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Concerts

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Série Grands concerts

André Laplante célèbre Liszt

Samedi 22 octobre 2011 à 20 h
Salle J.-Antonio-Thompson
Jacques Lacombe, chef d’orchestre
André Laplante, piano 

L’exceptionnel André Laplante se joint à l’OSTR et à Jacques Lacombe dans un concert unique soulignant le 200e anniversaire de Liszt. Le pianiste se mesurera aux deux concertos du célébré compositeur, des sommets de virtuosité pianistique et mélodique en soi. Cette soirée commémorera également la mémoire du regretté Jacques Hétu avec Légendes, une œuvre inspirée de Alexis le trotteur, du Diable au bal et de La chasse-galerie.

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Au programme
Jacques Hétu
Légendes, opus 76
Richard Wagner
Siegfried-Idyll
Franz Liszt
Concerto no 1 pour piano et orchestre en mi bémol majeur
Franz Liszt
Concerto no 2 pour piano et orchestre en la majeur
Franz Liszt
Les Préludes
Causerie pré-concert
Causerie Hydro-Québec animée par Francis Dubé à 19 h 15 au foyer Gilles-Beaudoin.
Cocktail Sinfonia
Cocktail Radio-Canada au foyer Gilles-Beaudoin pour les abonnés.
Notes biographiques
Jacques Lacombe
Chef d'orchestre

Originaire de Trois-Rivières, Jacques Lacombe a conquis la scène internationale grâce à sa remarquable habileté à communiquer l'esprit des œuvres ainsi qu'à sa grande polyvalence, lui permettant d'exceller aussi bien dans les répertoires symphonique, de ballet ou d'opéra.

Directeur artistique de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières depuis 2006, maestro Lacombe est devenu, en 2010, le premier chef d’orchestre québécois nommé au titre de directeur musical d’un orchestre américain : le New Jersey Symphony Orchestra. Il a auparavant occupé les postes de premier chef invité de l'Orchestre symphonique de Montréal, directeur musical et artistique de la Philharmonie de Lorraine (France), chef assistant de Charles Dutoit à l'OSM et chef d'orchestre attitré et directeur musical des Grands Ballets Canadiens. Invité par de nombreux orchestres et maisons d'opéra de prestige, maestro Lacombe s’est notamment produit au Metropolitan Opera de New York, au Covent Garden de Londres, au Deutsche Oper Berlin et à l’Opéra d'État de Bavière. Il a eu l'occasion d'accompagner plusieurs artistes renommés, tels que Yo-Yo Ma, Yefim Bronfman, Lang Lang et Roberto Alagna. Il a également enregistré à plusieurs reprises pour la radio, la télévision et le disque.

Outre les orchestres symphoniques de Trois-Rivières et du New Jersey, maestro Jacques Lacombe dirigera cette saison les orchestres symphoniques de Malaga (octobre 2011), Montréal (février 2012) et Québec (mai 2012) ainsi que les opéras Roméo et Juliette de Gounod à Vancouver (novembre et décembre 2011) et Un bal masqué de Verdi à Berlin (février 2012). Il fera également ses débuts au Carnegie Hall de New York le 9 mai 2012.



Andre Laplante
Piano
Au cours de la dernière décennie, le pianiste canadien André Laplante a confirmé qu’il était l’un des grands virtuoses romantiques de la scène actuelle. Il a retenu l’attention internationale après avoir remporté des prix aux concours internationaux de Genève et de Sydney ainsi que la médaille d’argent du Concours international Tchaïkovski à Moscou. Les critiques l’ont comparé à Ashkenazy, Horowitz et Rudolf Serkin, le rangeant dans le cercle restreint des pianistes virtuoses qui n’hésitent pas à prendre des risques. 

En 2005, M. Laplante a été nommé officier de l’Ordre du Canada. La même année, il recevait le prix Opus d’interprète de l’année. En 1999, M. Laplante remportait deux prix Opus, l’un pour « concert de l’année à Montréal » et l’autre pour « concert de l’année au Québec ». Plus récemment, en 2010, un autre prix Opus lui a été décerné, cette fois encore pour « concert de l’année ». 

Au cours des dernières saisons, on a pu entendre M. Laplante comme soliste invité de l’Orchestre symphonique de Montréal, du Chicago Symphony, de l’Orchestre philharmonique tchèque au Carnegie Hall et au Kennedy Center, du Minnesota Orchestra, sous la direction de Sir Neville Marriner, en tournée européenne avec le Toronto Symphony, sous la direction de Andrew Davis, ainsi qu’avec le Royal Philharmonic, sous la direction du regretté Sir Yehudi Menuhin, lors de leur vaste tournée nord-américaine. 

Il a de plus effectué une importante tournée en Chine, il a donné des récitals en Extrême-Orient, en Australie et en Amérique du Nord, sans oublier ses nombreuses participations aux plus grands festivals, notamment ceux de Debussy (France), Pecs (Hongrie), Orford (Canada), de Cascais (Portugal), de Salzbourg (Autriche), de Lanaudière (Canada), du Domaine Forget (Canada) et du TCU-Van Cliburn Institute (États-Unis). M. Laplante a d’ailleurs joué avec le Dewan Filharmonik Petronas en Malaisie. Ses interprétations avec orchestre et quatuor au Festival de musique française du Buffalo Philharmonic ont été saluées. On a aussi pu l’entendre avec le Columbus Symphony, l’Orchestre du Centre national des arts d’Ottawa et au Club Musical de Québec, de même qu’avec les orchestres de Toronto, Québec, Winnipeg, Edmonton, Vancouver, Lexington, Pasadena et Mexico. 

André Laplante a fait partie du jury du Concours international de piano Tchaïkovski, du Festival international d’Australie, du Concours Radio-Canada, du Concours international Honens et du Concours international de piano William Kapell. 

Possédant de nombreux enregistrements à son actif, André Laplante a, notamment, lancé sous étiquette Analekta des albums consacrés à Ravel et à Rachmaninov, à Brahms (lauréat d’un prix Félix en 1996) et à Liszt (lauréat d’un prix Félix en 1995), ce dernier fut également considéré meilleur album classique de l’année par le Toronto Star. Il a également enregistré pour Radio-Canada et Melodia. Son interprétation du Concerto pour piano no 2 de Jacques Hétu pour CBC Records lui a valu le prix Juno du meilleur enregistrement orchestral 2004, de même qu’un Western Canadian Music Award. Son enregistrement du Concerto no 1 de Tchaïkovski avec Yoav Talmi et l’Orchestre symphonique de Québec a, quant à lui, été finaliste pour un prix Félix en 2001 et son album des Années de pèlerinage de Liszt lui a valu le Félix d’album classique de l’année en 2010.

Notes analytiques
Par Claire-Émilie Calvert

Jacques Hétu (1938-2010)
Légendes, op. 76 (2008)
Oeuvre interprétée pour la première fois à l'OSTR

Né à Trois-Rivières en 1938, Jacques Hétu est l’un des compositeurs canadiens les plus joués à travers le monde par les orchestres les plus prestigieux de notre époque. Son langage musical démontre la poursuite d'une recherche sonore et structurelle tout en accordant une place primordiale au lyrisme et à la poésie. « Les éléments de son style pourraient se définir ainsi : formes néo-classiques et expression néo-romantique dans un langage utilisant les techniques du XXe siècle » (CMC). Une de ses dernières oeuvres, Sur les rives du Saint-Maurice, a été commandée par l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières pour les fêtes du 375e anniversaire de la fondation de la ville. De la même manière, la radio française de Radio-Canada a commandé Légendes, afin de souligner le 400e anniversaire de la ville de Québec, en 2008. Avec son habituelle finesse mélodique, Hétu raconte à sa façon trois légendes québécoises : Alexis le trotteur, Le diable au bal, sans oublier La chasse-galerie.


Richard Wagner (1813-1883)
Siegfried-Idyll (1870)
Oeuvre interprétée pour la première fois à l'OSTR

Le matin du 24 décembre 1870, Wagner rassemble en secret une quinzaine de musiciens dans les escaliers menant à la chambre de sa femme. C’est l'anniversaire de Cosima et ils lui présentent son cadeau! Plus qu’une “simple” façon de souligner la fête de sa bien-aimée, c’est l’occasion pour Wagner de célébrer leur bonheur. Séparée du chef d’orchestre Hans von Bülow depuis 1866, Cosima a finalement obtenu le divorce en 1870 et épouse enfin Wagner, avec qui elle vit depuis plusieurs années.

En 1877, pour des raisons financières, Wagner se résigne à publier son œuvre en l’adaptant pour grand orchestre, malgré les réticences de Cosima. Tribschen Idyll with Fidi's birdsong and the orange sunrise − le titre original jugé trop personnel pour la publication − fait référence au canton suisse où habitait alors la famille Wagner, au surnom Fidi, que Wagner et son épouse donnaient à leur fils Siegfried, ainsi qu’à la couleur baignant la chambre de Cosima lors des levers de soleil.

Musique intime et remplie de tendresse, Siegfried-Idyll invite à la rêverie et au lyrisme, avec quelques passages pastoraux et plusieurs motifs qui rappellent l'opéra Siegfried, composé durant la même période. 

 Entendez Siegfried-Idyll en cliquant ici


Franz Liszt (1811-1886)
Concerto pour piano et orchestre no 1 en mi bémol majeur (1855)
Oeuvre interprétée pour la dernière fois par l'OSTR en 2009

Comme plusieurs des œuvres de Liszt d’avant 1856, le Premier concerto a été orchestré par un élève du flamboyant pianiste, Joachim Raff. En effet, passé maître dans l’écriture pour piano, Liszt ne révèlera ses talents d’orchestrateur que quelques années plus tard, dans Les Préludes, notamment. Dès 1830, Liszt note dans un carnet ce qui allait devenir le thème principal de son premier concerto pour piano. Il en termine la composition en 1849 et plusieurs révisions ont suivi, la dernière datant d’un an après la création de l’œuvre, sous la direction d’Hector Berlioz avec le compositeur au piano. Les quatre sections du Premier concerto s’enchaînent en un seul mouvement. Tout au long de l’œuvre, l’intensité dramatique n’a d’égale que l’intensité technique et ce, même dans les passages qui semblent improvisés. Morceau de bravoure typiquement lisztien, le Premier concerto est aussi une œuvre cyclique, forme chère aux compositeurs romantiques. En effet, tout le matériau thématique provient des premières mesures et les thèmes entendus dans les différentes sections se transforment et réapparaissent. On peut difficilement passer sous silence la présence marquée du triangle dans l’Allegro vivace, présence souvent tournée en dérision, mais qui rappelle le caractère jovial, léger et gouailleur du pianiste hongrois.

 Entendez un extrait du Concerto no 1 en cliquant ici


Concerto pour piano et orchestre no 2 en la majeur
(1857-1863)
Oeuvre interprétée pour la dernière fois par l'OSTR en 2006

« La vie et les aventures d’une mélodie »; c'est ainsi que William Foster Apthorp, un critique de la fin du XIXe siècle, décrit le Deuxième concerto de Liszt. En effet, tout comme le Premier concerto, le Second se développe en un seul mouvement et à partir d'un thème principal se métamorphosant selon les différentes atmosphères des nombreuses sections qui s’enchaînent, mais de façon plus subtile que dans le Concerto no 1. Bien que les passages virtuoses fassent partie intégrante du concerto, le piano et l'orchestre sont ici intimement liés, comme si Liszt avait voulu hybrider le concerto et la symphonie. De plus, l'orchestration variée permet à Liszt de démontrer toute sa maîtrise de la transformation thématique, à tel point que le thème principal est parfois méconnaissable. Sonorités rocailleuses ou caressantes, éclats flamboyants et envolées héroïques, la musique joue avec les émotions fortes, dans la plus pure tradition romantique.
Le Concerto no 2 a été créé à Weimar le 7 janvier 1857 avec Liszt à la direction d'orchestre et le dédicataire Hans von Bronsart au piano.

 Entendez un extrait du Concerto no 2 en cliquant ici


Les Préludes (1848-1854)
Oeuvre interprétée pour la dernière fois par l'OSTR en 2000

En 1844, Liszt rencontre le poète français Joseph Autran, lors d’un banquet. Il décide rapidement de mettre quelques-uns de ses poèmes en musique sous la forme de quatre choeurs évoquant les quatre éléments de la nature (eau-terre-feu-air). Quelques années plus tard, il y ajoute une courte ouverture instrumentale, puis celle-ci est transformée peu à peu, devenant finalement une œuvre indépendante. La découverte du recueil « Nouvelles méditations poétiques », du poète Alphonse de Lamartine, offre à Liszt l'occasion de rebaptiser son œuvre selon un des poèmes du recueil. Les Préludes est donc un poème symphonique, un genre typique de l’époque romantique qui consiste à s'inspirer d'une source extramusicale (une peinture, un texte, un lieu, etc.) pour composer une œuvre pour orchestre. Bien que l'inspiration « officielle » de Liszt soit survenue après la composition des Préludes, la musique semble effectivement refléter les images vibrantes du poème de Lamartine. De surcroît, un extrait du poème retranscrit en prose par Liszt accompagne la partition: « Notre vie est-elle autre chose qu'une série de préludes à ce chant inconnu dont la mort entonne la première et la dernière note ? » 

Comme dans plusieurs œuvres de Liszt, le matériau thématique initial (une sorte de réflexion philosophique musicale) se transforme au fil du poème symphonique. Parfois martiale, parfois lyrique, souvent passionnée, la musique fait une grande place aux effets brillants typiques de l'écriture lisztienne. Les Préludes, de même que les 11 autres poèmes symphoniques composés à Weimar entre 1849 et 1858, sont dédicacés à la princesse Carolyne Sayn-Wittgenstein, la compagne de Liszt durant plus d'une décennie.

 Entendez un extrait des Préludes en cliquant ici
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