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Concerts

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Hors série

Le Messie

Lundi 6 décembre 2010 à 20 h
Salle J.-Antonio-Thompson
Placé sous la présidence d’honneur du très honorable Jean Chrétien, ce concert soulignera les 150 ans du Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières.

Jacques Lacombe, chef d’orchestre
Nathalie Paulin, soprano
Sophie Louise Roland, mezzo soprano
Jacques-Olivier Chartier, ténor
Olivier Laquerre, basse
Vocalys

Quand décembre revient, Le Messie de Haendel s’impose sans conteste par son caractère sacré et son humanité, et ce, depuis plus de deux siècles. Sous la direction de Jacques Lacombe, Nathalie Paulin, Sophie Louise Roland, Jacques-Olivier Chartier et Olivier Laquerre forment l’exceptionnel quatuor de solistes qui se joindra à Vocalys pour interpréter cette œuvre incontournable du répertoire baroque, sinon de l’histoire de la musique. 

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Au programme
Georg Friedrich Haendel
Le Messie
Notes biographiques
Jacques Lacombe
Chef d'orchestre
Originaire de Trois-Rivières, Jacques Lacombe a conquis la scène internationale grâce à sa grande polyvalence, lui permettant d'exceller aussi bien dans les répertoires d’orchestre, de ballet ou d'opéra, ainsi qu'à sa remarquable habileté à communiquer l'esprit des œuvres.

Directeur artistique de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières depuis 2006, maestro Lacombe a été nommé directeur musical du New Jersey Symphony Orchestra en septembre 2010 pour un mandat de trois ans. Il a auparavant occupé les postes de premier chef invité de l'Orchestre symphonique de Montréal, directeur musical et artistique de la Philharmonie de Lorraine (France), chef assistant de Charles Dutoit à l'OSM et chef d'orchestre attitré et directeur musical des Grands Ballets Canadiens. Invité par de nombreux orchestres et maisons d'opéra de prestige, maestro Lacombe s’est notamment produit au Metropolitan Opera de New York, au Covent Garden de Londres, au Deutsche Oper Berlin et au Teatro Regio de Turin. Il a eu l'occasion d'accompagner plusieurs artistes de renommée internationale, tels que Yo-Yo Ma, Roberto Alagna et Frederica Von Stade. Il a également enregistré à plusieurs reprises pour la radio, la télévision et le disque.


Nathalie Paulin
Soprano
Nathalie Paulin, soprano
La soprano Nathalie Paulin s’est imposée aux États-Unis, au Canada, en Europe et en Extrême-Orient comme une interprète de tout premier ordre. Lauréate, en 2005, du prix Dora Mavor Moore pour l’excellence en opéra, elle a collaboré avec des chefs de réputation internationale, tels que Sir Roger Norrington, Jane Glover, Yannick Nézet-Séguin, Andrew Parrott, Jonathan Darlington, Hervé Niquet, David Agler, Bernard Labadie, Graeme Jenkins, Andrew Litton, Antony Walker et Yoav Talmi, tant en concert qu’à l’opéra. Aussi, la presse s’est montrée élogieuse à son égard. Depuis Chicago, le critique John van Rhein écrit : « Paulin en particulier est une vraie trouvaille, sa voix riche et agile possède une profondeur et une grâce réelles, et elle dégage un charme sensuel. »

Madame Paulin a interprété le rôle de Mélisande dans Pelléas et Mélisande et de Norina dans Don Pasquale à l’Opéra de Montréal ainsi que de Galatea dans Acis And Galatea ainsi et le rôle-titre du Semele de Handel au Chicago Opera Theater. On l’a aussi entendue dans Die Zauberflöte (Pamina) au Vancouver Opera, le rôle-titre de Manon au Calgary Opera et à l’Opéra de Québec et dans Le Nozze di Figaro (Susanna) au Cincinnati Opera. De plus, elle a chanté le rôle d’Antonia dans Les Contes d’Hoffmann au Cincinnati Opera et elle a été entendue au Dallas Opera dans The Cunning Little Vixen, Carmen et The Merry Widow.

Au cours de la saison 2010-2011, Mme Paulin chantera Susanna dans Le Nozze Di Figaro au Hamilton Opera, le rôle titre de Rodelinda au Pacific Opera Victoria et elle fera ses débuts avec Boston Baroque dans Les Indes galantes de Rameau. On l’entendra dans Le Messie avec l’Orchestre symphonique de Trois-Rivères et le Portland Symphony et elle anticipera avec bonheur à plusieurs récitals à Toronto et à Montréal.

Sur la scène internationale elle a dernièrement fait ses débuts sous la direction de Nézet-Séguin dans L’Enfant prodigue avec le Philharmonique de Rotterdam, ainsi que dans Armide à l’Opera Lafayette à Washington D.C. et au Rose Theater de New York. Au Canada, on l’a entendue dans le rôle-titre du Manon de Massenet au Calgary Opera et à l’Opera Lyra d’Ottawa, dans Die Jahreszeiten de Haydn au Calgary Philharmonic, ainsi que dans la Symphonie no 8 de Mahler à Ottawa et à Montréal. Madame Paulin a participé à plusieurs événements du Congrès mondial acadien, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, sa province natale, et on a pu l’entendre au Fredericton Chamber Music Festival, au Festival de musique de chambre de Montréal, au Festival de musique de chambre d’Ottawa, au Scotia Festival et avec le CBC Vancouver Radio Orchestra.


Sophie Louise Roland
Mezzo soprano
Renommée pour son "excellence, la pureté de sa voix et son intensité émotive," Sophie Louise Roland a récemment interprété les rôles de Carmen avec Ente Concerti en Italie, Didon et la Sorcière dans le chef d’oeuvre de Purcell Dido & Æneas pour American Opera Theater (Baltimore, MD) Suzuki à Ottawa, ainsi que Madonna Capuleti et Tebaldo dans la production de Romeo & Giulietta de l’International Opera Theater à Citta della Pieve (Italie), Carmen avec American Opera Theater et Opera Lirica Italiana, Nicklausse dans Les Contes d'Hoffmann avec Opera Brasov, Suzuki dans Madame Butterfly avec Opera Lirica Italiana, et encore à deux reprises le rôle titre dans Carmen avec le Janiec Opera Company et Indiana University Opera Theater. D'autres faits marquants à mentionner sont: La prieure dans Le Dialogue des Carmélites de Poulenc, Dame Quickly dans Falstaff, la Mère dans Les Contes d'Hoffmann et Luna dans la première Nord-américaine de Jeppe de Sven David Sandström. Les engagements futurs verront Mme Roland encore dans le rôle titre de Carmen à Baltimore, ainsi qu’en Italie, comme l’héroïne tragique de Purcell dans Dido & Æneas, Diana dans La Calisto de Cavalli, ainsi que dans Sorge dans Jeptha, Cornelia dans Giulio Cesare à London ainsi qu’à Baltimore en plus de plusieurs recitals en Italie, à Philadephie, Baltimore, London, Hamilton, Québec, Toronto, et Elora. La voix riche de Sophie Louise Roland, son éblouissante facilité de coloratures, sa présence sur scène, la profondeur de son expression musicale ont enchanté les spectateurs tant en Amérique du Nord qu’à l’étranger.

En plus de ses apparitions à l’opéra, Mme Roland a également prêté sa voix à la trame musicale du film Infiniment Québec ainsi que sur le dernier CD de Jorane, Jorane X. Elle a également participé dans l’Alexandre Nevsky de Prokofiev sous la direction du Maestro Erick Kunzel. On pu l’entendre en tant qu’artiste professionnelle au Song Fest Festival de Malibu, où elle a travaillé avec le pianiste et coach international Martin Katz. Mme Roland a également été soliste invitée pour les ensembles suivants: Orchestral London, Guelph Chamber Choir, Evansville Philarmonic Orchestra, Indianapolis Chamber Orchestra, Symphony Hamilton, London Fanshawe Symphonic Orchestra, Windsor Symphony et Kitchener-Waterloo Symphony. Sophie Louise Roland a de plus été sélectionnée afin de participer aux célébrations données en l’honneur de Marilyn Horne au Cargenie Hall à l’occasion de son soixante-dixième anniversaire.

Mme Roland a commencé sa formation par le piano, le chant, et l’art dramatique à Québec. Elle détient un Baccalauréat en Musique de Wilfrid Laurier University, une Maîtrise en Musicologie et une Maîtrise en Interprétation Vocale de University of Western Ontario, et détient également un Doctorat en Chant sous la tutelle de Ms. Costanza Cuccaro à Jacobs School of Music Indiana University. En plus de mener une carrière de soliste active, Sophie Louise Roland occupe actuellement le poste de professeur à la Don Wright Faculty of Music de University of Western Ontario.


Jacques-Olivier Chartier
Ténor
Le ténor Jacques-Olivier Chartier a amorcé sa formation au sein des Petits Chanteurs de la Maîtrise du Cap où c’est maintes fois illustré à titre de soliste jusqu’en 2004. Cette même année, il entreprend l’étude du chant classique avec la mezzo-soprano Odette Beaupré en plus de joindre l'ensemble de chambre trifluvien Vocalys, sous la direction de Raymond Perrin. En 2006, à l’âge 18 ans, il poursuit sa formation à l'Université de Montréal, dans les classes du baryton Mark Pedrotti et du soprano Yolande Parent, où il obtient un baccalauréat et une maîtrise en musique. Depuis maintenant trois ans, il cumule les prix en musique de chambre à cette institution (bourse Charles-Émile Gadbois). Il est aussi récipiendaire du prix Raynald H. Giroux au Concours de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières (2008).

Le jeune ténor fait son apprentissage en musique ancienne avec Christopher Jackson, au sein du Studio de musique ancienne de Montréal où il est membre régulier depuis deux ans. Cette formation lui a permis de prendre part à une série de tournées dans l’est du pays ainsi qu’à trois enregistrements sous étiquette ATMA et Analekta. Aux côtés d’artistes de renom, tels Matthew White et Suzie Leblanc, il est régulièrement invité à chanter un peu partout en Amérique du Nord au sein du fougueux ensemble Les Voix Baroques.


Olivier Laquerre
Basse

Le baryton-basse canadien Olivier Laquerre a remporté plusieurs prix: Prix Joseph-Rouleau (Premier Prix) au Concours d'art vocal des Jeunesses musicales du Canada (Montréal); Prix du plus jeune finaliste au Concours international de chant de Paris (France); Finaliste au Concours international de Chant de Verviers (Belgique).

Au concert, il chante Le Messie de Händel à de nombreuses occasions ; il est aussi régulièrement invité à interpréter le Magnificat et la Passion selon Saint-Jean de Bach et la Neuvième symphonie de Beethoven. On a pu entendre M. Laquerre avec le Tafelmusik Baroque Orchestra, les orchestres symphoniques de Québec, Montréal, Trois-Rivières, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve et Milwaukee, et avec plusieurs ensembles vocaux nord américains. Il est régulièrement invité à titre de soliste au Boston Early Music Festival, avec qui il a également enregistré deux disques sous étiquette CPO (Allemagne).

Sur scène, M. Laquerre a interprété les rôles suivants : Escamillo, Leporello, Papageno, Achillas, Don Alvaro, Arbace, Ottone, Andrei Shchelkalov, Oronte , Céphée, Pluto, Thoas, Haly, Angelotti ainsi que le Messager dans Œdipus Rex, oeuvre qui a été applaudie au Festival international d’Edinburgh et à Toronto. Il a aussi incarné le rôle-titre d’Ulysse dans Il Ritorno d’Ulisse de Monteverdi pour Opera Atelier de Toronto en 2007, sous la direction musicale de David Fallis. Plus récemment, M. Laquerre a fait partie de la création de la Grand-Messe de Gilles Vigneault et de Bruno Fecteau au Festival des musiques sacrées de Québec en octobre 2008.

Parmi ses projets récents et à venir, Olivier Laquerre a notamment chanté la Missa di Gloria de Puccini avec le Vancouver Chamber Choir, sera du Requiem de Verdi avec l’Orchestre symphonique de Québec, incarnera le rôle de Figaro dans Le Nozze di Figaro de Mozart avec Opera Atelier de Toronto, et effectuera un retour avec l’orchestre de Nouvelle-Écosse, dans le Requiem de Mozart.



Vocalys
Formation vocale
En 1997, Raymond Perrin invite douze des meilleures voix de la région de la Mauricie. L’Ensemble Vocalys, plus tard élargi à seize voix, offre au public un répertoire choral de toutes les époques avec un souci marqué de qualité et d’authenticité. Par l’extraordinaire homogénéité vocale qui le caractérise et par l’originalité de ses programmations, Vocalys a, dès ses premières prestations, séduit les auditoires. La vivacité et la fougue de l’ensemble, tout autant que la capacité de chacun de ses membres d’assumer un rôle de soliste, marquent bien le statut de choeur professionnel de l’ensemble, le seul en dehors des grands centres que sont Montréal et Québec.

Notes analytiques
Par Claire-Émilie Calvert

Georg Friedrich Haendel (1685-1759)
Le Messie (1741)
Oeuvre interprétée pour la dernière fois par l'OSTR en 2005

Le public du monde entier connaît l’ « Hallelujah » du Messie de Haendel. Mais la vie du compositeur est moins connue que les frasques de Mozart ou la santé fragile de Chopin. Allemand d’origine, Haendel étudie la musique en Italie et passe la majorité de sa vie en Angleterre; on peut considérer qu’il était un citoyen du monde avant l’heure. Son oeuvre a grandement influencé Haydn, Mozart et Beethoven, ce dernier le considérant comme l’un des plus grands compositeurs. Son langage musical synthétise tout le génie de l’opéra italien, la rigueur allemande et l’expressivité anglaise. Ses opéras, ses sonates et ses concertos grossos font partie des œuvres majeures de l’époque baroque, mais ce sont ses oratorios qui l’ont véritablement rendu célèbre. C’est le public bourgeois de l’Angleterre (où Haendel est citoyen depuis 1726) qui permet au compositeur allemand et à sa musique d’accéder à la notoriété. En effet, l’Angleterre a une longue tradition chorale et le sens mélodique d’Haendel, sa grande liberté d’expression, de même que son style d’écriture chorale obtient la faveur des plus réticents, à travers ses oratorios notamment.

Avec son savant mélange de récitatifs, d’arias, de choeurs et de sections instrumentales, l’oratorio ressemble à un opéra sans costumes ni décors, avec pour argument les récits bibliques ou la vie des saints. Par ailleurs, il fut longtemps interdit aux compositeurs de mettre en musique un livret d’opéra tiré d’une histoire sacrée. Afin de contourner cette interdiction, une forme spécifique fut créée; l’oratorio était né. Le plus connu est sans conteste Le Messie, dont le succès fulgurant lui assura une place de premier plan dans le répertoire vocal, de sa création jusqu’à nos jours.

Haendel a composé Le Messie en 25 jours de travail intense, grâce à une offre de William Cavendish, un lord lieutenant d’Irlande, et à la qualité du livret de Charles Jennens, un proche collaborateur du compositeur. Bien que le public de Dublin acclama l’oeuvre avec chaleur, on reprocha à Haendel d’avoir présenté une oeuvre religieuse dans un théâtre. Malgré tout, on représenta Le Messie un an plus tard au Covent Garden de Londres, avec quelques ajouts du compositeur. Haendel révisa sa partition encore une fois en 1745, ce qui laisse aujourd’hui perplexe quant à la version finale désirée par le compositeur.

Le Messie se divise en trois parties, tout comme les trois actes d’un opéra : les prophéties sur la venue d’un Messie, l’Annonciation et la naissance du Christ; la Passion, la Résurrection et l’Ascension; puis la Résurrection de l’âme de tous les chrétiens. Contrairement à ce que l’on retrouve dans la plupart des oratorios d’Haendel, les solistes et le choeur n’incarnent aucun personnage biblique. Pas de dialogues chantés, pas de narration, seulement la célébration des mystères de la foi. Dans sa musique, Haendel exprime toute la gamme des émotions humaines – du questionnement à la peur, en passant par la joie − tout en rendant gloire à Dieu dans l’allégresse et l’exaltation. Il se sert tantôt de mélodies éloquentes, tantôt de contrepoint savant, pour transcender l’universalité d’un message d’espérance, de lumière et de joie.
Lors de la première représentation du Messie à Londres, au Covent Garden Theater, le roi George II se leva au moment où le choeur entonna l’« Hallelujah » et tout le public l’imita. La tradition se poursuit encore aujourd’hui.

 Entendez un extrait du Messie en cliquant ici.

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