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Concerts

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Série Beaux dimanches

Entre Paris et Séville

Dimanche 20 novembre 2011 à 14 h 30
Salle J-Antonio-Thompson
Gemma New, chef d’orchestre
Sébastien Deshaies, guitare

Pour sa première collaboration avec l’OSTR, Gemma New dirigera un concert vibrant d’émotion et brûlant de passion. Le guitariste trifluvien Sébastien Deshaies la rejoindra sur scène pour l’interprétation des concertos de Rodrigo et de Hétu, assurément les plus belles pages dédiées à son instrument. Entre Le Barbier de Séville et la Symphonie Paris, l’esprit des deux villes s’incarnera à merveille dans les pages de Ravel, Mozart, Rossini et de Falla. 

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Au programme
Maurice Ravel
Pavane pour une infante défunte
Jacques Hétu
Concerto pour guitare et orchestre à cordes, opus 56
Wolfgang Amadeus Mozart
Symphonie no 31 en ré majeur « Paris » (K.297)
Gioacchino Rossini
Le Barbier de Séville, ouverture en mi majeur
Joaquin Rodrigo
Concerto d’Aranjuez pour guitare et orchestre
Manuel de Falla
Le Tricorne : suite no 1
Causerie pré-concert
Causerie Hydro-Québec animée par Francis Dubé à 13 h 45 au foyer Gilles-Beaudoin.
Cocktail Sinfonia
Cocktail Radio-Canada au foyer Gilles-Beaudoin pour les abonnés.
Notes biographiques
Gemma New
Chef d'orchestre
Diplômée du prestigieux Peabody Institute, la chef d’orchestre néo-zélandaise Gemma New occupe depuis peu le poste de chef assistant de l'Orchestre symphonique du New Jersey, dirigé par maestro Jacques Lacombe.

Au cours de sa jeune carrière, elle a dirigé le Christchurch Symphony Orchestra, le Hot Springs Music Festival Orchestra, le Atlantic Music Festival ainsi que le BE Orchestra en plus d’avoir donné des classes de maître avec le BBC Scottish Symphony, le Cabrillo Festival Orchestra et le Baltimore Symphony Orchestra. Gemma New est également fondatrice et chef d'orchestre de l'Ensemble Lunar basé à Baltimore. Elle fera ses débuts cet automne avec l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières.

Née à Wellington en Nouvelle-Zélande, Gemma New y a commencé dès son plus jeune âge l’apprentissage du violon, du piano et de la direction d’orchestre. Elle a débuté sa carrière de chef d’orchestre à l’âge de 15 ans et elle a travaillé avec plusieurs orchestres, dont le Christchurch Symphony Orchestra, le Southern Opera Company ainsi les orchestres de jeunes du NZSO National et de Christchurch. En 2009, elle déménage aux États-Unis afin de poursuivre sa formation auprès de Gustav Meier, Marin Alsop et Markand Thakar au prestigieux Peabody Institute de l'Université John Hopkins, où elle a récemment obtenu une maîtrise en direction d’orchestre, en plus de devenir membre de la National Honors Society Musique Pi Kappa Lambda. Au cours de ses études, madame New a également servi comme chef remplaçant pour le Baltimore Symphony Orchestra et le New Jersey Symphony Orchestra et comme chef assistant du Peabody Concert Orchestra et le Peabody Orchestra Theatre.

Dédiée à l'éducation des jeunes musiciens, Gemma New a développé et dirigé la série de concerts éducatifs « Big Bang – Around the World » alors qu’elle occupait le poste de chef d'orchestre adjoint du Christchurch Symphony Orchestra. Madame New s’est également produite avec le Pettman Junior Academy, le MontanaString Orchestra et le Camerata Strings en plus d’avoir dirigé le Christchurch Youth Orchestra de 2007 à 2009.

De nombreux prix soulignant ses réalisations musicales et son talent prometteur en tant que chef d’orchestre lui ont été attribués, dont ceux de Dame Malvina Major Foundation Excellence in Arts Performance, Adastra in Music et la bourse d’études Keith Laugesen de l'Université de Canterbury. Afin de soutenir le développement de sa jeune carrière en territoire américain, Gemma New a reçu les prestigieuses bourses d’études du Patricia Pratt in Musical Performance, Peabody Scholarship, New Zealand Federation of Graduate Women, AMP New Zealand Scholarship ainsi que du Freemasons Scholarship.


Sebastien Deshaies
Guitare
Artiste polyvalent au jeu musical personnel et très bien affirmé, le guitariste classique canadien Sébastien Deshaies est né à Montréal en 1980. Dès l'âge de 9 ans, il entreprend des cours privés de guitare classique avec Mario Roy. Cinq ans plus tard, il fait son entrée au Conservatoire de musique de Trois-Rivières, puis au cégep de Drummondville avec Marcel Benoit. Il poursuit sa formation auprès de Bruno Perron (Université de Montréal) ainsi que d'Isabelle Héroux (Université Laval).

En juin 1997, il se distingue en remportant le premier prix dans sa catégorie à la finale nationale du Concours de musique du Canada. En avril 1998, il reçoit le Prix Expression musicale au Collège de Sherbrooke. En avril 1999, il devient le lauréat du concours Guitare-Drummond. En mars 2001, il donne un concert de la série « Jeunes Artistes » à la chaîne culturelle de Radio-Canada. Il bénéficie également du support des Jeunesses musicales du Canada section Trois-Rivières, qui l'a invité à se produire à plusieurs reprises déjà. En 2005, il remporte le prix Arts de la scène Louis-Philippe Poisson des Grands Prix Culturels de Trois-Rivières.

Parallèlement à sa carrière de soliste, il partage fréquemment la scène avec d’autres ensembles de musiciens. Sa discographie compte sept albums, dont le plus récent Œuvres pour guitare seule paru en 2010. Musicien aux horizons multiples, il s'intéresse également au violon folklorique et aux musiques traditionnelles, en particulier celles du Québec, d'Irlande et d'Écosse. En 2003, il se perfectionne auprès du violoniste et ethnomusicologue Jean-Pierre Joyal. Sébastien Deshaies se produit régulièrement dans sa région ainsi qu’à travers la province de Québec. Depuis le début de sa carrière professionnelle, il a eu l’occasion de se produire aux États-Unis, en France et au Mexique.

Notes analytiques
Par Claire-Émilie Calvert

Maurice Ravel (1875-1937) 
Pavane pour une infante défunte (1899, orch. 1910)
Oeuvre interprétée par l'OSTR pour la première fois

Pavane pour une infante défunte a été composée en 1899 dans une première version pour piano dédicacée à la Princesse de Polignac, mécène célèbre pour son rôle primordial dans la création musicale au début du XXe siècle. En 1910, Ravel orchestre son oeuvre avec une sensibilité remarquable, mettant en relief les qualités stylistiques et expressives de son interprétation très raffinée d'une danse de la Renaissance. Ravel a précisé dans ses écrits que sa composition n'était pas une lamentation, mais bien l'évocation de la pavane qu'aurait pu danser une petite princesse, jadis, à la cour d'Espagne. Ainsi, l'utilisation du mode majeur pour dépeindre son sujet donne une couleur sereine à l'oeuvre qui, plutôt que de s'enfoncer dans le pathos, s'épanouit dans une célébration toute ravélienne de l'enfance, dans un moment d'une immense poésie et d'une délicatesse poignante.

Pour entendre Pavane pour une infante défunte cliquez ici 

Jacques Hétu (1938-2010)
Concerto pour guitare et orchestre à cordes, op. 56 (1994)
Oeuvre interprétée par l'OSTR pour la première fois
Notes de Jacques Hétu

1. L'introduction lente (Adagio) fait alterner l'orchestre et le soliste en présentant des éléments associés au thème principal de l'Allegro qui suit. Ce mouvement, dérivé de la forme sonate, oppose un premier thème énergique et un second plus calme, partagé entre les cordes solistes et la guitare. Après les sections de développement, la réexposition des éléments du second groupe thématique se fait à l'intérieur de la cadence du soliste. Un bref retour du premier thème à l'orchestre conclut ce mouvement.

2. Musique simple par sa structure (A-B-A) et son langage (largement tonal), ce mouvement constitue probablement la pièce la plus accessible que j'aie écrite. Formant une sorte de  «continuo», la guitare émerge des cordes pour chanter sa mélopée (reprise par l'orchestre dans la première partie), dessine des arabesques dans la partie centrale, puis s'associe au violon-solo pour le retour du thème. Hormis l'introduction et les transitions, tout le mouvement repose sur une succession de phrases utilisant des séquences harmoniques constamment modulantes ayant comme pivots les accords de La majeur et Mi bémol majeur. Associées aux cordes con sordini et au timbre de la guitare, ces couleurs harmoniques créent un climat que l'on pourrait qualifier de « lyrisme en clair-obscur ».

3. Sorte d'amalgame des formes scherzo et rondo, le mouvement final se déroule dans l'esprit d'un mouvement perpétuel, interrompu par un retour des éléments de l'introduction du premier mouvement. La coda retrouve et intensifie l'esprit de cette ronde frénétique.


Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Symphonie no 31 en ré majeur « Paris », K.297 (1778)
Oeuvre interprétée par l'OSTR pour la première fois

Résidant à Paris avec sa mère, Mozart cherche du travail avec difficulté. Il accueille donc avec bonheur la commande de Joseph Legros, directeur des Concerts Spirituels, puisque son ensemble est le seul qui puisse rivaliser en qualité avec le célèbre orchestre de Mannheim. En accordant un soin particulier aux contrastes, Mozart tente de plaire au public parisien, comme le démontre aussi le remplacement de l'Andantino original par un Andante qui répondait davantage aux exigences du directeur. Imposant pour l'époque, l'effectif orchestral groupe les bois par paires, de même que les trompettes, les cors et les timbales. Mozart intègre même pour la première fois deux clarinettes à l'orchestre. Malheureusement, la Symphonie no 31 sera son seul succès à Paris. D'ailleurs, il décrit durement les Parisiens : « la poésie est bien la seule chose qui compte ici, puisqu'aussi bien personne ne comprend la musique ».

 Pour entendre un extrait de la Symphonie no 31 cliquez ici


Gioachino Rossini (1792-1868)
Le Barbier de Séville : Ouverture (1816)
Oeuvre interprétée pour la dernière fois par l'OSTR en 1980

En 1813 Rossini compose pour la Scala un opéra en deux actes nommé Aureliano in Palmira. Trois ans et sept opéras plus tard, il réemploie l'ouverture dudit opéra pour une toute nouvelle commande, un opéra-bouffe tiré d'une pièce de Beaumarchais, le maintenant célèbre Barbier de Séville. Peu importe si, contrairement à l'usage, l'ouverture ne présente aucun passage musical du Barbier, car la musique de Rossini réussit à créer la fébrilité requise, avec ses mélodies accrocheuses et ses contrastes brillants, de même qu'avec un des plus fameux crescendos rossiniens du répertoire.

 Pour entendre Le Barbier de Séville : Ouverture cliquez ici


Joaquín Rodrigo (1901-1999)
Concerto d'Aranjuez, pour guitare et orchestre (1939)
Oeuvre interprétée par l'OSTR pour la dernière fois en 1990

Devenu aveugle des suites de la diphtérie, Joaquín Rodrigo a très tôt commencé des études musicales qu'il a terminées à la Sorbonne et au Conservatoire de Paris, notamment. En 1940, à Madrid, il goûte à son premier succès, lors de la création du Concierto de Aranjuez. Selon Rodrigo, l'oeuvre a été inspirée par les jardins du Palacio Real de Aranjuez, ses fontaines, ses fragrances et le chant des oiseaux. Le Concerto d'Aranjuez est surtout un magnifique exemple de valorisation des richesses musicales espagnoles, on pense évidemment aux fertiles racines folkloriques, mais aussi aux polyphonies vocales de la Renaissance. Grâce à l'habileté de Rodrigo à transposer l'écriture guitaristique à l'orchestre symphonique, les sonorités qui semblent incompatibles s'assemblent tout naturellement, créant des effets orchestraux saisissants.

Le premier mouvement propose des idées mélodicorythmiques issues des danses traditionnelles espagnoles. Rodrigo y équilibre avec justesse le rythme et le lyrisme, la puissance et la légèreté, les références folkloriques et l'écriture purement classique. Le deuxième mouvement, souvent entendu au cinéma et dans divers arrangements, contraste par son intensité et offre des moments d'une profonde mélancolie. Le thème est en fait une saeta, émouvante lamentation à la Vierge chantée lors de la semaine sainte en Andalousie. Plus classique dans son essence, le dernier mouvement met en scène plusieurs échanges entre la guitare et les différentes sections de l'orchestre, démontrant une fois de plus la capacité de Rodrigo à équilibrer le son puissant d'un orchestre avec celui, plus ténu, d'une guitare classique.

 Pour entendre le Concerto d'Aranjuez cliquez ici


Manuel de Falla (1876-1946)
Le Tricorne : Suite no 1 (1921)
Oeuvre jouée par l'OSTR pour la première fois

En 1917, Manuel de Falla crée la pantomime El Corregidor y la molinera (Le magistrat et la meunière) qui reçoit les compliments de Diaghilev. Le respecté directeur des Ballets Russes persuade alors Falla d'élaborer la partition pour la transformer en ballet. L’oeuvre devient El sombrero de tres picos, avec décors et costumes conçus par Picasso. Falla a ensuite tiré deux suites orchestrales de son ballet qui font maintenant partie des favorites du répertoire. La Suite no 1 résume le premier acte en musique : c’est l’après-midi (Mediodia) et sous un soleil écrasant, le meunier tente de dresser un oiseau. Sa femme réussit et elle danse un fandango emporté (Danza de la molinera). Surgit alors un magistrat qui remarque la beauté de la meunière (El Corregidor- La molinera).  Le meunier se cache pour que la meunière joue un tour au magistrat. Elle tente de le séduire et lui offre une grappe de raisin (Las Uvas). Alors que le Corregidor cherche à voler un baiser à la belle, le meunier sort de sa cachette avec un bâton et pourchasse le magistrat humilié.

 Pour entendre Le Tricorne : Suite no 1 cliquez ici


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Orchestre symphonique
de Trois-Rivières
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