Notes biographiques
Jacques Lacombe
Chef d'orchestre

Originaire de Trois-Rivières, Jacques Lacombe a conquis la scène internationale grâce à sa remarquable habileté à communiquer l'esprit des œuvres ainsi qu'à sa grande polyvalence, lui permettant d'exceller aussi bien dans les répertoires symphonique, de ballet ou d'opéra.
Directeur artistique de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières depuis 2006, maestro Lacombe est devenu, en 2010, le premier chef d’orchestre québécois nommé au titre de directeur musical d’un orchestre américain : le New Jersey Symphony Orchestra. Il a auparavant occupé les postes de premier chef invité de l'Orchestre symphonique de Montréal, directeur musical et artistique de la Philharmonie de Lorraine (France), chef assistant de Charles Dutoit à l'OSM et chef d'orchestre attitré et directeur musical des Grands Ballets Canadiens. Invité par de nombreux orchestres et maisons d'opéra de prestige, maestro Lacombe s’est notamment produit au Metropolitan Opera de New York, au Covent Garden de Londres, au Deutsche Oper Berlin et à l’Opéra d'État de Bavière. Il a eu l'occasion d'accompagner plusieurs artistes renommés, tels que Yo-Yo Ma, Yefim Bronfman, Lang Lang et Roberto Alagna.
Raymond Perrin
Chef du Choeur de l'OSTR

D’abord formé comme organiste aux conservatoires de Trois-Rivières et de Strasbourg, Raymond Perrin a bénéficié, pour la direction chorale, de l'enseignement de Jose Aquino (France) et de Hermann Max (Suisse). Professeur agrégé à l'Université de Montréal, il y est également responsable des activités chorales depuis septembre 2004. Il dirige la chorale du Conservatoire de Trois-Rivières, où il enseigne aussi l’orgue. Comme chef de chœur, il a, par le passé, assumé la direction de la Maîtrise du Cap, des chœurs de l'Université du Québec à Trois-Rivières, de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières et du Grand Chœur du Festival de Lanaudière.
Outre ses activités de chef de chœur, Raymond Perrin est également compositeur, arrangeur et accompagnateur. On le connaît également comme arbitre en chef de la Ligue d’improvisation à l’orgue du Québec, laquelle a présenté l’improvisation et l’orgue en général sous un nouveau jour aux publics du Québec et de France. En 1998, Raymond Perrin fonde l’ensemble Vocalys en faisant appel aux meilleures voix de la région de la Mauricie.
Nathalie Paulin
Soprano

La soprano Nathalie Paulin s’est imposée aux États-Unis, au Canada, en Europe et en Extrême-Orient comme une interprète de tout premier ordre. Lauréate, en 2005, du prix Dora Mavor Moore pour l’excellence en opéra, elle a collaboré avec des chefs de réputation internationale, tels que Sir Roger Norrington, Jane Glover, Yannick Nézet-Séguin, Andrew Parrott, Jonathan Darlington, Hervé Niquet, David Agler, Bernard Labadie, Graeme Jenkins, Andrew Litton, Antony Walker et Yoav Talmi, tant en concert qu’à l’opéra. Aussi, la presse s’est montrée élogieuse à son égard. Depuis Chicago, le critique John van Rhein écrit : « Paulin en particulier est une vraie trouvaille, sa voix riche et agile possède une profondeur et une grâce réelles, et elle dégage un charme sensuel. »
Madame Paulin a interprété le rôle de Mélisande dans Pelléas et Mélisande et de Norina dans Don Pasquale à l’Opéra de Montréal ainsi que de Galatea dans Acis And Galatea et le rôle-titre du Semele de Haendel au Chicago Opera Theater. On l’a aussi entendue dans Die Zauberflöte (Pamina) au Vancouver Opera, dans le rôle-titre de Manon au Calgary Opera et à l’Opéra de Québec et dans Le Nozze di Figaro (Susanna) au Cincinnati Opera. De plus, elle a chanté le rôle d’Antonia dans Les Contes d’Hoffmann au Cincinnati Opera et elle a été entendue au Dallas Opera dans The Cunning Little Vixen, Carmen et The Merry Widow. Au cours de la saison dernière, Mme Paulin a fait ses débuts avec Boston Baroque dans Les Indes galantes de Rameau.
Sur la scène internationale, elle a récemment fait ses débuts, sous la direction de Nézet-Séguin, dans L’Enfant prodigue avec le Philharmonique de Rotterdam, ainsi que dans Armide à l’Opera Lafayette à Washington D.C. et au Rose Theater de New York. Au Canada, on l’a entendue dans le rôle-titre du Manon de Massenet au Calgary Opera et à l’Opera Lyra d’Ottawa, dans Die Jahreszeiten de Haydn au Calgary Philharmonic, ainsi que dans la Symphonie no 8 de Mahler à Ottawa et à Montréal. Madame Paulin a participé à plusieurs événements du Congrès mondial acadien, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, sa province natale, et on a pu l’entendre au Fredericton Chamber Music Festival, au Festival de musique de chambre de Montréal, au Festival de musique de chambre d’Ottawa, au Scotia Festival et avec le CBC Vancouver Radio Orchestra.
Michiel Schrey
Tenor

Le ténor Michiel Schrey possède un répertoire extrêmement polyvalent, qui s’étend de la musique baroque et classique jusqu’à l’époque contemporaine en passant par les grandes œuvres du XIXe siècle, qui l’a amené à se produire au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Corée et au Mexique. Le National Post (Toronto) souligne « sa présence magnétique », alors que le Edmonton Journal vante sa « magnifique voix, brillante du début à la fin ». Pour sa part, le magazine Opera Canada écrit que « sa voix de ténor possède à la fois l'élégance et le feu lyrique requis ». Michiel est titulaire d'une maîtrise de l’Université McGill et il a suivi des stages au Banff Centre, à la Britten-Pears School et au Steans Institute au Ravinia Festival. Une subvention du Conseil des arts et des lettres du Québec lui a permis d’aller se perfectionner à Londres auprès de Yvonne Minton et Diane Forlano, avant de compléter sa formation avec le regretté Jan Simons à Montréal.
Michiel Schrey est un familier de l’opéra baroque, il a chanté, entre autres, avec la compagnie Opera Atelier de Toronto (Actéon, La Flûte Enchantée, Médée, Persée, Armide, Dido and Aeneas, Il Ritorno d’Ulisse in Patria), Apollo’s Fire de Cleveland (Les Indes Galantes de Rameau), Le Concert Spirituel à Paris (King Arthur de Purcell), sous la direction de Hervé Niquet, ainsi qu'au Festival de musique baroque de Lamèque, au Festival Montréal Baroque (Orfeo) et au Festival Vancouver (L’Incoronazione di Poppea de Monteverdi). Il a également chanté avec des maisons et des ensembles tels que Pacific Opera Victoria, Glimmerglass Opera, Edmonton Opera, Toronto Operetta Theatre, Opera in Concert et l’Opéra-Bouffe du Québec.
Au concert, Michiel Schrey s’est produit un peu partout en Amérique du Nord dans des œuvres qui s’étendent de Monteverdi, Bach et Haendel jusqu’à Britten, Stravinski et Orff. Parmi ses performances marquantes, notons, entre autres, Carmina Burana avec le Buffalo Philharmonic Orchestra, la Messe en Mi bémol de Schubert avec l’Orchestre symphonique de Montréal sous la direction de Charles Dutoit, Le Messie au Palácio de Bellas Artes à Mexico et la Neuvième Symphonie de Beethoven au Roy Thomson Hall avec le Toronto Mendelssohn Choir (Noel Edison). Il a en outre chanté avec l’Ensemble Helios XVIII à Vienne, l’Orchestre symphonique de Québec (Yoav Talmi), el Orquesta del Nuevo Mundo (Mexique), l’Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières (Jacques Lacombe), le Calgary Bach Festival Society, l’ensemble vocal Pro Coro (Edmonton), le Regina Philharmonic Chorus, le Bach-Elgar Choir (Hamilton), Chorus Niagara, Toronto Masque Theatre, l’Ottawa Bach Choir, l’Orchestre symphonique de Longueuil, l’Ensemble Masques et le Studio de Musique Ancienne de Montréal.
Par ailleurs, M. Schrey est un défenseur engagé de la musique contemporaine et il a remporté plusieurs prix au Concours Eckhardt-Grammaté en 1993. Il fut encenser pour sa prestation dans Kopernikus de Claude Vivier à l’Opéra de Montréal, de même qu'en tournée au Canada, en France et au Royaume-Uni. Il fut également remarqué dans l’oratorio Orpheus on Sappho’s Shore de Luna Pearl Woolf avec l’Ensemble contemporain de Montréal, tant en concert qu’en enregistrement.
On peut entendre Michiel sur de nombreux enregistrements : dans le Requiem de Mozart et Les Sept Paroles du Christ de Dubois avec Le Grand Choeur de Montréal, ainsi que dans les Psaumes de Charpentier avec le Studio de Musique Ancienne de Montréal. Il a également chanté dans l’oeuvre Via Crucis de Liszt, sous étiquette Fidelio Audio. On peut également l’entendre régulièrement sur les ondes de CBC et de Radio-Canada et récemment dans Armide de Lully pour l’émission Saturday Afternoon at the Opera. En 2004, Michiel Schrey a chanté dans l’opéra Persée de Lully avec Opera Atelier, une production qui fut filmée pour le réseau télévisuel de la CBC dans le cadre de la prestigieuse émission Opening Night et qui fut diffusée d’un océan à l’autre. Un DVD fut commercialisé après la réalisation de ce documentaire.
Parmi ses projets à venir, mentionnons un concert au Festival international de musique de chambre d’Ottawa où il interprétera le chef-d’oeuvre Winterreise de Schubert, en compagnie de l’Ensemble Pentaèdre, un retour avec l’Ottawa Choral Society et sa participation soliste dans la première mondiale de l’opéra-bédé intitulé Les Aventures de Madame Merveille d’André Ristic, avec l’Ensemble Contemporain de Montréal sous la direction de Véronique Lacroix.
James Westman
Baryton

« As [Germont], baritone James Westman comes across as a seasoned singing actor; his big second act encounter with Violetta has honesty and depth. » - David Gordon Duke, Vancouver Sun, May 1, 2011
« The men surrounding [Lucia] have been artfully chosen. As Enrico, her blinkered brother, James Westman wields his potent baritone to chilling effect, leaving no doubt that his character's callous treatment of Lucia drives the action. » - Larry Fuchsberg, Star Tribune, March 5, 2012
Originaire de Stratford en Ontario, James Westman est un jeune baryton très actif tant sur la scène lyrique qu'à l'opéra en Europe et en Amérique. Au cours des prochains mois, il chantera avec les opéras du Minnesota, d'Hamilton, de Calgary ainsi qu'avec le Canadian Opera Company. Il se produira également avec les orchestres symphoniques de Vancouver, de Guelph et de Trois-Rivières. Au cours de la dernière année, il a fait ses débuts au Vancouver Opera dans le rôle de Germont dans La Traviata de Verdi, qu’il a interprété sous la direction de Jacques Lacombe. Il s’est également produit avec l’Opéra de Montréal. James Westman a étudié avec Dame Joan Sutherland, Régine Crespin, Renato Capecchi et Martin Katz.
Eric Abramovitz
Clarinette, finaliste du 28e Concours de l'OSTR

Âgé de 18 ans, Éric Abramovitz a débuté l’apprentissage de la clarinette avec Zaven Zakarian à I'âge de 7 ans. II étudie maintenant avec Alain Desgagné, clarinette associée de I'Orchestre symphonique de Montréal, au collège Marianopolis. Lauréat de la catégorie bois au Concours de I'OSM Standard Life (2011), il a également remporté Ie premier prix du Concours de musique du Canada à chacune de ses présences (2001,2004, 2006-2009, 2011) et, en 2011, iI a obtenu la plus haute note dans la catégorie vents, tous âges confondus. Depuis 2002, Éric a remporté de nombreux premiers prix, dont ceux du Concours de musique de Lakeshore, Joy of Music du Conservatoire McGill, du Festival de musique classique APMQ, du Concours de I'AEMQ, du Concours de musique du Bas-Richelieu et du Concours de musique classique Vallée des Champs.
De 2001 à 2004, Éric fut invité à jouer au Festival de musique de Tremblant sous la direction d'Angèle Dubeau. En septembre 2006, Éric s’est produit à titre de soliste avec I Musici, sous la direction de Yuli Turovsky, dans le cadre du programme Étoiles du futur. En novembre 2007, il fut soliste avec l'Orchestre de musique de chambre de Lakeshore. En 2008, Éric réussit son examen de collégial II au Conservatoire de McGill avec haute distinction. Éric s'est joint à l'Orchestre symphonique de McGill en septembre 2011.
Ariane Brisson
Flute, finaliste du 28e Concours de l'OSTR

Ariane Brisson entreprend l'apprentissage de la musique à l'âge de 4 ans grâce à la méthode Orff, puis la flûte traversière à 7 ans. Étudiante depuis 2008 au Conservatoire de musique de Montréal dans la classe de Marie-Andrée Benny, la flûtiste Ariane Brisson a participé à de nombreux concours depuis 2005 et elle a remporté plusieurs premiers prix, notamment, aux concours de Sorel-Tracy et de Victoriaville. Demi-finaliste lauréate au Concours OSM Standard Life (2011) elle a remporté plusieurs bourses, dont la bourse Paul Merkelo et Ie Prix du Centre d'arts Orford.
En tant que membre de l'Orchestre symphonique de I'école Joseph-François-Perrault, elle a fait plusieurs tournées en Europe, en tant que musicienne d'orchestre et de concertiste, en plus d'enregistrer plusieurs disques. Elle s'est perfectionnée auprès de plusieurs grands musiciens tels que Michel Bellavance, Juliette Hurel, Raoul Sosa, Emmanuel Pahud, Christian Larde, Denis Bluteau, Jacinthe Forand, Camille Churchfield, Robert Langevin et Susan Hoppener. Boursière de I'Académie du Domaine Forget, du Centre national des arts Orford et de l'Académie Villecroze (France), elle participe à de nombreux stages tant à l'étranger qu'au Québec. Ses participations au stage de l'Orchestre réseau en 2009 et en 2010 ainsi qu'à l'Orchestre symphonique du Conservatoire de Montréal, sous la direction de Raffi Armenian et de Louis Lavigueur, ainsi qu'à l'Orchestre national des jeunes du Canada, sous la direction de Jonathan Darlington, lui permettent d'élargir ses connaissances en tant que musicienne au sein d'un orchestre symphonique.
Charles-Alexis Cote
Percussions, finaliste du 28e Concours de l'OSTR

Charles-Alexis Côté est un percussionniste de la ville de Québec. II débute ses études avec Ie percussionniste André Gosselin à l'âge de neuf ans. Quelques années plus tard, il fait son entrée au Conservatoire de musique de Québec sous la tutelle de Carol Lemieux. Charles-Alexis perfectionne également son jeu musical lors de plusieurs stages, dont deux à Cuba pour la musique sud-américaine, en Espagne pour Ie flamenco ainsi qu’en France et en Italie pour les claviers et les percussions. À travers ses voyages, iI poursuit ses études au Conservatoire et il participe à des classes de maîtres avec Louis Charbonneau (timbalier), Emmanuel Séjourné (percussionniste) et Anne-Julie Caron dont il est maintenant l’élève. II se perfectionne également, pendant deux ans, avec Ie professeur Denis Dionne. Ses études lui donnent la chance de se produire avec l’Orchestre symphonique de Québec à plusieurs reprises ainsi qu’avec l'orchestre réseau du Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec.
Notes analytiques
Par Claire-Émilie Calvert
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Concerto pour clarinette et orchestre en la majeur, K. 622 (2
e et 3
e mouvements) (1791)
Œuvre interprétée pour la dernière fois par l'OSTR en 2004
Quelques mois avant sa mort, Mozart compose un concerto pour son ami Anton Stadler, un excellent clarinettiste. Le
Concerto en la fait partie des œuvres majeures du compositeur autrichien, qui a ainsi contribué à donner ses lettres de noblesse à un instrument aujourd'hui indispensable à l'orchestre symphonique. Le deuxième mouvement du
Concerto exploite avec tendresse et fraîcheur tout le registre de l'instrument, tandis que le troisième mouvement fait dialoguer un orchestre élégant et une clarinette volubile.

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Concerto pour clarinette en la, cliquez
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Jacques Ibert (1890-1962)
Concerto pour flûte et orchestre (2
e et 3
e mouvements) (1932-33)
Œuvre interprétée pour la première fois par l'OSTR
« Le mot système me fait horreur et je fais le pied de nez aux règles préconçues », c'est ainsi que Jacques Ibert explique sa façon de composer. Né Parisien, Ibert étudie au Conservatoire de la capitale et gagne le fameux prix de Rome, une quinzaine d'années après que Ravel ait tenté en vain d'obtenir la prestigieuse bourse. Moins connu que son compatriote, Ibert était néanmoins un compositeur prolifique, mais farouchement indépendant. Son
Concerto pour flûte fait partie des pages incontournables du genre. Musique pétillante et virtuose, ce
Concerto combine avec intelligence la grâce et la faconde françaises.

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Concerto pour flûte, cliquez
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Emmanuel Séjourné (né en 1961)
Concerto pour marimba et orchestre à cordes (2005)
Œuvre interprétée pour la première fois par l'OSTR
Composé en 2005, le
Concerto pour marimba de Séjourné s’est rapidement taillé une place dans le répertoire des classes de percussion à travers le monde. Compositeur polyvalent, Séjourné s'intéresse particulièrement aux instruments de percussion à clavier (vibraphone et marimba), et il intègre à sa musique des influences variées, du jazz à la musique du monde, en passant par la musique populaire. Son
Concerto combine des difficultés techniques athlétiques à des thèmes émouvants, mettant en valeur la palette sonore d'un instrument méconnu.

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Concerto pour marimba, cliquez
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Jacques Hétu (1938-2010)
Fanfare pour Lanaudière (1989)
Œuvre interprétée pour la première fois par l'OSTR
La
Fanfare pour Lanaudière est bien connue de ceux qui fréquentent les vertes pelouses du festival musical le plus important au Canada. En 1989, pour l'inauguration du nouvel amphithéâtre Fernand-Lindsay, Hétu compose cette œuvre dans un langage accessible, tonal, mais qui conserve l'empreinte du créateur. La très brève
Fanfare met en valeur les timbres chauds des cuivres : les instruments s'appellent, se répondent, et s'unissent, pour créer des accords engageants. Loin d'être une sonnerie militaire, la
Fanfare, tout en nuances, est une invitation à écouter, à entendre la musique avec son coeur.

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Fanfare pour Lanaudière, cliquez
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Carl Orff (1895-1982)
Carmina Burana (1935-36)
Œuvre interprétée pour la dernière fois par l'OSTR en 2002
« Poèmes de Beuern : Chansons profanes pour chanteurs et chœurs devant être chantées avec instruments et images magiques », c'est le titre complet d'une œuvre parmi les plus aimées du public et truffée d'anecdotes captivantes. En effet, la cantate profane d'Orff, composée au 20
e siècle, met en musique des textes médiévaux : les poèmes de Beuern. Ceux-ci proviennent d'un manuscrit découvert en 1803 dans la bibliothèque d'un monastère bavarois, où ils reposaient depuis le 13
e siècle. Ce C
odex Buranus contient des centaines de poèmes et de chants en latin, mais aussi en vieil allemand et en ancien français. Les textes émanent de plusieurs auteurs anonymes, probablement des ecclésiastiques défroqués et des étudiants vagabonds, les goliards. Orff entra en contact avec ces poèmes et choisit 24 textes pour créer une œuvre qui allait éclipser tout le reste de son catalogue pourtant bien fourni.
Carmina Burana forme le premier volet d'une trilogie musicale intitulée
Trionfi qui inclue aussi
Catulli Carmina (1943) et
Trionfo di Afrodite (1951).
Le langage musical d'Orff oriente toujours l'auditeur vers la force primitive de la musique; l'accent est mis sur le rythme, la mélodie et les contrastes. L'instrumentation riche permet une orchestration inventive qui colore somptueusement les textes.
Carmina Burana est divisée en cinq grandes sections abordant des thèmes universels : la fortune qui, tour à tour, nous sourit ou nous accable, le printemps qui s'éveille et éveille nos sens, les plaisirs de la bonne chère et du jeu, et bien sûr, l'amour...

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Carmina Burana, cliquez
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