Par Claire-Émilie Calvert
John Estacio (né en 1966)
Bootlegger’s Tarantella (2001)
Œuvre interprétée pour la dernière fois par l’OSTR en 2006
Bootlegger’s Tarantella ouvre l’opéra
Filumena de John Estacio sur un livret de John Murrell. Filumena se base sur le récit historique d’une jeune immigrante italienne arrivée au Canada au début du 20e siècle. Impliquée dans la prohibition et dans un meurtre sordide, elle sera la dernière femme exécutée en Alberta.
L’ouverture résume une histoire d’amour, de trahison et de violente passion. On y entend évidemment le rythme pointé de la tarentelle, rappelant les mariages italiens : « Peut-être que l’orchestre a pris un verre prohibé de trop, particulièrement dans la section des cuivres... » (note du compositeur). John Estacio a été compositeur en résidence à l’Orchestre symphonique d’Edmonton, ainsi qu’à l’Orchestre philharmonique de Calgary et à l’Opéra de cette ville. Il est récipiendaire de plusieurs prix de la SOCAN et d’un prix du Centre national des Arts pour son premier opéra,
Filumena (2003).

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Jules Massenet (1842-1912)
Werther : Werther! Qui m'aurait dit la place (1892)
Œuvre interprétée pour la première fois par l’OSTR
Un soir de Noël, alors qu’elle a demandé à Werther de ne plus paraître devant elle, Charlotte relit avec nostalgie les lettres du poète en quête d’amour absolu. Plus de cent ans après la parution des
Souffrances du jeune Werther, Massenet met en musique le premier roman de Goethe, un des textes fondateurs du mouvement romantique.

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Gioacchino Rossini (1792-1868)
L'Italiana in Algeri : Cruda Sorte! Amor tiranno!
Œuvre interprétée pour la dernière fois par l’OSTR en 2004
Capturée par des pirates au service d’un bey d’Algérie, Isabella est bien déterminée à prendre son courage à deux mains, afin d’aller secourir son amant. Celui-ci est prisonnier du bey Mustafa qui aimerait bien ajouter la belle Italienne à son harem. Isabella chante que les hommes désirent tous la même chose et qu’elle sait comment arriver à ses fins.

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Vado, ma dove, K.583
Œuvre interprétée pour la première fois par l’OSTR
Vado, ma dove a été composée pour la soprano Louise Villeneuve, qui désirait intégrer un air de Mozart dans
Il burbero di buon core, un opéra du compositeur espagnol Vicente Martin y Soler. Cette pratique courante à l’époque classique permet à la diva de mettre sa voix et ses qualités musicales en valeur, grâce à un aria qu’elle peut aisément insérer dans un opéra ou chanter séparément lors d’un récital. Ici, l’écriture de Mozart charme par sa virtuosité au service des émotions du personnage, Madame Lucilla.

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Jules Massenet (1842-1912)
Manon : Je suis encore tout étourdie
Œuvre interprétée pour la première fois par l’OSTR
Manon arrive tout juste d’un long voyage et elle raconte à son cousin venu l’accueillir tout ce qu’elle a vu. La candeur et l’ingénuité de la jeune fille qui doit entrer au couvent transparaissent dans l’aria de Massenet, plein d’envolées, de rires et de mélodies limpides. Le funeste destin de Manon Lescaut n’en sera encore que plus touchant.

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Gustav Mahler (1860-1911)
Lieder eines fahrenden Gesellen : Wenn mein Schatz Hochzeit macht
Œuvre interprétée pour la première fois par l’OSTR
Premier lied d’un cycle de quatre, Wenn mein Schatz Hochzeit macht a été composé sur un texte tiré du recueil
Des Knaben Wunderhorn, dans lequel Mahler puise aussi l’inspiration pour l’écriture de ses symphonies.
Au jour du mariage de ma bien-aimée, raconte le protagoniste, « j’irai dans ma chambre pleurer ». Le poète implore les oiseaux de ne pas chanter et aux fleurs de ne pas fleurir. Dans cette page des plus romantiques, Mahler réussit à conserver l’esprit intime caractéristique des lieder, tout en transcendant le texte par une orchestration typique du compositeur autrichien.

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Le nozze di Figaro : Non più andrai
Œuvre interprétée pour la première fois par l’OSTR
La pièce de Beaumarchais, qui reprend les personnages du
Barbier de Séville, a inspiré Mozart pour son opéra
Le nozze di Figaro, qui recèle certains des airs parmi les plus connus du répertoire. Dans celui-ci, Figaro s’adresse moqueusement au jeune Cherubino qui, remercié de ses services après du Comte, doit aller rejoindre son régiment.

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Giuseppe Verdi (1813-1901)
La Traviata : Choeur des gitanes (1853)
Œuvre interprétée pour la première fois par l’OSTR
« Échec de
La Traviata hier soir. Ma faute ou celle des chanteurs? Le temps le dira », écrit Verdi à un ami après la première ratée de son opéra. Heureusement, quelques représentations plus tard, l’oeuvre s’inscrit parmi les pages les plus aimées du compositeur. Le choeur des gitanes survient lors d’une fête où des invités déguisés en bohémiennes et en matadors viennent divertir les convives.

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Jacques Offenbach (1819-1880)
Les Contes d’Hoffmann : Intermède et Barcarolle (1881)
Œuvre interprétée pour la première fois par l’OSTR
Dans un palais de Venise, l’écrivain Hoffmann se laisse bercer par une chanson de gondolier, après avoir juré de ne plus jamais succomber à l’amour. Son ami Nicklauss et la redoutable courtisane Giulietta chantent en duo la beauté de la nuit et la douceur de l’ivresse, appelant les caresses et les baisers...

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Giuseppe Verdi (1813-1901)
Nabucco : Va, pensiero (1842)
Œuvre interprétée pour la dernière fois par l’OSTR en 1990
Chanté par les Hébreux prisonniers à Babylone, l’hymne « Va, pensiero » permet à Verdi d’employer une forme conventionnelle, mais dans un but expressif très efficace. Après avoir débuté avec un long passage en unisson sotto voce (à mi-voix), Verdi élabore graduellement son matériel jusqu’à un sommet puissant, où le choeur chante à six voix. Avec un talent remarquable, Verdi concentre en quelques minutes toute la nostalgie et le drame des prisonniers. Avec
Nabucco, il devient sans conteste l’un des plus importants contributeurs au langage lyrique du 19e siècle.

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Charles Gounod (1818-1893)
Faust (1859) : La Valse et le Choeur des soldats
Œuvre interprétée pour la première fois par l’OSTR
Dans l’opéra de Gounod inspiré de la pièce de Goethe, la « Valse » arrive à la toute fin du deuxième acte : Faust, sous l’oeil attentif de Méphistophélès, aborde Marguerite pour la première fois. Après que cette dernière ait froidement refusé le bras du docteur, le choeur invite tous les protagonistes dans une valse endiablée : « Un dieu les entraîne, c’est le plaisir! Jusqu’à perdre haleine, jusqu’à mourir! ».
Plus tard, le frère de Marguerite et sa troupe de soldats reviennent de guerre en chantant la « Gloire immortelle de nos aïeux ». Le choeur traduit toute la fierté nationale française dans un épisode martial enlevant.

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Georges Bizet (1838-1875)
Carmen : A dos Cuartos et Les voici (1875)
Œuvres interprétées pour la première fois par l’OSTR
Devant les murs d’une arène de Séville, des marchands proposent aux passants des victuailles et des accessoires à petit prix : seulement « dos cuartos »! Le choeur annonce ensuite le défilé de la quadrille des toreros, avec ses chulos, ses banderilleros et ses picadors, les héros de la corrida. Ils seront suivis d’Escamillo et de la Carmencita dans toute sa splendeur. Tirée de la nouvelle de Prosper Mérimée (1847),
Carmen cause la controverse lors de sa création quelques mois avant la mort du compositeur. Le sujet naturaliste choque les bien-pensants de l’époque, mais, aujourd’hui, l’auditoire du monde entier est charmé par l’oeuvre de Bizet.

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Giuseppe Verdi (1813-1901)
Aïda : Marche triomphale (1870-1871)
Œuvre interprétée pour la dernière fois par l’OSTR en 1987
Créée au Caire à l’occasion de l’inauguration du canal de Suez,
Aïda raconte une histoire d’amour impossible au temps des pharaons. La « Marche triomphale » donne une fois de plus l’exemple de la maîtrise du compositeur grâce à une orchestration étincelante qui produit des atmosphères contrastées à l'exotisme irrésistible.

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