Par Claire-Émilie Calvert
Johann Strauss (fils) (1825-1899)
Rythmes entraînants, mélodies accrocheuses, orchestration brillante, peu de compositeurs peuvent se vanter d'avoir porté la valse et la polka à un si haut degré de sophistication comme Strauss fils. Sous sa plume, ces danses d’origine rurale sont devenues des genres prisés dans les salles de bal comme dans les salles de concert. Les extraits présentés ce soir rassemblent les pages les plus appréciées de Strauss fils. L’orchestre décrit tour à tour la forêt autrichienne et sa faune avec humour (
Dans les bois de Krapfen) ou la fièvre de la chasse et ses coups de fusil (
La chasse), en faisant un détour exotique dans une Égypte imaginée par le plus viennois des compositeurs. Bien sûr, les incontournables
Valse de l’Empereur et
Le Beau Danube bleu s’ajoutent au bal. Le concert débute avec l’ouverture de l’opérette
La Chauve-Souris, qui offre un feu roulant de valses, de czardas, de polkas, de marches, bref, un enchaînement de mélodies séduisantes au tempo toujours changeant, le célèbre rubato viennois.

Entendez un extrait de
La Chauve-Souris, ouverture en
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Entendez un extrait de la
Valse de l'Empereur en
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Entendez un extrait de
Dans les bois de Krapfen en
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Entendez un extrait de la
Voix du printemps en
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La chasse en
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Entendez un extrait de la
Marche Égyptienne en
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Entendez un extrait du
Beau Danube bleu en
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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Installé à Vienne depuis 1781, Mozart s’y marie et y rencontre le talentueux librettiste Lorenzo Da Ponte, qui lui donnera trois de ses opéras les plus appréciés:
Les Noces de Figaro,
Don Juan et
Cosi fan tutte. À Vienne, Mozart vit la gloire et le faste, devenant même musicien officiel de l’Empereur, mais il y connaît aussi des difficultés financières, puis une mort prématurée... Les extraits choisis pour le concert de ce soir présentent les airs d’un Mozart féru de divertissements, dont la maîtrise de l’écriture vocale atteint ici des sommets. Les contours mélodiques parfaits s’ajoutent à une orchestration délicate et subtile, rehaussant le caractère des personnages dans chacune des situations : un Figaro moqueur, une Susanna qui feint d’être la comtesse enamourée et un Don Giovanni au puissant pouvoir de séduction.

Entendez un extrait des
Noces de Figaro : Le moment est enfin venu – Ah viens sans tarder en
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Entendez un extrait des
Noces de Figaro : Tu n’iras plus en
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Entendez un extrait de
Don Juan: Là bas, nous nous donnerons la main en
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Rudolph Sieczynski (1878-1952)
Vienne, ville de mes rêves (1913)
Directeur de prison le jour et compositeur la nuit, Sieczynski a laissé quelques pages de charmants lieder vantant les beautés de Vienne, des chants teintés d’une douce mélancolie, comme on les appréciait à l’âge d’or de la capitale impériale. Baptisées « Wienerlieder », ces chansons populaires pouvaient facilement être reprises en choeur par une assistance réjouie.

Entendez un extrait de
Vienne, ville de mes rêves en
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Richard Heuberger (1850-1914)
Le Bal de l’opéra : Dans une chambre séparée (1898)
Malgré qu’il ait été très impliqué dans la société musicale viennoise de son vivant, Heuberger est pratiquement tombé dans l’oubli après sa mort, exception faite de son opérette
Le Bal de l’opéra qui s’est véritablement intégrée au répertoire lyrique. Quelques années après avoir composé ce succès, Heuberger a tenté en vain d’élaborer la musique pour un livret prometteur intitulé
La Veuve joyeuse. Incapable de livrer la marchandise, il ne s’objecta pas à ce qu’on propose cette tâche à un certain Franz Lehár...

Entendez un extrait du
Bal de l’opéra en
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Franz Lehár (1870-1948)
Le style de Lehár incarne parfaitement l'équilibre entre la « grande musique lyrique » et la musique accessible et légère. Certaines oeuvres de Lehár brouillent les frontières entre opérette et opéra. En effet, les parties vocales de Lehár exigent des chanteurs une technique irréprochable et une interprétation plus complexe que dans les opérettes composées presque à la chaîne par ses contemporains. Adorée depuis ses débuts,
La Veuve joyeuse a contribué à la popularité de l’opérette viennoise au début du 20e siècle, alors que les Viennois eux-mêmes préféraient souvent les œuvres françaises de Jacques Offenbach ou de Charles Lecocq.
L’immense succès de ses opérettes est aussi dû à sa collaboration fructueuse avec une grande vedette du temps, le ténor Richard Tauber. Ce dernier incarne la majorité des premiers rôles créés par Lehár, donnant même son nom aux airs composés spécifiquement pour sa voix, les fameux « Tauberlieder ». Après la Première Guerre mondiale, Franz Lehár a aidé à renouveler un genre devenu moribond à Paris en incorporant des éléments de musique populaire américaine ou des sonorités plus exotiques.

Entendez un extrait de
La Veuve joyeuse en
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Pays du sourire en
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Paganini en
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Giuditta en
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