Son langage représente la quintessence de la poésie et de l’expressivité musicale; la richesse harmonique et la virtuosité indéniable de ses œuvres semblent se fondre dans une quête ultime d’émotion. « Chapeau bas, Messieurs, un génie! », écrit Schumann en 1830. 

Le Concerto en mi mineur opus 11, bien qu’il soit titré « no 1 », a été composé un an après le Concerto en fa mineur dit « le 2e ». Cependant, le Concerto en mi mineur a été publié en 1833, trois ans avant le Concerto en fa mineur, d’où l’imbroglio.
 
Chopin assure la création de son Concerto en mi mineur le 11 octobre 1830 au Théâtre national de Varsovie. La forme de l’œuvre suit les règles établies à l’époque classique : trois mouvements alternant les tempos vif-lent-vif. Le premier mouvement suit aussi un schéma traditionnel : l’orchestre joue d’abord les différents thèmes, laissant le public attendre l’attaque du soliste qui dominera par la suite l’avant-scène, laissant l’orchestre dans l’ombre de l’écriture pianistique inventive de Chopin. Le deuxième mouvement, d’un romantisme poignant et empreint de mélancolie rêveuse, est constitué d’un thème et de variations rendant hommage à l’écriture ornementale des opéras de Bellini. Le concerto se conclut sur une joyeuse danse inspirée du folklore polonais. 

 Entendez le Premier Concerto pour piano en mi mineur (premier mouvement) en cliquant ici.


Edward Elgar (1857-1934)
Enigma Variations, opus 36 (1899) 
Oeuvre interprétée pour la première fois par l'OSTR

Plus connu pour sa marche Pomp and Circumstance, incontournable des remises de diplômes, Elgar a mis longtemps avant de faire reconnaître son talent. C’est grâce à ses Enigma Variations qu’il devint l’un des compositeurs marquants de la scène britannique, aux côtés de Ralph Vaughan-Williams et de Benjamin Britten, ses contemporains. Le chef d’orchestre allemand Hans Richter interprétait régulièrement l’oeuvre avec enthousiasme, assurant à Elgar la faveur du public, ainsi qu’une notoriété durable. 

Les Enigma Variations, tel que le spécifie le titre, étaient véritablement entourées de mystère lors de leur création. En effet, Elgar attribue à chaque variation des initiales énigmatiques. Le compositeur a finalement levé le voile sur le secret en déclarant qui se cachait derrière chacune des initiales, sauf une... que les musicologues ont tôt fait de découvrir (no 13). Ainsi, on connaît aujourd’hui l’identité de ceux qu’Elgar décrit dans sa musique, que ce soit en « relatant » une anecdote, en illustrant le ton de leur voix ou en créant une atmosphère équivalente à leur personnalité. Malgré tout, une énigme reste : le compositeur a caché à l’intérieur même des variations un thème en filigrane, jamais clairement énoncé, mais, selon les dires du compositeur, très connu. Les musicologues tentent depuis de résoudre l’énigme... 

Thème
Var. 1 « C.A.E. » (Caroline Alice Elgar, femme et muse du compositeur)
Var. 2 « H.D.S.-P. » (Hew David Stuart-Powell, collègue pianiste)
Var. 3 « R.B.T. » (Richard Baxter Townshend, ami acteur à la voix expressive)
Var. 4 « W.N.B. » (William Neath Baker, ami prompt et énergique)
Var. 5 « R.P.A. » (Richard Penrose Arnold, pianiste amateur)
Var. 6 « Ysobe! » (Isabel Fitton, altiste élève d’Elgar)
Var. 7 « Troyte» (Arthur Troyte Griffith, architecte aux talents de pianistes incertains)
Var. 8 « W.N. » (Winifred Norbury, ami au rire caractéristique)
Var. 9 « Nimrod» (August J. Jaeger, très cher ami discutant avec Elgar de la Sonate « Pathétique » de Beethoven)
Var. 10 « Dorabella» (Intermezzo) (Dora Penny, amie douce et décontractée, parlant avec un léger bégaiement)
Var. 11 « G.R.S. » (George Robert Sinclair, une promenade avec lui et son bouledogue excité qui tombe finalement dans la rivière)
Var. 12 « B.G.N. » (Basil G. Nevinson, collègue violoncelliste qui a probablement inspiré le concerto pour violoncelle)
Var. 13 « *** » (Romanza) (probablement Mary Lygon, une amie partie en croisière ou Helen Weaver ancienne fiancée d’Elgar)
14. « E.D.U. » (Elgar lui-même, « Edu » étant le surnom que lui donnait sa femme)

 Entendez Enigma Variations (premier mouvment) en cliquant ici.


Imprimer
Orchestre symphonique
de Trois-Rivières
1517, rue Royale, case postale 1281
Trois-Rivières (Québec)
Canada G9A 5K8
Téléphone : 819 373-5340
Télécopieur : 819 373-6693
Billetterie : 819 380-9797
1 866 416-9797
Design Web = Egzakt